DOSSIER : MA PRÉPA EST UN ÉCHEC : COMMENT ME RÉORIENTER ?
"Malgré d’importantes difficultés d’adaptation en première année (…), note le ministère de l’Éducation nationale, la grande majorité des élèves de CPGE (classe préparatoire aux grandes écoles) poursuivent l’année suivante dans cette filière" (Note d’information 08.16, mars 2008). Le nombre d’abandons et les cursus possibles par la suite varient cependant suivant les filières.
6 réflexes à avoir avant d'abandonner la prépa
Même si les raisons de se décourager en cours de 1re année de prépa ne manquent pas, mieux vaut bien évaluer la situation avant de tout abandonner. Voici comment y parvenir et bien anticiper la suite.
Distinguez un coup de fatigue passager d’une vraie lassitude
Pourquoi voulez-vous quitter la prépa ? Vous n’appréciez pas l’ambiance ? La charge de travail vous semble insurmontable ? Évitez de trop focaliser sur vos notes, probablement pas fameuses.
"Si les élèves ont été admis en prépa, c’est qu’a priori ils ont le niveau requis, analyse Michel Bouchaud, proviseur au lycée Montaigne à Bordeaux. Avoir 7/20 ne rend pas subitement mauvais des jeunes qui ont eu jusqu’à présent un parcours scolaire sans failles. Simplement avec la prépa, ils se retrouvent dans un système de classement, dans l’optique d’un concours. Mais si on se sent submergé par la masse de travail ou rebuté par le grand nombre de disciplines, on peut alors se poser la question d’une réorientation."
Accrochez-vous… 1 ou 2 semestres
Évitez d’abandonner en cours d’année. Si vous craquez assez vite, vous pouvez bifurquer au bout de quelques semaines (septembre/octobre) dans une nouvelle filière sans avoir trop de cours à rattraper. Sinon, essayez de tenir 1 ou 2 semestres.
"Si on arrive à rendre ses devoirs régulièrement et à rester assidu aux cours, on a tout à gagner à finir son année" estime Isabelle Mimouni, enseignante au lycée Chaptal à Paris. Car à l’issue de cette 1re année, vous pouvez obtenir les 60 ECTS (European Credit Transfer System) nécessaires pour entrer en licence 2. Vous pouvez également quitter la prépa en janvier (avec les 30 ECTS du 1er semestre), mais le changement d’environnement en milieu d’année peut être difficile.
Le temps passé en prépa n’est jamais perdu… Positivez !
"Il faut s’efforcer de percevoir la prépa comme un tremplin, sans trop se focaliser sur l’issue du concours", indique Isabelle Mimouni. En cas d’échec, vous pourrez avoir une 2nde chance d’entrer dans une grande école grâce aux admissions parallèles.
En 1re année à Sup de co Reims, Sébastien a réussi à intégrer cette école à force de détermination. "Sorti" de la prépa HEC au bout d’une année, l’étudiant a fini par mener à bien son projet, après un détour par une fac d’économie, puis une admission sur titres. Aujourd’hui et avec le recul, Sébastien apprécie son parcours : "Chaque expérience vécue apporte de l’épaisseur au moment des entretiens."
Informez-vous et restez ouvert aux autres filières
Autant les possibilités de se réorienter sont nombreuses, autant l’information sur ces passerelles n’est pas toujours bien diffusée. Il faut mener votre propre enquête et solliciter vos professeurs. Chaque année, Isabelle Mimouni organise dans son lycée un forum Carrières pour informer sur les débouchés possibles, en invitant des responsables de formations et des anciens.
"Je conseille à mes élèves de rester ouverts d’esprit pour pouvoir découvrir des filières auxquelles ils n’auraient jamais pensé, comme l’Institut d’urbanisme ou les formations en audiovisuel proposées par INA Sup".
Préparez la rentrée suivante
Si les profils des préparationnaires sont réputés travailleurs et dotés de certaines qualités (expression, culture générale…), vous devrez peut-être aussi compléter votre parcours. Si vous visez une école de commerce ou de journalisme, un ou plusieurs stages vous permettront de montrer votre motivation et votre connaissance du secteur lors des entretiens de motivation. Quant à certains concours, comme ceux des IEP (institut d'études politiques) de province qui recrutent à bac + 1, ils nécessitent une préparation spéciale.
N’hésitez pas à négocier des équivalences
Pour faciliter les passerelles après 1 ou 2 ans de prépa, les lycées signent généralement des conventions avec les universités (que ce soit pour une prépa littéraire, une prépa scientifique ou une prépa économique et sociale). Pour les passerelles hors conventions, l’université étudie les dossiers au cas par cas. En fonction du profil de l’étudiant et des prérequis de la filière, on peut lui demander de repasser certains cours fondamentaux ou examens.
"Les étudiants de prépa littéraire qui veulent poursuivre en droit mais qui n’ont pas suivi les cours fondamentaux peuvent obtenir une équivalence partielle. Surtout, il ne faut pas hésiter à négocier auprès de la fac pour obtenir la reconnaissance de tous ses crédits, même dans une filière non étudiée en prépa comme la sociologie, " recommande Isabelle Mimouni.
Distinguez un coup de fatigue passager d’une vraie lassitude
Pourquoi voulez-vous quitter la prépa ? Vous n’appréciez pas l’ambiance ? La charge de travail vous semble insurmontable ? Évitez de trop focaliser sur vos notes, probablement pas fameuses.
"Si les élèves ont été admis en prépa, c’est qu’a priori ils ont le niveau requis, analyse Michel Bouchaud, proviseur au lycée Montaigne à Bordeaux. Avoir 7/20 ne rend pas subitement mauvais des jeunes qui ont eu jusqu’à présent un parcours scolaire sans failles. Simplement avec la prépa, ils se retrouvent dans un système de classement, dans l’optique d’un concours. Mais si on se sent submergé par la masse de travail ou rebuté par le grand nombre de disciplines, on peut alors se poser la question d’une réorientation."
Accrochez-vous… 1 ou 2 semestres
Évitez d’abandonner en cours d’année. Si vous craquez assez vite, vous pouvez bifurquer au bout de quelques semaines (septembre/octobre) dans une nouvelle filière sans avoir trop de cours à rattraper. Sinon, essayez de tenir 1 ou 2 semestres.
"Si on arrive à rendre ses devoirs régulièrement et à rester assidu aux cours, on a tout à gagner à finir son année" estime Isabelle Mimouni, enseignante au lycée Chaptal à Paris. Car à l’issue de cette 1re année, vous pouvez obtenir les 60 ECTS (European Credit Transfer System) nécessaires pour entrer en licence 2. Vous pouvez également quitter la prépa en janvier (avec les 30 ECTS du 1er semestre), mais le changement d’environnement en milieu d’année peut être difficile.
Le temps passé en prépa n’est jamais perdu… Positivez !
"Il faut s’efforcer de percevoir la prépa comme un tremplin, sans trop se focaliser sur l’issue du concours", indique Isabelle Mimouni. En cas d’échec, vous pourrez avoir une 2nde chance d’entrer dans une grande école grâce aux admissions parallèles.
En 1re année à Sup de co Reims, Sébastien a réussi à intégrer cette école à force de détermination. "Sorti" de la prépa HEC au bout d’une année, l’étudiant a fini par mener à bien son projet, après un détour par une fac d’économie, puis une admission sur titres. Aujourd’hui et avec le recul, Sébastien apprécie son parcours : "Chaque expérience vécue apporte de l’épaisseur au moment des entretiens."
Informez-vous et restez ouvert aux autres filières
Autant les possibilités de se réorienter sont nombreuses, autant l’information sur ces passerelles n’est pas toujours bien diffusée. Il faut mener votre propre enquête et solliciter vos professeurs. Chaque année, Isabelle Mimouni organise dans son lycée un forum Carrières pour informer sur les débouchés possibles, en invitant des responsables de formations et des anciens.
"Je conseille à mes élèves de rester ouverts d’esprit pour pouvoir découvrir des filières auxquelles ils n’auraient jamais pensé, comme l’Institut d’urbanisme ou les formations en audiovisuel proposées par INA Sup".
Préparez la rentrée suivante
Si les profils des préparationnaires sont réputés travailleurs et dotés de certaines qualités (expression, culture générale…), vous devrez peut-être aussi compléter votre parcours. Si vous visez une école de commerce ou de journalisme, un ou plusieurs stages vous permettront de montrer votre motivation et votre connaissance du secteur lors des entretiens de motivation. Quant à certains concours, comme ceux des IEP (institut d'études politiques) de province qui recrutent à bac + 1, ils nécessitent une préparation spéciale.
N’hésitez pas à négocier des équivalences
Pour faciliter les passerelles après 1 ou 2 ans de prépa, les lycées signent généralement des conventions avec les universités (que ce soit pour une prépa littéraire, une prépa scientifique ou une prépa économique et sociale). Pour les passerelles hors conventions, l’université étudie les dossiers au cas par cas. En fonction du profil de l’étudiant et des prérequis de la filière, on peut lui demander de repasser certains cours fondamentaux ou examens.
"Les étudiants de prépa littéraire qui veulent poursuivre en droit mais qui n’ont pas suivi les cours fondamentaux peuvent obtenir une équivalence partielle. Surtout, il ne faut pas hésiter à négocier auprès de la fac pour obtenir la reconnaissance de tous ses crédits, même dans une filière non étudiée en prépa comme la sociologie, " recommande Isabelle Mimouni.
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Mathieu Oui
Avril 2010







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