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DOSSIER : ECOLES DE COMMERCE POSTBAC EN 4 OU 5 ANS : LE BANC D'ESSAI

Leurs concours d’entrée attirent chaque année des milliers de candidats, qui s’y pressent avant même d’avoir obtenu leur baccalauréat ! Moins prestigieuses que leurs aînées les ESC (écoles supérieures de commerce), les "postbac" aux cursus de 4 ou 5 ans représentent en réalité une offre de formations large et très hétérogène. Voici comment y voir plus clair.

Les écoles de commerce postbac : le choix de milliers de candidats

Découvrez le banc d'essai interactif de 43 écoles de commerce postbac en 4 ou 5 ans.
Classez-les selon leurs certifications, leur nombre de diplômés, ou encore leurs frais de scolarité.

"Je voulais, en commençant mes études, avoir la certitude du diplôme que j’obtiendrais 5 ans plus tard", se souvient Nicolas, étudiant à l’IESEG de Lille. Une certitude que ne lui aurait pas apportée une inscription à l’université, ni en classe préparatoire, en STS (section de techniciens supérieurs) ou en IUT (institut universitaire de technologie)… Pour autant, Nicolas n’a pas choisi de s’inscrire dans une école de commerce postbac par défaut : "Ce cursus permet de sortir du modèle scolaire. Comme pour tous les étudiants de mon école, il était hors de question pour moi de retourner au lycée après le bac, même pour faire une classe préparatoire ou préparer un BTS [brevet de technicien supérieur]… L’école propose du concret, des stages et des cours bien plus variés que dans tous les autres types de formation. Dès les premières années, on fait de l’économie, des langues, du droit, des méthodes quantitatives, mais aussi du marketing, de la comptabilité, des techniques de vente…"

"Tout est plus facile en école de commerce"

Et tout semble plus simple en école de commerce, où l’encadrement est toujours très présent. "On vous fournit des stages, donc un CV, un réseau, un avenir, poursuit Nicolas. L’expérience à l’international est facilitée grâce aux partenariats noués par l’école avec des universités étrangères. C’est beaucoup plus simple que de passer par la procédure Erasmus quand on est à la fac et qu’on doit se prendre en charge tout seul !"
Lui qui s’est décidé à viser une école postbac quand il était en terminale ES fait part des éléments dont il a tenu compte pour choisir les concours à présenter. "Tenter les écoles en 5 ans n’avait d’intérêt, à mes yeux, que si leur diplôme conférait le grade de master : cela fait d’elles l’équivalent des ESC [écoles supérieures de commerce] recrutant sur prépa, qui délivrent le même grade. Celles en 4 ans pouvaient aussi se révéler intéressantes, à condition qu’elles aient un positionnement particulier, par exemple sur l’international, ou qu’il y ait derrière elles la marque d’un groupe prestigieux, comme l’ESSEC est derrière l’EPSCI…".

Mais à côté des établissements les plus prestigieux (… et les plus sélectifs !), les écoles les plus modestes trouvent aussi leur public. Une "petite" école peut se révéler un choix payant pour ceux qui auraient un profil atypique (bac techno, etc.) ou du mal à réussir des études longues dans tout autre type d’établissement. D’autant que les salaires annoncés à la sortie tournent autour de 30.000 à 34.000 € par an. Et les écoles postbac, implantées un peu partout en France, composent une offre de formation de proximité, rassurante pour de jeunes bacheliers ne désirant pas s’exiler dans une autre région, ou pour leurs parents.

Revers de la médaille : des études coûteuses

En revanche, suivre ses études dans une école postbac coûte cher. D’une manière ou d’une autre, il faut financer 4 ou 5 années, à raison de 6.500 € par an en moyenne. Les bénéficiaires de bourses du CROUS (centre régional des œuvres universitaires et scolaires), notamment, même dans les écoles reconnues par l’État, ne parviennent pas à couvrir la totalité de leurs frais avec leur seule subvention…
Conscients du coût que cela représente pour les familles, les établissements ont cherché à mettre en place des dispositifs d’aide : l’alternance, en général sur les 2 dernières années du cursus, qui permet aux étudiants de toucher un salaire tout en faisant financer la scolarité par l’entreprise ; des prêts d’honneur, voire, dans certaines écoles, l’exonération de frais de scolarité décidée au cas par cas. Mais ces mesures ne peuvent qu’atténuer les prix de ces cursus, qui restent parmi les plus élevés de l’enseignement supérieur. Raison de plus pour ne pas se tromper d’établissement.

Pour en savoir plus, voyez comment faire le bon choix pour une école de commerce postbac.

Géraldine Dauvergne

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