DOSSIER : ALTERNANCE : DES RECRUTEURS RÉPONDENT À VOS QUESTIONS
- Peut-on préparer tous les diplômes en alternance ?
- Pourquoi recruter un jeune en apprentissage ?
- Le manque d’expérience professionnelle est-il un problème ?
- Les entreprises préfèrent-elles le contrat d’apprentissage ou le contrat de professionnalisation ?
- Comment trouver l'entreprise ?
- Y a-t-il un rythme idéal de l’alternance ?
- Les entreprises font-elles une différence entre un apprenti et un stagiaire ?
- Pourquoi certains élèves gagnent-ils plus que d’autres ?
- Quelle est la proportion d’embauche à la fin d’un cursus en apprentissage ?
Après avoir longtemps été considérées comme une voie de garage, les formations en alternance sont-elles devenues la voie royale de l'insertion professionnelle ? Les entreprises donnent leur avis.
Les entreprises préfèrent-elles le contrat d’apprentissage ou le contrat de professionnalisation ?
Pour Dominique Ordinaire, de Veolia Environnement, « tout dépend de l’âge. La loi interdit de signer un contrat d’apprentissage avec un jeune de plus de 25 ans. Ce n’est pas le cas du contrat de professionnalisation, qui concerne des jeunes ayant abandonné l’école, des demandeurs d’emploi ou des salariés en reconversion. » « Le contrat d’apprentissage mène à un diplôme. Le contrat de professionnalisation à un métier et, parfois, à un diplôme. Si vous êtes en quête d’un contrat de professionnalisation, vous devez être très vigilant sur le choix de l’école, met en garde, pour sa part, Isabelle La Chimia, d’Adecco. Certains établissements sont sérieux. D’autres vendent un accès à un diplôme qui n’est pas reconnu à l’échelon national, voire un diplôme bidon qu’il sera très difficile de valoriser ensuite. Par l’apprentissage, c’est impossible. » Laurie Trolliet (Thalès) renchérit : « Nous n’avons pas assez de recul sur les contrats de professionnalisation, qui n’existent que depuis quelques années. L’offre de formation est très vaste et pas toujours très lisible. » Les deux contrats
Contrat d’apprentissage
Public
Jeunes de 16 ans (ou 15 ans à la fin de la troisième) à 25 ans.
Des dérogations permettent de signer un contrat jusqu’à 30 ans (handicap, signature d’un nouveau contrat de niveau supérieur).
Objectif
Préparer un diplôme de l’enseignement technologique ou professionnel, secondaire ou supérieur, un titre homologué ou encore un diplôme d’ingénieur.
Durée
Deux ans en principe. Mais elle peut varier de un à trois ans en fonction du diplôme, du niveau initial, ainsi qu’en cas de redoublement. La durée du contrat peut être réduite (six mois au minimum) pour préparer un nouveau diplôme de niveau équivalent ou pour obtenir un complément de formation.
Où ?
Dans un CFA (centre de formation d’apprentis), une section d’apprentissage dans un lycée professionnel ou une université.
Contrat de professionnalisation
Public
Jeunes de 16 à moins de 25 ans révolus ainsi que les demandeurs d’emploi sans limite d’âge (en théorie...) et les salariés en CDI (contrat à durée indéterminée) dont la qualification est inadaptée. Le public visé est donc plus large.
Objectif
Formation courte, non diplômante, adaptée aux besoins immédiats des entreprises (donc très utile pour se frotter à des situations de travail et s'insérer sur le marché de l'emploi) et qui ne vise pas a priori la poursuite d’études. Dans les faits, beaucoup d'étudiants en contrat de professionalisation continuent leur cursus.
Débouche sur un CQP (certificat de qualification professionnelle), un titre répertorié ou un simple certificat d'école. En cas d'accords au sein des branches professionnelles, il est possible de décrocher un diplôme comme le BTS.
Durée
De six à douze mois, avec un temps minimal de formation de 15 % (environ trois jours par mois). En cas d’accord avec la branche professionnelle concernée, la durée peut être portée à vingt-quatre mois, avec 25 % de temps de formation.
Où ?
Dans des centres de formation développés par les branches professionnelles, des GRETA (groupements d'établissements de l'éducation nationale pour la formation professionnelle continue), des écoles, des CFA ou dans les services formation des entreprises elles-mêmes.











