DOSSIER : LA PRÉPA SELON ELÉONORE, ÉLÈVE EN KHÂGNE
Elève en khâgne et apprentie mannequin, Eléonore, 20 ans, est étudiante en prépa littéraire à Paris. Le reste de son temps (cher…), elle passe des castings et fait des photos. A mille lieues des clichés « beauté écervelée » ou « intello boutonneuse »…
La prépa, un sacerdoce
Intense, la prépa. "Je passe la plupart de mes journées au lycée. Au total, j’ai plus d’une trentaine d’heures de cours". Au programme : de l’histoire (six heures par semaine), du français – des critiques littéraires ou des analyses de textes et d’œuvres – (six heures par semaine), des langues vivantes – espagnol, la spécialité d’Eléonore, et anglais – (6 et 4 heures par semaine), une langue morte obligatoire – le latin pour elle – (4 heures par semaine), et de la philosophie (six heures par semaine). "Il faut également compter le double de travail personnel", ajoute Eléonore. "En général, je dois rendre des devoirs personnels toutes les deux ou trois semaines. Mais tout dépend des profs. Certains n’en imposent jamais et laissent les élèves livrés à eux-mêmes… Moi, je préfère que l’on me pousse, sinon je ne fais rien".
Autre particularité de la prépa : les fameuses colles (ou khôles), ces oraux passés devant les professeurs. "J’en passe une par semestre dans chaque matière. Je prépare mon sujet en une heure pour quinze minutes d’entretien. C’est un bon entraînement pour l’oral de l’ENS (Ecole normale supérieure)". Le rythme est intensif mais il diffère selon les lycées. "A Lamartine, par exemple, le niveau était moins élevé qu’à Fénelon", assure l’étudiante.
Journée type pas top
Résultat : les journées d’Eléonore s’étirent sur de longues plages horaires… "Je me lève à 7 h du matin. A 8h15, je suis en cours. Le midi, je dispose de 50 minutes chrono pour déjeuner. Je sors vers 16 ou 17 h. Quand mon emploi du temps présente des trous, je les passe au CDI (centre de documentation et d’information)".
Cours avalés, journée terminée ? Pas vraiment… "Le soir, la plupart des étudiants travaillent une fois chez eux. Moi, je ne peux pas m’y remettre tout de suite. Je dois me détendre. J’écoute de la musique, je passe du temps sur Internet, je lis, etc. jusqu’au dîner. Puis il m’arrive de reprendre mes livres jusqu’à 23 h – minuit. En revanche, je ne fais aucune nuit blanche. Je ne pourrais pas tenir… En prépa, le sommeil manque déjà beaucoup. Après une journée de cours, les mâchoires deviennent dures. On est fatigué. On a mal".
Autre particularité de la prépa : les fameuses colles (ou khôles), ces oraux passés devant les professeurs. "J’en passe une par semestre dans chaque matière. Je prépare mon sujet en une heure pour quinze minutes d’entretien. C’est un bon entraînement pour l’oral de l’ENS (Ecole normale supérieure)". Le rythme est intensif mais il diffère selon les lycées. "A Lamartine, par exemple, le niveau était moins élevé qu’à Fénelon", assure l’étudiante.
Journée type pas top
Résultat : les journées d’Eléonore s’étirent sur de longues plages horaires… "Je me lève à 7 h du matin. A 8h15, je suis en cours. Le midi, je dispose de 50 minutes chrono pour déjeuner. Je sors vers 16 ou 17 h. Quand mon emploi du temps présente des trous, je les passe au CDI (centre de documentation et d’information)".
Cours avalés, journée terminée ? Pas vraiment… "Le soir, la plupart des étudiants travaillent une fois chez eux. Moi, je ne peux pas m’y remettre tout de suite. Je dois me détendre. J’écoute de la musique, je passe du temps sur Internet, je lis, etc. jusqu’au dîner. Puis il m’arrive de reprendre mes livres jusqu’à 23 h – minuit. En revanche, je ne fais aucune nuit blanche. Je ne pourrais pas tenir… En prépa, le sommeil manque déjà beaucoup. Après une journée de cours, les mâchoires deviennent dures. On est fatigué. On a mal".
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Ça lui plaît
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Ça ne lui plaît pas
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| "En prépa, l’enseignement est généraliste, poussé. On y acquiert une culture qu’on ne trouve nulle part ailleurs. Plus précisément, j’aime les langues. Quand on passe d’un texte à un autre, on ne fait pas que retranscrire des mots. On retraduit un style, on recrée quelque chose : il faut savoir écrire". | "Je trouve la philo trop abstraite. On part vraiment trop loin… En histoire, il y a de nombreuses dates à connaître. C’est beaucoup de par cœur. Et ça, ça me plaît moins…" |
Virginie Bertereau









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