Entrer en IAE : les clés d’une candidature réussie

Les IAE (instituts d’administration des entreprises) se revendiquent comme les "grandes écoles" de l’université, conduisant à tous les métiers de l’entreprise. Mais sont-ils aussi efficaces que les traditionnelles écoles de commerce ? Pour y voir clair, l’Etudiant a décrypté leurs points communs et leurs différences. Et parce que les IAE sont aussi parfois très différents de l'un à l'autre, découvrez un banc d'essai, côté études et côté insertion.

Publié le , mis à jour le

Le test SIM
Pour candidater dans un IAE, vous devrez envoyer, en plus d’un dossier complet, vos résultats au test Score IAE Message (SIM). Ce test, qui dure 3 heures, est organisé 12 fois dans l’année, à chaque fois dans une vingtaine de villes.

Sous forme de QCM, il comprend des questions de culture générale, de logique, d’anglais, et de compréhension écrite. Des annales figurent sur le site de l’examen.

Environ 28.000 candidats ont passé ce test en 2011. Chaque élève obtient un score final. En 2011, le score moyen obtenu par les élèves était de 182 points. Les meilleurs candidats obtiennent plus de 220 points, les moins bons moins de 155 points.

« Mon conseil, c’est de s’entraîner avec les annales, et de lire quotidiennement la presse, car les questions de culture générale sont très axées sur l’actualité. Il faut aussi revoir les règles classiques de calcul, savoir faire une division et une multiplication à la main – les calculatrices ne sont pas autorisées », explique Arnaud Thauvron, directeur de l’IAE de l’UPEC.

Ce qui compte pour que son dossier soit retenu
- Les résultats au SIM

- Les résultats universitaires. « Nous préférons les dossiers sans redoublement, si possible avec des mentions », précise Arnaud Thauvron.

- Les résultats au bac. Une mention est toujours un signe positif.

- Un semestre Erasmus ou un stage à l’étranger. C’est un passage quasi obligatoire, et même indispensable pour postuler en M2

- L’expérience professionnelle. Au moins deux stages (ou jobs) de 3 mois minimum- sont requis pour intégrer un M2, au moins une petite expérience pour les niveaux inférieurs. C’est mieux si au moins un des stages a un rapport direct avec la spécialisation demandée. De plus en plus d’étudiants font une année de césure entre leur M1 et leur M2 pour acquérir ce type d’expériences.

- Le niveau d’anglais, si possible mesuré par un score à un test (Toeic, Toefl). De nombreux M2 exigent un score minimum à un test d’anglais (par exemple : 650 points au TOEIC pour tous les candidats aux M2)

- L’originalité du CV, sa clarté.

- Les expériences et les hobbys qui sortent de l’ordinaire. « Je préfère quelqu’un qui s’est débrouillé pour partir deux mois comme serveur à Miami que quelqu’un qui a fait un stage photocopie dans une banque », estime Arnaud Theuvron.

- Les pièces complémentaires (lettre de recommandation, synthèse d’un travail réalisé, autre diplôme ou certification, résultat sportif, prix, etc.). « Même si elles ne sont pas demandées, n’hésitez pas à en ajouter ! » assure Jérôme Rive, directeur de l’IAE de Lyon.


Ce qui compte pour réussir les oraux
La plupart du temps, le jury se compose de deux personnes. Beaucoup de questions sont similaires à celles que l’on poserait en entretien de recrutement. A l’issue de cette étape, environ un candidat sur deux obtient une place, et un sur trois dans certains M2 très demandés.

- La cohérence du projet professionnel. « Attention toutefois aux réponses « tartes à la crème », du style ‘je veux faire du marketing chez l’Oreal’. C’est très dangereux », affirme Jérôme Rive.

- La sincérité. « Nous voulons des gens qui ne servent pas un discours tout préparé, qui croient à ce qu’ils racontent », poursuit Jérôme Rive.

- La capacité à mobiliser un réseau. « Si l’étudiant a fait des efforts pour rencontrer des personnes qui exercent le métier qu’il vise, s’il connait bien l’actualité de son secteur de prédilection et ses principaux acteurs, c’est évidemment un gros plus », note Jérôme Rive.

- La bonne diction, l’élocution, la clarté du propos. « L’important, c’est de faire des simulations avant, afin d’avoir un discours fluide. Ceux qui ne se sont pas préparés font des prestations dramatiques », prévient Jérôme Rive.

À consulter aussi :

- Les études en IAE selon Arthur, en M1 finance à l'UPEC.
- Jennifer, en master 1 marketing et vente en alternance à l'IAE Gustave-Eiffel (UPEC).
- Les clés de la candidature réussie d'Amélie, en M2 marketing à l'IAE de Rennes 1.
- Test : êtes-vous fait pour des études à l'université ?
Jessica Gourdon
Février 2012


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