DOSSIER : LES ÉTUDES EN ÉCOLE DE COMMERCE SELON THOMAS, ÉLÈVE À L’EDHEC LILLE
- Un Parisien chez les ch’tis
- Le concours : la principale voie d’accès aux écoles de commerce
- De la prépa à l'école de commerce : le grand écart
- Quatre ans de cours, de projets, d’échanges…
- Bonne ambiance en école de commerce
- Les associations : un point fort de l’école de commerce
- Trois colocs en école de commerce
- Au bout du chemin : un double diplôme en finance
Thomas, 21 ans, est étudiant en deuxième année à l’EDHEC Lille. Ce Parisien d’origine, attiré par la finance, partage son temps entre les cours et ses activités au sein de deux associations, dont une l’amènera à faire un tour du monde à vélo.
Les associations : un point fort de l’école de commerce
Question loisirs, Thomas joue au rugby, fait du jogging et du vélo. Mais ce sont ses activités au sein de deux associations de l’EDHEC qui lui prennent le plus de temps. "Je fais partie de la Star’EC, l’assoc qui organise La Croisée des Talents, un concours de management. L’idée est de rassembler 450 étudiants de différentes filières issus de toute la France et de les faire s’affronter dans des épreuves de négociation, de prise de parole en public, de création de publicité, etc. Le jury est composé d’entreprises partenaires. Cet événement permet de créer des contacts, qui déboucheront peut-être sur des recrutements. On organise également un congrès annuel". A la Star’EC, Thomas est responsable du pôle communication. Il gère ainsi une équipe de dix-huit personnes. "Cela me prend deux heures par jour en moyenne. C’est donc une activité prenante mais très formatrice. Je ne sais pas quand je pourrai manager une telle équipe plus tard", avoue-t-il. Tour du monde à vélo
En parallèle, Thomas fait partie de l’association 2 guid’on, avec un ami. "Pendant notre année de césure (voir l’article "Quatre ans de cours, de projets, d’échanges…"), nous partons faire un tour du monde à vélo sur le thème des micro-entrepreneurs. L’idée : reverser 1 € par kilomètre parcouru à des personnes plutôt pauvres des pays en développement qui veulent créer une activité (par exemple, acheter un bateau pour la pêche) mais auxquels les banques refusent de prêter". L’objectif des deux étudiants : parcourir 20.000 km et donc récolter 20.000 €, soit 300 prêts. "Pour l’instant, nous avons obtenu 6.000 € grâce à des bourses (Envie d’agir, Guilde Européenne du Raid…) et des entreprises intéressées par notre projet. Mais il faudrait partir avec 45.000 € de budget…". Aujourd’hui, Thomas consacre donc les trois quarts de son temps à démarcher des sociétés. Pas facile en pleine crise… Il devra ensuite s’occuper des détails pratiques (visas, sac à dos, logement…). "Cette activité est très professionnalisante. J’apprends autant qu’en effectuant un stage dans un bureau climatisé à la Défense", affirme-t-il. Virginie Bertereau



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