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Décryptage

Zoom sur la prépa écoles de commerce de l’université Bretagne-Sud

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Les prépas à la fac se multiplient. Comment fonctionnent-elles ? A quels concours préparent-elles et avec quelles chances de réussite ? L’Etudiant fait le point.

À l’instar de l’université de Marne-La-Vallée, l’université de Bretagne-Sud a lancé en 2009 une classe préparatoire économique et commerciale, basée à Vannes et à Lorient.

Les étudiants suivent des cours dans un lycée (Charles-de-Gaulle à Vannes, Dupuy-de-Lôme à Lorient) et en licence à l’université. À Vannes, les élèves sont inscrits en AES (administration économique et sociale). À Lorient, ils sont inscrits en LEA (langues étrangères appliquées).



Au programme de la partie prépa : droit, gestion, langues, culture générale et préparation aux épreuves écrites et orales d’écoles de commerce.
Les classes sont réduites : environ 25 étudiants par ville. À la fac, les élèves suivent un cursus aménagé.


Globalement, le rythme est intense. En cumulant le lycée et la fac, le compteur dépasse facilement les 25 heures de cours hebdomadaires. Sans compter les colles et devoirs sur table toutes les semaines.

 
Les concours des admissions parallèles

 

 Au bout de deux ans, ces élèves ne passent pas les concours "classiques" des écoles de commerce après prépa, mais ceux des admissions parallèles (Passerelle et Tremplin, essentiellement). Des concours globalement plus accessibles mais qui permettent d’intégrer les mêmes écoles, avec autant de places offertes (hors HEC, Essec, ESCP Europe, EM Lyon et Audencia, qui ne recrutent en admissions parallèles qu’à bac +3). Bref, un bon plan par excellence !
Cette formule offre un autre avantage : elle permet d’éviter le côté "bachotage" des prépas classiques. "C’est un bon compromis, juge Victor, qui a intégré BEM par ce biais en 2011. On bénéficie d’un bon encadrement, d’une bonne préparation. En même temps, les cours de la fac sont très stimulants intellectuellement. Par rapport à mes amis issus de prépa classique, je me sens moins scolaire, plus autonome. La partie LEA m’a donné une grande ouverture culturelle."

 
Comment y entre-t-on ?

 

Pour y entrer, nul besoin d’être un crack en cours. À l’origine, cette prépa a une vocation d’ascenseur social. Elle est ouverte en priorité aux bacheliers STG (sciences et technologies de la gestion), mais aussi aux ES et aux L. L’admission se réalise via le site Admission-postbac. "Nous commençons à avoir des étudiants qui viennent de toute la France", souligne Christine Le Corre, enseignante dans la prépa.
Reste que les admis ont généralement des notes correctes au lycée. "11-12/20 de moyenne minimum, estime Christine Le Corre. Nous regardons surtout le niveau en langues pour ceux qui veulent Lorient et en économie et maths pour ceux qui veulent Vannes. Nous allons aussi regarder les appréciations. Nous voulons des gens autonomes, curieux et qui savent écrire."
En 2011, la première (et toute petite) promotion s’en est très bien sortie. Les huit élèves ont été admis à Reims Management School, BEM, l’Inseec, l’ICN. En parallèle, tous ont décroché leur L2. Certains ont changé d’avis, et préféré poursuivre à la fac, bifurquer vers un IAE (institut d’administration des entreprises), ou encore partir une année en Erasmus : l’idéal pour les indécis !



Victor, 20 ans, en 1re année à BEM, a suivi la prépa de l’UBS
L’année de son bac, à Saint-Malo, Victor a passé les concours des IEP (instituts d’études politiques). Sans succès. Il avait aussi tenté de s’inscrire en prépa HEC à Rennes. "Mon dossier était un peu chaotique. J’étais parmi les derniers de ma classe en 1re S, et même si j’étais remonté à 13/20 de moyenne en terminale, cela n’a pas suffit." Parmi ses vœux déposés sur Admission-postbac, il obtient une place dans la prépa de l’université de Bretagne-Sud, filière LEA anglais-espagnol à Lorient. "J’avais mis cela un peu par hasard."
Aujourd’hui, l’étudiant en tire un bilan très positif. "J’ai adoré ces deux années, même si parfois, l’ambiance n’était pas toujours au beau fixe : certains élèves se sont vite découragés. Nous avions de bons profs, des cours en petits groupes et nous avons été bien préparés aux épreuves." Victor a passé les concours Tremplin et Passerelle et a été admis à BEM, Euromed et l’ESC Rennes. "Les concours des admissions parallèles sont globalement plus faciles que ceux après la prépa.
Surtout, il n’y a pas de maths ! Si j’étais allé en prépa classique, je n’aurais pas eu une aussi bonne école que BEM."