1. Métiers de la création et du design : où se former au graphisme ?
Décryptage

Métiers de la création et du design : où se former au graphisme ?

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Dans l'atelier de sérigraphie de la Haute École des arts du Rhin, à Strasbourg (67), les élèves peuvent réaliser leurs projets sur différents supports. // © Cyril Entzmann/Divergence pour l'Etudiant
Dans l'atelier de sérigraphie de la Haute École des arts du Rhin, à Strasbourg (67), les élèves peuvent réaliser leurs projets sur différents supports. // © Cyril Entzmann/Divergence pour l'Etudiant

Créer des affiches, des dépliants publicitaires, une maquette de journal ou les pages d’un site Web… Les métiers du graphisme demandent un goût certain pour le dessin et beaucoup de rigueur.

Qu'ils soient salariés ou qu'ils travaillent comme indépendants, les professionnels de la communication graphique emploient leurs talents sur des supports variés : affiches, emballages, livres, magazines, sites Internet… Pour réussir dans ce métier, créativité et méticulosité sont des qualités indispensables.

Des écoles réputées, mais très sélectives

Comme pour les autres métiers de la création et du design, les écoles formant au graphisme sont nombreuses. On en compte plus de 80 en France. Certaines, à Paris, sont particulièrement réputées, comme les Gobelins-L'école de l'image, l'ENSAD (École nationale supérieure des arts décoratifs), Estienne ou encore l'ESAG-Penninghen.

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L'école des Gobelins propose notamment un BTS (brevet de technicien supérieur) design graphique, option communi­cation et médias numériques. Il se déroule en alternance en trois ans et est accessible après une année de prépa ou de MANAA (mise à niveau en arts appliqués).

L'ENSAD, membre de la Conférence des grandes écoles, est publique. Elle pratique un recrutement ultrasélectif et a d'importants moyens, avec plus d'une quinzaine d'ateliers encadrés par des techniciens.

Créée au XIXe siècle pour préparer à l'entrée à l'ENSBA (ou "les Beaux-Arts") à Paris, l'ESAG-Penninghen a la réputation d'être très exigeante et les étudiants qui en sortent ont un niveau technique qui impressionne les agences de publicité. Elle mise également sur son ouverture à l'international et son réseau d'anciens élèves.

Appréciée des professionnels, l'école Estienne est axée sur les métiers de l'édition et de l'imprimerie. Les dessinateurs Cabu et Siné, le photographe Robert Doisneau, par exemple, sont passés dans ses rangs.

Ouverture à l'international et au numérique

D'autres établissements sont également très réputés, comme l'ECV (École de communication visuelle), qui est présente dans cinq villes : à Aix-en-Provence (13), Bordeaux (33), Lille (59), Nantes (44) et Paris. C'est aussi le cas d'Olivier-de-Serres, plus connue dans le domaine du design produit, et de LISAA, à Paris, appréciée également en architecture d'intérieur.

Quel que soit le secteur, la tendance est à l'implantation à l'international, à l'image d'Émile-Cohl, à Lyon (69), qui a ouvert une prépa à Pékin à la rentrée 2015. Intuit.Lab, à Aix-en-Provence, possède une antenne à Mumbai (Bombay), en Inde, depuis 2010 et son adhésion à l'association internationale Cumulus facilite les échanges de ses étudiants.

Enfin, si les recruteurs sont attachés aux fondamentaux (dessin, peinture, culture graphique), ils apprécient également les établissements tels que E-artsup, à Paris, et les Gobelins, qui ont pris très tôt le tournant du numérique. Pour intégrer ces cursus très sélectifs, créativité et ténacité sont les maîtres mots.

Pour les passionnés de BD, pensez à des écoles comme Émile-Cohl, Jean-Trubert, à Paris ; l'EESI (École européenne supérieure de l'image), à Angoulême  (16) ; ou Cesan, à Paris.

Les métiers de la création et du design, par Virginie Plaut

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Les métiers de la création et du design”,
par Virginie Plaut.