1. Et si votre enfant tentait une classe prépa ?

Et si votre enfant tentait une classe prépa ?

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Plus accessibles qu’on ne le pense, les classes préparatoires s’ouvrent peu à peu à de nouveaux publics. Avec, à la clé, de belles perspectives de réussite.

Bien sûr, les CPGE (classes préparatoires aux grandes écoles) correspondent à un certain profil d’étudiant. Si votre enfant veut y faire son trou, mieux vaut qu’il soit bon élève, studieux et organisé et qu’il apprécie le système scolaire et les études longues. 8 élèves sur 10 de prépa ont d’ailleurs obtenu une mention au bac. Mais ces classes ne sont pas aussi sélectives qu’on le croit. En 2009, les  42.000 élèves de première année ne sont pas tous entrés à Louis-le-Grand ou Henri-IV, mais ils ont trouvé une place dans l'un des 400 établissements qui possèdent des classes préparatoires.

Il en existe à Lyon, Toulouse, Nancy, mais aussi à Saint-Ouen, Mantes-la-Jolie ou Saint-Quentin. On appelle ces dernières les "prépas de proximité". Elles donnent l’opportunité aux étudiants de rester près du domicile familial. Le proviseur du lycée Victor-Hugo à Besançon le confirme : "Il s’agit avant tout de ne pas encombrer les études avec des questions matérielles. La proximité des parents s’avère souvent déterminante. Pouvoir rentrer chez soi tous les week-ends, voire tous les jours, donne une respiration à nos élèves et leur permet de tenir le rythme." Autre alternative : l’internat ; 68 % des lycées en proposent. Une solution qui permettra à votre enfant d’être directement sur place et de se loger à moindres frais.

Croire en ses chances

Alexandre en était persuadé. La prépa, ce n’était pas pour lui.
Trop de travail, trop de pression. "Réticent au départ, j’ai présenté mon dossier tardivement grâce à la procédure complémentaire, avoue le jeune homme. Je ne le regrette pas aujourd’hui. Je n’ai aucun problème pour suivre les cours et j’ai des chances d’accéder aux meilleures écoles de commerce. Quant à la quantité de travail… ce n’est qu’une question d’organisation."

Ces réserves sont partagées par beaucoup de familles. Aura-t-il le niveau ? Pourra-t-il tenir le rythme ? Certains parents découragent même leurs enfants à postuler. D’autres n’ont pas connaissance de la filière. Au final, même si, avec leurs 82.000 étudiants inscrits (+2,5% par rapport à 2008), les prépas n’ont jamais compté autant d’élèves, des chaises restent vides dans certaines classes.

 

Sylvie Lecherbonnier
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La prépa est-elle toujours réservée à une élite ? Le passage par une prépa : jamais perdu ! "Plus de 8 élèves sur 10 sont satisfaits de l’ambiance en prépa"