DOSSIER : QUELS SONT LES ATOUTS DES ÉCOLES DE COMMERCE PAR RAPPORT À LA FAC ?
- Rejoindre une ESC en admission parallèle : un atout pour l’insertion ?
- ESC : quelle ouverture internationale ?
- ESC : à quoi m’attendre pour la vie associative ?
- Rejoindre les ESC en admission parallèle : quels frais de scolarité prévoir ?
- À quels métiers mènent les ESC ?
- Admissions parallèles en ESC : quelle dimension internationale des études ?
- En ESC, les études sont-elles théoriques ou concrètes ?
- En ESC, à quoi s’attendre au niveau associatif et vie de campus ?
- Quelles écoles de commerce recrutent le plus via les admissions parallèles ?
- Écoles de commerce : les étudiants admis via les admissions parallèles s’intègrent-ils bien ?
- Les entreprises font-elles une différence entre étudiants passés par une prépa et ceux passés par les admissions parallèles ?
- ESC : les week-ends d’intégration sont-ils obligatoires ?
- Comment entrer en école de commerce postbac en admission parallèle ?
Vous avez choisi les admissions parallèles pour intégrer une école de commerce. Quels sont les objectifs à se fixer, et les moyens d'y arriver ? Revue des qualité des ESC visées, avec les extraits du livre "Admissions parallèles en écoles de commerce" de Jessica Gourdon, publié aux éditions l'Etudiant.
Admissions parallèles en ESC : quelle dimension internationale des études ?
Toutes les écoles de commerce prévoient, dans leurs cursus, des périodes à l’étranger sous forme de stages ou de séjours dans des universités internationales.Des formules pour tous les goûts
Les séjours d’études dans des universités étrangères durent généralement entre 6 et 12 mois et peuvent déboucher sur l’obtention d’un double diplôme. Une occasion en or pour apprendre une langue, découvrir un pays, se faire de nouveaux amis, connaître un autre système d’enseignement du management… "Les étudiants reviennent avec beaucoup plus de maturité et plus de recul sur leur projet professionnel", témoigne Catherine Leblanc, la directrice de l’ESSCA.
Pour sa dernière année à l’ESCP Europe, Jeanne est partie étudier à l’Indian Institute of Management d’Ahmedabad, en Inde : "Au départ, l’Inde ne m’attirait pas follement. Mais je voulais partir dans un pays émergent et suivre des cours en anglais. J’avais repéré l’IIM, une école qui affichait un bon niveau. Là-bas, j’ai rencontré des étudiants brillants. Même si on avait le même âge, je sentais un décalage énorme : ils étaient loin de leur famille pour la première fois et on aurait dit des ados ! Nous habitions tous sur le campus ce qui m’a permis de nouer des liens facilement. En fin de compte, j’ai eu un tel coup de cœur pour la culture que je suis restée en Inde pour faire un stage ! D’ailleurs c’est cette expérience qui m’a ouvert des portes ensuite vers les États-Unis, où j’ai trouvé mon premier emploi en recherche économique, à Washington. Mon ancien maître de stage m’a recommandée et je sais que son avis a pesé dans la balance."
Des écoles qui ont leur campus à l’étranger
Par ailleurs, de plus en plus d’écoles ouvrent leur propre campus à l’étranger, où les étudiants se rendent pour un semestre. L’ESC Toulouse est installée à Barcelone, SKEMA, en Chine et sur la côte est des États-Unis, l’INSEEC est basée à Londres, l’ESSCA à Budapest… Une solution rassurante pour ceux qui veulent partir avec leurs camarades de promo ou qui souhaitent suivre une spécialisation particulière proposée par l’école.
Par exemple, BEM (Bordeaux école de management) propose depuis 2010 un "African track" (spécialisé microfinance, développement durable et sécurité alimentaire) au travers duquel vous suivrez des cours sur le campus de l’école à Dakar. À l’EM Lyon, vous pouvez suivre une spécialisation "business en Asie" en vous rendant quelques mois sur le campus de l’école à Shanghai. Une formule qui peut venir en complément d’autres séjours à l’étranger.
L’international au quotidien
Par ailleurs, sachez que ces écoles accueillent sur leurs campus de nombreux étudiants étrangers, que vous rencontrerez dans vos cours, dans les travaux de groupe et les différentes activités associatives. Dans ce domaine, l’ESCP Europe fait figure de championne : la moitié des élèves ne sont pas français. De son côté, SKEMA compte sur son campus 1.500 étudiants allemands, chinois, espagnols, indiens… De même, de nombreuses écoles prévoient des parcours "100 % en anglais", où vous suivez tous les cours de gestion et de management dans cette discipline. C’est notamment le cas à l’IESEG ou à l’ISG.
Dans tous les cas, vous étudierez 2 langues vivantes et certaines écoles imposent même une 3e langue obligatoire : c’est le cas à Audencia. À l’ESSCA, il est même possible de suivre une quatrième langue, comme le mandarin ! Enfin, sachez que ces écoles comptent de très nombreux professeurs étrangers. À SKEMA, ils représentent 30 % des enseignants. Mais c’est à l’ESC Rennes qu’ils sont le plus nombreux, grâce à l’alliance qu’a scellée cette école avec l’Open University, en Angleterre : 80 % des professeurs ne sont pas français !
De bonnes formations pour travailler comme expatrié
Les écoles de commerce sont de bons tremplins pour ceux qui rêvent de travailler comme expatriés. Parmi la promotion 2009, 20 % des étudiants ont décroché leur premier emploi en dehors des frontières, selon l’enquête de la Conférence des grandes écoles. Ces chiffres sont même parfois plus élevés selon les ESC. Ainsi, à l’ICN (Nancy), c’est près d’un tiers de la promotion qui s’est expatriée, notamment grâce aux liens forts qu’entretient l’école avec les milieux de la banque et de l’audit en Suisse, au Luxembourg et en Allemagne.
La proportion est identique à l’EM Strasbourg, une des rares écoles qui imposent à leurs étudiants une année complète dans une université étrangère. Une partie de ces diplômés utilise le levier du VIE (volontariat international en entreprise) pour décrocher ce premier emploi à l’étranger. Les VIE sont des contrats aidés par l’État, réservés au moins de 28 ans et qui permettent de trouver un emploi dans une entreprise française basée à l’étranger.
Vous voulez bien gagner votre vie
D’après la dernière enquête de la Conférence des grandes écoles (2010), les diplômés des écoles de management ont été embauchés, en moyenne, à un salaire de 32.540 € par an. Soit environ 2.000 € nets par mois en bas de la fiche de paie. Avec les primes, ces rémunérations atteignent même 35.882 €. Deux ans après la sortie d’école, la moyenne (avec primes) atteint 38.557 €. Toujours d’après cette enquête, sachez que 76 % des diplômés de ces écoles ont décroché leur premier emploi en moins de 2 mois.
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