La moitié des diplômés des grandes écoles de commerce sont passés via les admissions parallèles (aussi appelées "admissions directes" ou "sur titres"). Plus de 8.000 places sont ouvertes dans les grandes écoles de commerce par cette voie chaque année. Quelle efficacité ? Quel coût ? Quelles chances de réussite ? Les réponses extraites du livre "Admissions parallèles en école de commerce", de Jessica Gourdon, publié aux éditions l’Etudiant.
ESC : les concours des admissions parallèles sont-ils plus faciles que ceux après une prépa ?

Si les concours des admissions parallèles sont, en théorie, plus sélectifs, le niveau des candidats est beaucoup plus hétérogène. Ce qui rend ces concours plus accessibles.
Des taux de réussite moins élevés en prépa
Les taux d’admission varient fortement selon les écoles et selon les banques d’épreuves. Au concours Passerelle 1, 90 % des étudiants sont admissibles aux oraux dans au moins une école, sachant que certaines (
ESC Grenoble) placent leur "barre d’admissibilité" beaucoup plus haut que d’autres (
ESC Brest ou
ESC Chambéry).
Après les oraux, environ 45 % des candidats sont finalement admis dans un établissement. Au concours
Tremplin, ces proportions sont un peu moins élevées : un peu plus du quart des candidats intègrent finalement une école. Ces taux de réussite restent moins élevés que ceux des concours réservés aux prépas. En effet, environ 90 % des étudiants de prépa sont admis dans au moins une école.
Des candidats au niveau moins homogène
Toutefois, le niveau des candidats qui passent les concours des admissions parallèles est beaucoup plus hétérogène que celui des étudiants de prépa qui ont déjà été triés sur le volet et qui ont énormément travaillé pendant deux années. Il est donc plus facile de se démarquer et de faire la différence dans ces concours dès lors qu’on travaille sérieusement.
Pour Igal Natan, responsable des admissions parallèles chez
IPÉSUP (un centre de préparation privée à Paris), il est très difficile de dire qu’un concours est plus facile qu’un autre. "Certes,
Passerelle et Tremplin sont plus accessibles et moins exigeants que les concours après prépa, mais, en même temps, les étudiants qui les passent sont beaucoup moins préparés et suivis. La plupart connaissent mal les épreuves. Bref, ils sont beaucoup moins “coachés” que les étudiants de
prépa. Par conséquent, je pense qu’il n’est pas plus facile de sauter 1m50 lorsqu’on se prépare seul et sans point de référence que de sauter 1m80 lorsqu’on est surentraîné pendant 2 ans avec des professeurs qui connaissent très bien les concours."
Par ailleurs, on constate que le niveau initial des candidats est, pour une même école, plus élevé du côté des prépas que du côté des admissions parallèles. Cela signifie qu’en passant par cette voie il est possible que vous obteniez une "meilleure" école que si vous étiez passé par une prépa. À l’
ESC Reims, 73 % des admis issus de prépas avaient décroché une mention bien ou très bien au bac, contre 30 % de ceux qui ont été recrutés par le concours Tremplin. Même chose à l’
ESC Toulouse : 72 % des ex-étudiants de prépas ont eu plus de 14 au bac, contre 19 % de ceux qui ont été intégrés à l’école via les admissions directes.
Des épreuves plus accessibles
Enfin, sachez que les épreuves des admissions parallèles sont plus accessibles que celles des concours prépa, à l’exception du concours
CAD (pour intégrer
HEC et l’
ESCP Europe) qui reste très exigeant. Ainsi, pour entrer en M1, des écoles comme
SKEMA et l’ESC Toulouse prévoient 3 principales épreuves : un test d’aptitudes (le Tage-Mage), un oral d’anglais et un entretien de personnalité. Point barre ! La banque d’épreuves Passerelle (17 écoles) ajoute à ce menu une épreuve à option, afin de valoriser la formation initiale du candidat (une dizaine de choix possibles), et une synthèse de documents.
Par comparaison, les épreuves des 2 concours prépa (
BCE et
Écricome) sont beaucoup plus difficiles. Au programme : une épreuve de mathématiques obligatoire, une synthèse de documents, une version, un thème et une expression écrite dans deux langues étrangères, une dissertation de culture générale, une autre d’économie ou d’histoire économique… Et ce ne sont que les écrits !
A-t-on des chances d’entrer dans une école de commerce sans passer par une prépa ? Quelle est la meilleure formation pour entrer dans une école via les admissions parallèles ? Peut-on entrer dans une école de commerce si on n’est pas matheux ? Au moment des oraux d’admission, qu’attendent les jurys ?
Vous trouverez les réponses à ces questions et à de nombreuses autres dans le livre de Jessica Gourdon, "Admissions parallèles en école de commerce", aux éditions l'Etudiant, que vous pouvez commander sur la librairie en ligne de letudiant.fr |