DOSSIER : SONDAGE EXCLUSIF IFOP/CONCOURS PASSERELLE : LES ADMISSIONS PARALLÈLES EN ESC
Pour la 4e année consécutive, jeunes et recruteurs ont été interrogés par l'IFOP sur les études et les admissions en écoles de commerce. Résultats.
ESC : 4 portraits d'étudiants passés par les admissions parallèles
Vous êtes nombreux à mésestimer vos chances de réussir les admissions parallèles en ESC, comme le montre notre sondage annuel consacré à cette voie d’accès. Eux non plus n’y croyaient pas forcément, et pourtant… Nous avons interrogé 4 étudiants reçus via le concours Passerelle.
« Nous avons les connaissances techniques que les élèves de prépa n’ont pas »
Avec son bac+3 en poche, Florent Thérèse aurait pu tenter le concours Passerelle 2 et intégrer une école de commerce directement en deuxième année. Mais il est prudent. Après un DUT (diplôme universitaire de technologie) sciences et génie des matériaux, il s’inscrit en licence professionnelle techniques commerciales, par sécurité. "Les écoles de commerce m’attiraient, mais au vu des frais de scolarité, je préférais être sûr de mon choix ! La licence m’a permis de vérifier mon intérêt pour les matières commerciales."
Florent tente donc le concours Passerelle 1 et entre en première année à l’ESC (école supérieure de commerce) La Rochelle. "Dès le début de l’année, je me suis rendu compte que nous n’avions rien à envier aux élèves issus de classe prépa. Leurs connaissances théoriques sont plus importantes, mais nous possédons plus de compétences techniques."
« Un certain recul sur les disciplines enseignées »
En 4 années d’études en psychologie – elle est titulaire d’un master 1 psychologie du travail et psychologie sociale –, Charlotte Lalleman n’a connu… qu’un mois de stage. Des études trop peu professionnalisantes et des débouchés incertains poussent la jeune femme à repenser son orientation. "Les domaines de la psychologie du consommateur et de la publicité m’ont toujours attirée, explique-t-elle. L’école de commerce m’apparaissait donc être une bonne voie." Sa sœur, déjà en ESC, lui parle du concours Passerelle.
Charlotte obtient sa place directement en deuxième année à l’ESC Grenoble. "Les premières semaines de cours ont été difficiles. J’avais beaucoup de retard à rattraper par rapport à mes camarades qui pratiquaient la finance et le commerce depuis plusieurs années. Heureusement, l’école a organisé deux semaines de mise à niveau pour tous les étudiants venant de Passerelle."
Aujourd’hui, elle ne regrette pas son choix. "Mon cursus en psycho m’a permis d’acquérir un certain recul sur les disciplines enseignées. Un recul que n’ont pas forcément les étudiants plongés dans le commerce depuis plusieurs années."
« Les compétences de chacun se complètent »
Des études en ESC ? Sophie Desrochers n’y avait jamais vraiment pensé, jusqu’au jour où une amie lui parle du concours Passerelle. À ce moment, elle est en licence professionnelle commerce, après avoir obtenu un BTS (brevet de technicien supérieur) management des unités commerciales. "Très tôt, j’ai su que je voulais travailler dans le commerce. De là à dire que je poursuivrais mes études vers un bac+5…" Convaincue par son amie, elle tente le concours Passerelle 2, réussit son écrit et passe son oral dans une relative sérénité. "J’ai été agréablement surprise : les échanges avec les autres candidats ont été très enrichissants et constructifs."
Reçue à l’EM Normandie en deuxième année, Sophie suit sa formation en alternance. Lorsqu’elle n’est pas en cours, elle travaille au service ressources humaines d’EDF. "Les profils des étudiants sont très différents. Certains sont plus commerciaux, d’autres plus banquiers. Mais à l’école, la compétition n’a pas sa place. Les compétences de chacun se complètent."
« Je voulais d’abord acquérir de l’expérience professionnelle »
Un jour, il le sait, il créera sa propre entreprise. Christophe Menez porte en lui ce projet depuis ses années lycée. Pour mettre toutes les chances de son côté, le jeune homme a bien réfléchi à son orientation. "Après mon bac STG (sciences et techniques de gestion), j’ai opté pour un BTS professions immobilières, dit-il. J’aurais pu entrer en classe préparatoire pour intégrer ensuite une école de commerce, mais je voulais acquérir d’abord de l’expérience professionnelle."
À cette époque, il connaît déjà l’existence du concours Passerelle, et après son BTS, il tente sa chance et obtient une place à l’ESC Brest. "Les programmes correspondent à mes attentes, car ils sont fortement orientés vers l’entreprise. Ce parcours m’a permis de me confronter au monde du travail et de confirmer mes choix professionnels. Aujourd’hui, les enseignements prennent une dimension différente, car ils ont pour moi une finalité concrète."
| Florent Thérèse, 21 ans, à l’ESC La Rochelle (17) après un DUT |
Avec son bac+3 en poche, Florent Thérèse aurait pu tenter le concours Passerelle 2 et intégrer une école de commerce directement en deuxième année. Mais il est prudent. Après un DUT (diplôme universitaire de technologie) sciences et génie des matériaux, il s’inscrit en licence professionnelle techniques commerciales, par sécurité. "Les écoles de commerce m’attiraient, mais au vu des frais de scolarité, je préférais être sûr de mon choix ! La licence m’a permis de vérifier mon intérêt pour les matières commerciales."
Florent tente donc le concours Passerelle 1 et entre en première année à l’ESC (école supérieure de commerce) La Rochelle. "Dès le début de l’année, je me suis rendu compte que nous n’avions rien à envier aux élèves issus de classe prépa. Leurs connaissances théoriques sont plus importantes, mais nous possédons plus de compétences techniques."
| Charlotte Lalleman, 25 ans, à l’ESC Grenoble (38) après un master 1 |
En 4 années d’études en psychologie – elle est titulaire d’un master 1 psychologie du travail et psychologie sociale –, Charlotte Lalleman n’a connu… qu’un mois de stage. Des études trop peu professionnalisantes et des débouchés incertains poussent la jeune femme à repenser son orientation. "Les domaines de la psychologie du consommateur et de la publicité m’ont toujours attirée, explique-t-elle. L’école de commerce m’apparaissait donc être une bonne voie." Sa sœur, déjà en ESC, lui parle du concours Passerelle.
Charlotte obtient sa place directement en deuxième année à l’ESC Grenoble. "Les premières semaines de cours ont été difficiles. J’avais beaucoup de retard à rattraper par rapport à mes camarades qui pratiquaient la finance et le commerce depuis plusieurs années. Heureusement, l’école a organisé deux semaines de mise à niveau pour tous les étudiants venant de Passerelle."
Aujourd’hui, elle ne regrette pas son choix. "Mon cursus en psycho m’a permis d’acquérir un certain recul sur les disciplines enseignées. Un recul que n’ont pas forcément les étudiants plongés dans le commerce depuis plusieurs années."
| Sophie Desrochers, 22 ans, à l’EM Normandie après un BTS |
Des études en ESC ? Sophie Desrochers n’y avait jamais vraiment pensé, jusqu’au jour où une amie lui parle du concours Passerelle. À ce moment, elle est en licence professionnelle commerce, après avoir obtenu un BTS (brevet de technicien supérieur) management des unités commerciales. "Très tôt, j’ai su que je voulais travailler dans le commerce. De là à dire que je poursuivrais mes études vers un bac+5…" Convaincue par son amie, elle tente le concours Passerelle 2, réussit son écrit et passe son oral dans une relative sérénité. "J’ai été agréablement surprise : les échanges avec les autres candidats ont été très enrichissants et constructifs."
Reçue à l’EM Normandie en deuxième année, Sophie suit sa formation en alternance. Lorsqu’elle n’est pas en cours, elle travaille au service ressources humaines d’EDF. "Les profils des étudiants sont très différents. Certains sont plus commerciaux, d’autres plus banquiers. Mais à l’école, la compétition n’a pas sa place. Les compétences de chacun se complètent."
| Christophe Menez, 20 ans, à l’ESC Brest après un BTS |
Un jour, il le sait, il créera sa propre entreprise. Christophe Menez porte en lui ce projet depuis ses années lycée. Pour mettre toutes les chances de son côté, le jeune homme a bien réfléchi à son orientation. "Après mon bac STG (sciences et techniques de gestion), j’ai opté pour un BTS professions immobilières, dit-il. J’aurais pu entrer en classe préparatoire pour intégrer ensuite une école de commerce, mais je voulais acquérir d’abord de l’expérience professionnelle."
À cette époque, il connaît déjà l’existence du concours Passerelle, et après son BTS, il tente sa chance et obtient une place à l’ESC Brest. "Les programmes correspondent à mes attentes, car ils sont fortement orientés vers l’entreprise. Ce parcours m’a permis de me confronter au monde du travail et de confirmer mes choix professionnels. Aujourd’hui, les enseignements prennent une dimension différente, car ils ont pour moi une finalité concrète."
MÉTHODE
Ce sondage a été réalisé par l’IFOP pour le concours Passerelle ESC et l’Etudiant. Il portait sur un échantillon de 800 personnes, représentatif de la population lycéenne et étudiante. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de famille, niveau d’études) après stratification par académie. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne du 2 au 10 novembre 2010.
Céline Authemayou
Février 2011
Février 2011











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