DOSSIER : ALTERNANCE : DES RECRUTEURS RÉPONDENT À VOS QUESTIONS
- Peut-on préparer tous les diplômes en alternance ?
- Pourquoi recruter un jeune en apprentissage ?
- Le manque d’expérience professionnelle est-il un problème ?
- Les entreprises préfèrent-elles le contrat d’apprentissage ou le contrat de professionnalisation ?
- Comment trouver l'entreprise ?
- Y a-t-il un rythme idéal de l’alternance ?
- Les entreprises font-elles une différence entre un apprenti et un stagiaire ?
- Pourquoi certains élèves gagnent-ils plus que d’autres ?
- Quelle est la proportion d’embauche à la fin d’un cursus en apprentissage ?
Après avoir longtemps été considérées comme une voie de garage, les formations en alternance sont-elles devenues la voie royale de l'insertion professionnelle ? Les entreprises donnent leur avis.
Que se passe-t-il si l’on n’obtient pas le diplôme ?
« Les cas d’échec sont extrêmement rares », assure en préambule Laurie Trolliet (Thalès). Même si Veolia Environnement affiche pour principe de ne pas recruter les jeunes qui n’ont pas obtenu le diplôme, Dominique Ordinaire concède que « si un apprenti a donné entière satisfaction à son employeur mais n’a pas eu son diplôme, l’entreprise va sans doute l’embaucher et l’inciter à tout faire pour repasser ses examens. En revanche, si le candidat a d’excellentes notes mais un comportement désastreux, il ne sera pas retenu. Un jeune motivé, sérieux, avec un bon état d’esprit, ça vaut tout l’or du monde. » « Mais, attention, cela ne veut pas dire que le diplôme ne sert à rien, tempère Isabelle La Chimia, d’Adecco. Il apporte une ouverture, une aisance relationnelle et une culture générale qui vous permettront d’évoluer dans votre carrière. »Hieu A. To, directeur de la restauration à l’hôtel Raphaël à Paris, enfonce le clou : « À l’école, certains cours peuvent apparaître futiles, mais je dis toujours à mes apprentis de les garder en tête. Ils pourront leur servir dans deux ou trois ans. Je leur conseille à chaque fois d’aller le plus loin possible dans les études car, une fois dans la vie active, il est très difficile, voire impossible, de faire marche arrière et de reprendre des études. »











