DOSSIER : CLASSEMENT DES GRANDES ÉCOLES DE COMMERCE : LE PALMARÈS 2012 DE L’ETUDIANT

L’Etudiant vous présente son palmarès des meilleures écoles de commerce, les seules autorisées à délivrer un diplôme de “grade master”. Des établissements dont vous pouvez mesurer les performances académiques et professionnelles en un coup d’œil grâce à notre mapping. Et découvrez selon vos propres priorités (étudier à l'étranger, payer le moins de frais de scolarité possible, suivre un cursus en apprentissage…) les écoles les mieux placées pour répondre à vos attentes.

Classement des écoles de commerce : les 5 tendances en 2011 dans les ESC

International, double parcours, entrepreneuriat, apprentissage… Les ESC proposent aujourd’hui tout un éventail de possibilités à leurs étudiants. Voici 5 nouvelles tendances à suivre.

Des parcours mêlant cours, stages longs, séjours à l’étranger et responsabilités associatives, on en trouve des centaines parmi les diplômés d’ESC. Pourtant, aucun CV ne se ressemble, car les options offertes aux étudiants sont de plus en plus variées.

Plus de diversité dans les cours
En effet, si les fondamentaux sont les mêmes dans toutes les écoles (marketing, gestion…), la tendance est à l’ouverture. Avec le même mot d’ordre : initier les étudiants à d’autres discipli­nes, développer l’esprit criti­que, leur donner ce “supplément d’âme” qui manque par­fois aux cours de comptabilité ou de finance de marché. Ainsi, l’ESC Grenoble fait désormais de la géopolitique son cheval de bataille, et a intégré ces enseignements à tous les niveaux. L’ESG mise sur la culture générale, avec des conférences de sociologues, d’hommes politiques, d’écrivains, et tout un programme de visites (musées, entreprises…), intégré dans la scolarité. Quant à Euromed, elle est l’une des plus actives sur le plan de la responsabilité sociale et du développement durable : les cours sur ces thématiques représentent 16 % du tronc commun et 30 % des cours optionnels.

Certaines écoles vont même jusqu’à créer des doubles parcours. L’ESC Amiens a créé en 2009 une filière “musique et théâtre” avec le conservatoire d’Amiens, et permet à ses étudiants de monter sur les planches jusqu’à 8 heu­res par semaine, validées dans la scolarité. Audencia offre une multitude de parcours croisés avec des écoles d’ingénieurs, les beaux-arts, l’école d’architecture de NantesHEC a lancé l’année dernière des doubles diplômes avec Sciences po, l’ENS Ulm et les Mines, l’ESSEC avec Centrale, Saint-Cyr, et l’École du Louvre. Enfin, l’ESC Grenoble propose depuis 2 ans des doubles diplômes avec une école de ­design, avec Telecom Bretagne, et a inauguré à la rentrée 2010 une filière journalisme économique avec Sciences po Grenoble.

L’international à la carte
Si le séjour hors des frontières, en université ou en stage, est devenu un passage obligé, les formules se déclinent de plus en plus à la carte. Ainsi, à l’ESC Rennes, la moitié d’une promo choisit de partir 2 fois, dans le cadre d’un parcours spécifique. “Ils réalisent par exemple un semestre dans une université à Shanghai, puis un autre à São Paulo”, illustre Olivier Aptel, le directeur. Les étudiants peuvent aussi opter pour l’option “double diplôme” (22 possibilités), et passent une année complète dans un même pays. Dernière voie possible : suivre un seul semestre à l’étranger, puis terminer sa scolarité en anglais à Rennes, en validant un diplôme de l’Open University (Grande-Bretagne) via le e-learning.

À noter également, de plus en plus d’écoles ouvrent leur propre campus “off-shore”, où les étudiants se rendent pour un semestre, avec des cours donnés par des professeurs de l’école. L’ESC Toulouse est installée à Barcelone, SKEMA en Chine et sur la côte Est des États-Unis depuis 2010, ­l’INSEEC est basée à Londres depuis 2009, l’EM Lyon à Shanghai… Une formule rassurante pour ceux qui veulent partir avec leurs camarades de promo, ou qui souhaitent suivre une spécialisation particulière proposée par l’école. Mais qui ne remplace pas forcément un autre départ plus “dépaysant” à l’étranger.

L’audit plutôt que la finance de marché
Autre tendance : avec la crise, les traditionnels secteurs d’embauche des diplômés des ESC ont été légèrement bousculés. “Certains secteurs ont souffert, à commencer par la finance de marché, le marketing, les ressources humaines. Du coup, les diplômés se sont reportés sur d’autres, comme l’audit, les fonctions commerciales et la banque de détail”, raconte Jean-Philippe Ammeux, directeur de l’IESEG. De plus, pour la première fois depuis des années, le salaire moyen d’embauche des diplômés des ESC a baissé (32,5 k€, contre 35,2 k€ en 2009), d’après la dernière enquête de la Conférence des grandes écoles. Tandis que la part de ces jeunes en CDI (contrat à durée indéterminée) 6 mois après le diplôme est passée, quant à elle, de 79 % à 70 %. Ce qui reste honorable.

Des filières pour monter son entreprise
Dans tous les cas, il semblerait que ce contexte économique morose titille l’ingéniosité et l’esprit entrepreneur des étudiants. Pierre Kosciusko-Morizet, tout jeune patron de Price Minister et icône de cette nouvelle génération d’entrepreneurs “2.0”, l’a constaté : “Je croise de plus en plus d’étudiants qui ont envie de monter leur boîte, beaucoup plus qu’il y a 10 ans”, lance-t-il en octobre devant les anciens de HEC.

D’après notre enquête, les diplômés 2008, 2009 et 2010 des écoles de commerce ont créé près de 400 entreprises : de la vente en ligne d’espadrilles à la location de box de stockage, en passant par des sociétés de paris sportifs, d’organisation de mariage, ou de commerce équitable. La raison de ce nouvel engouement ? Arnaud Langlois-Meurinne, directeur de Rouen Business School, a son idée : “Avec la crise, les entreprises offrent moins de ponts d’or pour recruter les jeunes diplômés, tandis que l’image du jeune entrepreneur est plus valorisée qu’il y a quelques années. Et puis, le salariat dans les multinationales du CAC 40 fait moins rêver. Les étudiants perçoivent un décalage entre le discours et la réalité.” Résultat : de plus en plus d’écoles, comme celles de Rouen ou Toulouse, ouvrent des filières “entrepreneuriat”, et complètent celles qui existaient déjà à Advancia, à l’ESC Troyes et à l’EM Lyon depuis quelques années.

Le boom de l’apprentissage
Autre remède anticrise : l’apprentissage, qui consiste à alterner semaines de cours et en entreprise pendant une période donnée (entre 1 et 2 ans, en général). En 5 ans, le nombre de jeunes qui optent pour ce mode d’études a été multiplié par 2 dans les écoles de commerce. Dans certaines (ESSEC, Advancia), cette voie concerne près d’1/3 d’une promo ! Pour Raphaël, 21 ans, en 2ème année à l’ESC Dijon, ce choix était presque une évidence : “Pendant 1 an et demi, mes frais de scolarité sont pris en charge par l’entreprise, et je touche un salaire.”

D’après Daniel Peyron, directeur de l’ESC La Rochelle, ce mode d’étude aurait même un impact direct sur l’insertion, “dans le sens où ces diplômés décrochent des salaires de départ légèrement supérieurs”. De quoi gagner sur tous les plans.

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Jessica Gourdon
Novembre 2010

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