Les bacheliers ont-ils plus ou moins de chances d’intégrer une filière d’études courtes ? Comment choisir entre les différentes filières proposées ? Les réponses de Bruno Magliulo, auteur du livre "Que faire avec un bac technologique", paru aux éditions l’Etudiant.
Quelle réussite pour les bacheliers technologiques dans les filières professionnelles courtes ?
C’est en cours de 1ère année du 1er cycle (L1) que se concentrent la plupart des échecs, et donc le besoin de rebondir : 15% seulement des étudiants détenteurs d’un
bac techno parviennent à passer en 2ème année. La réussite en 2ème année (L2) est tout autant difficile. Ce n’est qu’à partir de l’entrée en 3ème année (L3) que les résultats des bacheliers technologiques commencent à être corrects.
Au total, sur 100 bacheliers technologiques qui s’engagent en 1er cycle universitaire, moins d’1/4 (23%) finit par décrocher la
licence ! Mais pas de panique, il existe des réorientations et des passerelles vers d’autres filières.
Vous pouvez rapidement vous rendre compte que vous avez fait le mauvais choix de filière.
| Une spécialisation progressive |
Il est possible de se réorienter grâce au "1er semestre d’orientation" qu’un grand nombre d’universités proposent désormais. Si vous êtes de ces élèves de terminale qui hésitent entre diverses spécialités relativement proches (droit, AES-administration économique et sociale ou économie par exemple), sachez que certains établissements proposent un 1er semestre mixant plusieurs domaines de connaissance. Vous pourrez ensuite choisir votre terrain de spécialisation lors du passage en 2ème semestre.
| Vers une formation professionnelle courte |
Si votre souhait est de sortir au plus vite, en bifurquant vers une formation professionnelle courte (de type
BTS-brevet de technicien supérieur ou
école spécialisée), sachez que c’est possible dans certains cas jusqu’à la rentrée des vacances de Noël, sous réserve que vous trouviez l’établissement susceptible de vous accueillir.
Mais n’oubliez pas que les plus demandés ont déjà fait le plein d’étudiants depuis longtemps et n’offrent plus aucune place. C’est en revanche plus facile dans des établissements de 2nd choix, le plus souvent privés et coûteux. Mais pourquoi pas ? Vous pouvez aussi régler la question du financement en tentant de faire vos études par le biais de l'
alternance. C'est ainsi que chaque année plusieurs centaines d’étudiants de 1er semestre universitaire se réorientent vers une 1ère année de BTS ou d’école professionnelle.
Autre formule intéressante : en fin de 1er semestre ou en fin de 1ère année, il existe des bifurcations vers des formations professionnelles courtes à l’université (en 2 ans), telles que les DEUST (diplôme d’études universitaires scientifiques et techniques).
Il est possible de négocier une éventuelle réorientation en fin de 1er semestre ou de 1ère année en sollicitant localement une équivalence (validation des acquis universitaires) partielle ou totale. Les études universitaires se découpant en UE (unité d’enseignement), il est possible de conserver certains acquis et de ne s’inscrire qu’à une partie des matières de la filière vers laquelle on souhaite se réorienter. Ces bifurcations sont envisageables à tous les moments de la scolarité, mais sont évidemment d’autant plus aisées à obtenir qu’elles sont demandées tôt dans le cursus.
Enfin, sachez qu’il est toujours possible de se réorienter en fin de L1, en préparant certains concours de recrutement niveau
bac proposés par diverses écoles (militaires, commerce, comptabilité, communication, hôtellerie, paramédicales, etc.). Ce sont des concours auxquels il est possible de se présenter l’année du bac, mais aussi au terme d’une L1, qui sert alors d’année de consolidation ou de remise à niveau.