DOSSIER : UNE PRÉPA PRIVÉE POUR RÉUSSIR MÉDECINE : BON PLAN OU PAS ?

Faut-il passer par une prépa privée pour réussir la première année de médecine ? L’investissement est-il rentable ? Comment choisir son organisme ? En quoi consiste le tutorat, l’alternative gratuite ? Les réponses à vos questions.

Médecine : pourquoi passer (ou ne pas passer) par une prépa privée ?

Environ 75 % des étudiants de médecine ont recours à une prépa privée pour se préparer au concours à l’issue de la première année, estime l’ANEMF (Association nationale des étudiants en médecine de France). Pourquoi un tel succès quand on sait que cela n’assure en rien la réussite des candidats ? "Quand je suis arrivée à la fac, on entendait partout que c’était indispensable de passer par une prépa car nous n’avions aucune expérience du concours, nous ne connaissions pas les matières au programme. Nous sortions du "cadre lycée". Pour ma part, je comptais réussir la première année du premier coup et cela semblait impensable sans prépa. Dans ma fac, tous mes amis étaient inscrits dans un cours privé. Ce qui ne veut pas dire que tous ont réussi... ", témoigne Élodie, qui a passé PCEM1 (première année du premier cycle des études médicales, remplacé depuis par la PAES - première année des études de santé) avec succès à l’université Paris 6 après avoir redoublé.

Profil type

La plupart des préparationnaires sont des étudiants qui manquent de confiance en eux, ne sont pas assez autonomes, ont besoin de méthode et de rigueur, veulent revoir les cours au calme (ce qui n’est pas toujours possible quand l’amphithéâtre est chahuté par les doublants…) ou se situer par rapport aux autres grâce à des évaluations régulières (concours blancs et colles). "Mais la prépa est inutile pour les gens sérieux qui travaillent régulièrement", assure Virginie, étudiante en cinquième année à la Pitié-Salpêtrière. Celle-ci a réussi le concours au bout de deux tentatives (classée 75e sur 2000), en travaillant beaucoup à la bibliothèque, mais sans passer par un cours privé. D’une manière générale, les étudiants sont formels : impossible de se contenter de la prépa. "Le rythme de travail à la fac et à la maison doit rester intensif. Pour ma part, j’étudiais après les cours de 18 h à 2 h du matin puis de 5 h à 7 h. Le week-end, c’était non-stop. Il faut être motivé !", déclare Élodie. Motivé et assidu.

Virginie Bertereau

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