Dossier : Les études en IAE selon Arthur, en M1 finance à l’UPEC
Arthur, 21 ans, est en master 1 de finance à l’Institut d’administration des entreprises de l’UPEC (Paris 12, à Créteil). Cours en petits groupes, stages, vie associative : le jeune homme, qui s’apprête à partir en Erasmus, nous décrit sa filière et ses projets.
L’IAE, des études particulières à la fac
Une entreprise qui aménage des salles de sieste sur les lieux de travail ? La proposition d’une étudiante, en cours avec Arthur, fait glousser certains de ses camarades du master finance, qui suivent, ce lundi après-midi, un cours d’entreprenariat. Mais la jeune femme persiste, parle de la gestion du stress et de l’avantage d’une micro-pause de 15 minutes. "Quelqu’un d’autre veut-il travailler sur ce projet ?" lance l’enseignante, une avocate, qui encourage : "C’est quelque chose qui est très répandu au Japon, vous avez raison !" Groupe suivant : un groupe de filles se chamaille pour savoir qui prendra la parole, puis une des trois se jette à l’eau : "On avait pensé à créer un lieu de rencontre pour les séniors, où ils trouveraient un certain nombre de services". Des cours en petits groupes
Ce cours de "business plan", que suit Arthur, est proposé aux élèves de master 1 de l’IAE de l’UPEC. Il est à l’image de nombreux enseignements que suivent ces étudiants : des classes en petits groupes, des projets collectifs à présenter devant la classe, le tout en interaction permanente avec les professeurs.
"Dans la plupart de mes cours, nous sommes maximum 25. Pour les 4 heures de cours en amphi par semaine, on n'est pas plus de 70", dit Arthur. Il ajoute : "Par rapport à la fac de sciences éco, où j’étais en L1 et L2, les profs de l’IAE sont plus disponibles". Nombre d’entre eux sont des professionnels en exercice : "En droit des affaires, c’est une avocate qui nous fait cours. En politique financière, c’est un consultant".
Etudes de cas En outre, la pédagogie fait la part belle aux "études de cas". A savoir des compilations de documents sur la situation d’une entreprise, qui servent de support de cours et de réflexion pour les étudiants. "Cette année, on a travaillé sur Bouygues ou Eurotunnel, et on devait proposer des solutions à des problématiques de management. C’était très concret", se souvient Arthur.
Enfin, en dehors des disciplines fondamentales de la gestion (comptabilité, marketing, techniques de ventes…), les étudiants de l’IAE de Créteil suivent aussi des cours liés à la communication en entreprise et aux comportements, avec des mises en situation. Tous les L3 passent le brevet de secourisme, ainsi qu’un test de personnalité, avec un débriefing par un psychologue. Objectif : apprendre à mieux se connaître pour mieux choisir sa voie.
| Des IAE de différents niveaux Comme les écoles de commerce, les IAE sont très hétérogènes. Certains sont très gros, et ont les moyens d’apporter de vrais services spécifiques à leurs étudiants (échanges à l’étranger, forums emploi, organisation de conférences, vie associative etc.). D’autres, plus petits, ressemblent davantage à des UFR traditionnels. Parmi les IAE les plus réputés, on peut citer ceux d’Aix-Marseille, Lyon, Lille, Paris-1, Paris-12 (UPEC), Nantes, Rennes, Toulouse, Caen, Poitiers. Celui de Strasbourg est particulier : il a fusionné avec l’école de commerce locale, l’EM Strasbourg. Retrouvez notre banc d’essai des IAE, côté études, et coté professionnel |
Vendredi 21 Janvier 2011




























