Grâce à nos classements interactifs et à notre mapping dynamique, notre palmarès des écoles de commerce après le bac en 4 ou 5 ans vous permet de situer 38 établissements selon le double critère de “la reconnaissance académique” et de la “proximité avec le monde professionnel”. De quoi découvrir, selon votre profil et votre projet (passer du temps à l’étranger, faire vos études en apprentissage, etc.), les écoles qui répondront le mieux à vos envies.
Classement 2011 : comment choisir son école de commerce postbac ?
II existe en France une centaine d’écoles de commerce postbac en 4 ou 5 ans. Pour vous y retrouver, nous vous proposons, pour la deuxième année, notre palmarès, présenté sous la forme d’un mapping.
Notre premier constat ? Le niveau monte. Par rapport à notre précédente édition, presque toutes les écoles ont gagné des points : elles décrochent des labels, développent leurs relations internationales, musclent leurs services de suivi des diplômés. Une bonne chose, qui accompagne l’attractivité croissante de ces formations : +41 % de candidats depuis 2005 pour le concours SÉSAME, +70 % pour le concours ACCÈS.
| Deux classements pour mieux juger |
| Résultat : trois groupes, trois types d’écoles |
Mais au-delà de la place de chaque école, ce qu’il faut retenir, c’est l’existence, comme l’année dernière, de trois grands groupes.
Le premier (
matérialisé en haut à droite dans notre mapping)
constitue l’ensemble des écoles les plus réputées. Les établissements y sont très proches les uns des autres. C’est ici qu’on trouve
les écoles du concours SÉSAME et
les écoles du concours ACCÈS, mais aussi des institutions parisiennes bien implantées : l’
ESG, l’
EDC, l’
EBS. Cette solidité se concrétise par des labels nationaux et/ou internationaux, par de nombreux accords d’échanges internationaux, et par un important réseau des diplômés.
Le deuxième groupe est formé d’écoles intermédiaires. Souvent plus jeunes, appartenant à des groupes un peu moins puissants, elles ont des singularités qui méritent votre attention. Ainsi, à l’
ICD, tous les étudiants partent avec leurs professeurs pour un voyage itinérant d’un semestre aux États-Unis et en Asie (Pékin, Shanghai, Hong Kong, et Hanoi), pendant lequel ils suivent des cours, assistent à des conférences et visitent des entreprises. L’
IPAG, qui a obtenu cette année l’autorisation de délivrer un diplôme de grade master, intègre dans son cursus une semaine sur un voilier, où les étudiants expérimentent la gestion d’équipe et le management de crise.
Enfin,
le troisième groupe est formé d’écoles moins labélisées et moins sélectives, avant tout soucieuses de placer leurs diplômés sur le marché du travail. Elles ne s’en sortent pas mal : les diplômés des
écoles ISEG gagnent en moyenne 31.000 € à la sortie, et 42.000 € au bout de 5 ans. Certaines pourront correspondre à vos attentes : ainsi, l’
ESAM permet de suivre sa scolarité en contrat de professionnalisation, l’
ESCD 3A est entièrement tournée vers le management des ONG. L’
EIM propose quant à elle une filière en management asiatique, avec deux années complètes en Chine.
| D’autres critères à étudier pour vous éclairer |
Mais les palmarès ne suffisent pas pour faire son choix, et il vous faudra aller plus loin avant de vous décider. Par exemple,
en matière d’échanges à l’étranger,
les politiques varient beaucoup d’une école à l’autre
. Certaines n’envoient que 2 ou 3 Français dans chaque université partenaire, tandis que d’autres font partir leurs étudiants par groupe de 15… ou 30. Avantage : partir avec ses amis est rassurant. Inconvénient : la tentation de rester entre Français est bien plus forte, et les bénéfices linguistiques sont moindres.
De même,
intéressez-vous de près aux frais de scolarité. Dans de nombreuses écoles, les séjours dans des universités étrangères sont inclus. Mais dans d’autres, vous devez régler un supplément, parfois conséquent (jusqu’à 2.000 €, en plus de frais de scolarité qui varient entre 5.000 et 9 000.€ par an).
La notion de cursus en “alternance” masque aussi des ambiguïtés. Si les contrats d’apprentissage et contrats de professionnalisation, au travers desquels vous passez la moitié de votre temps en cours et l’autre en entreprise, vous dispensent bien des frais de scolarité, ce n’est pas le cas des “stages alternés”, proposés sur le même rythme.
| Interrogez ceux qui vous ont précédé |
Par ailleurs,
renseignez-vous bien sur le calendrier d’inscription. En effet, une fois que vous êtes reçu à leur concours (souvent tôt dans l’année), certaines écoles demandent immédiatement un acompte pour réserver votre place, parfois non remboursable si vous êtes par la suite admis dans une école qui vous plaît davantage. D’autres vous laissent attendre l’ensemble de vos résultats. Un élément à prendre en compte dans votre stratégie de
choix de concours, si vous ne voulez pas vous retrouver coincé !
Pour terminer, le meilleur moyen de choisir est sans doute de se rendre dans l’école elle-même, lors des journées portes ouvertes. Visitez les locaux, discutez avec les enseignants, interrogez des étudiants sur les points forts et les points faibles des établissements. Consultez aussi nos fiches écoles (avec l’avis de la rédaction sur chacune d’entre elles) ainsi que nos palmarès dynamiques, qui vous permettront d’établir vos propres classements en fonction des critères qui vous intéressent le plus. Un bon moyen de vous faire une opinion sur mesure.
Jessica Gourdon
Octobre 2011