DOSSIER : ALTERNANCE : DES RECRUTEURS RÉPONDENT À VOS QUESTIONS
- Peut-on préparer tous les diplômes en alternance ?
- Pourquoi recruter un jeune en apprentissage ?
- Le manque d’expérience professionnelle est-il un problème ?
- Les entreprises préfèrent-elles le contrat d’apprentissage ou le contrat de professionnalisation ?
- Comment trouver l'entreprise ?
- Y a-t-il un rythme idéal de l’alternance ?
- Les entreprises font-elles une différence entre un apprenti et un stagiaire ?
- Pourquoi certains élèves gagnent-ils plus que d’autres ?
- Quelle est la proportion d’embauche à la fin d’un cursus en apprentissage ?
Après avoir longtemps été considérées comme une voie de garage, les formations en alternance sont-elles devenues la voie royale de l'insertion professionnelle ? Les entreprises donnent leur avis.
« Une double charge de travail »
Jean-Claude Pouilly, directeur du CFA-AFIA (centre de formation des apprentis-Association pour la formation des informaticiens par apprentissage) (1), insiste sur les efforts à fournir pour obtenir un diplôme par l’alternance.
« Nous sommes submergés par les demandes des entreprises qui veulent prendre des jeunes en alternance. Il faut dire que, depuis quelques années, l’État oblige les entreprises de plus de 250 salariés à accueillir des apprentis. Le quota s’établit aujourd’hui à 2 % et doit passer à 3 % en 2008. Si les employeurs n’atteignent pas ces objectifs, ils pourront subir des pénalités financières.Lors des entretiens de sélection, nous portons une attention particulière à la motivation du jeune. Sera-t-il prêt à faire les efforts que nécessitent les formations en alternance ? Car la charge de travail en alternance est supérieure à celle des formations “classiques ”. L’apprenti a ainsi droit aux congés de l’entreprise et pas aux congés scolaires. Il est aussi confronté à un double travail : universitaire et professionnel. C’est une organisation à mettre en place. Vérifier la motivation du candidat nous permet par la suite d’avoir très peu d’arrêts en cours de route et très peu d’échecs aux examens. La partie en entreprise est celle qui intéresse le plus les apprentis. Souvent, au bout d’un moment, ils n’ont qu’une hâte : y retourner ! »
(1) Le CFA-AFIA travaille avec six universités situées en Île-de-France : Évry, Paris 1, Paris 5, Paris 10, Paris 11 et Paris-Dauphine.











