1. Ils boostent votre réussite au DUT : secrets d'IUT bien classés
Décryptage

Ils boostent votre réussite au DUT : secrets d'IUT bien classés

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À l'IUT Lumière de Lyon, qui affiche une très forte valeur ajoutée, tous les élèves font la deuxième année en alternance. // © IUT Lyon 2
À l'IUT Lumière de Lyon, qui affiche une très forte valeur ajoutée, tous les élèves font la deuxième année en alternance. // © IUT Lyon 2

Si les deux tiers des étudiants en IUT décrochent leur diplôme en deux ans, les chances de réussite varient cependant beaucoup d'un institut à l'autre. Pour vous aider à cerner ce à quoi vous devez être attentif au moment de choisir votre établissement, focus sur trois IUT qui accompagnent particulièrement bien leurs étudiants.

65 % : c'est le taux de réussite national en deux ans au DUT (diplôme national de technologie). Un chiffre qui passe à 74 % si l'on ajoute les étudiants qui ont décroché ce diplôme en 3 ans – chiffres 2013 (1). Mais cette moyenne cache d'importantes disparités selon les filières et les universités. Quelles sont les recettes des IUT qui font le mieux réussir leurs élèves ? L'Etudiant s'est intéressé à trois d'entre eux : les instituts d'Angers, de Lyon 2 et de Nantes (lire l'encadré ci-dessous). Au programme : une pédagogie par projet et un accompagnement au plus près des étudiants.

À Nantes, on vous plonge dans le vif du sujet

"À l'IUT de Nantes, on est adepte du learning by doing", lâche Rodolphe Dalle, son directeur. Ce qui passe, " le plus souvent possible", par une mise en situation professionnelle et des travaux tutorés. L'avantage ? "Permettre aux étudiants d'être autonomes tout en étant accompagnés", explique Rodolphe Dalle. Et d'ajouter : "La mise en place de projets, tels que 'Vendre des nœuds papillons sur Internet', est également prétexte à aborder les notions et concepts au programme."

Mais là où l'institut des Pays-de-la-Loire va plus loin, c'est en faisant de la pédagogie par projet l'ossature centrale de ses enseignements. "On la retrouve dans tous les départements. C'est un peu notre marque de fabrique", fait valoir le directeur.

À Lyon, on mise sur l'alternance

À l'IUT (institut universitaire de technologie) Lumière à Lyon, on joue également la carte du travail en groupe tout en accordant une place centrale à l'alternance. Si celle-ci ne devient systématique qu'en deuxième année, tous les étudiants font un stage de sept semaines dès la première année. "C'est l'occasion pour le jeune d'être conforté dans son projet et, pour l'entreprise, de s'assurer que le futur apprenti fera l'affaire", explique Yacine Ouzrout, directeur de l'IUT lyonnais. La deuxième année se fait, quant à elle, pour moitié du temps en entreprise et pour l'autre à l'IUT.

À Angers-Cholet, on cherche à vous apprendre autrement

Persuadé que la pédagogie est au cœur de la réussite des étudiants, l'IUT d'Angers-Cholet a mis en place, à la rentrée 2014, un “conseil pédagogique” dédié. Son rôle : "réfléchir à la manière dont on peut adapter notre manière d'enseigner aux nouveaux étudiants", explique Lydie Bouvier, directrice de l'institut angevin. Au programme : boîtiers électroniques, classes inversées... "L'idée est de rendre les cours le plus interactif possible", commente la directrice. L'institut angevin multiplie également les dispositifs visant à la réussite du plus grand nombre : cours de méthodologie, soutiens, tutorats dès les premières mauvaises notes...

Des actions sont également menées, en amont, auprès des lycéens. "On leur explique ce qu'est l'IUT, ce qu'on y enseigne et la manière dont on le fait. Ils ne doivent pas arriver ici par hasard !" assure Lydie Bouvier. Et d'ajouter : "La motivation est la clé du succès."

Bacheliers issus d'une série techno bienvenus !

Ces actions de sensibilisation sont d'autant plus importantes que l'IUT d'Angers-Cholet, comme celui de Lyon, ouvrent grand leurs portes aux bacheliers technologiques. Les étudiants issus de la voie technologique y représentent autour de 40 % des néobacheliers, contre 25 % en moyenne au niveau national. À écouter, Yacine Ouzrout, il n'y a là rien d'étonnant : "Au-delà des résultats académiques, ce qui est important pour nous, c'est le projet personnel de l'étudiant. D'où le recrutement d'un public très divers."

Et pour permettre aux jeunes issus de la voie technologique de réussir aussi bien que les titulaires d'un bac général, les IUT proposent des actions spécifiques. À Angers, par exemple, "les bacheliers techno sont reçus trois jours avant la rentrée. Ils bénéficient également de tuteurs et de cours de soutien", énumère Lydie Bouvier.

Et preuve que cela fonctionne : "On retrouve des bacheliers techno parmi les 10 meilleurs de chaque promo", explique Rodolphe Dalle. "Mais parmi les derniers aussi", précise-t-il. Car quel que soit le bac, sans travail ni motivation : pas de réussite !


Trois IUT à forte "valeur ajoutée"
Nous avons retenu trois IUT (Nantes, Angers-Cholet, et Lumière-Lyon 2) dont la valeur ajoutée était supérieure à la moyenne. Cette valeur ajoutée correspond à la différence entre le taux de réussite "réel" et le taux de réussite "simulé", qui prend en compte différents critères : âge au bac, ancienneté d'obtention du bac, sexe, catégorie sociale, filière d'inscription (secondaire ou tertiaire).

> Découvrez la valeur ajoutée de tous les IUT dans notre graphique interactif.