DOSSIER : INGÉNIEURS : UNE MÊME FORMATION, DES MÉTIERS DIFFÉRENTS
De la technique au management, de l’aéronautique aux assurances, le titre d’ingénieur mène à mille et un métiers. Illustration à travers quatre portraits de jeunes professionnels.
Jérôme Penaud, 27 ans, ingénieur rechercher et développement
Le management ? Ce n’est pas la tasse de thé de Jérôme Penaud. Pas pour le moment, en tout cas. "Je me vois bien évoluer vers des fonctions de chef de projet dans quelques années, mais je souhaitais commencer ma carrière par un poste technique", avoue ce Corrézien d’origine, qui occupe aujourd’hui la fonction d’ingénieur "contrôle commande" chez Alstom Power (œuvrant dans le domaine des infrastructures et services de production d’électricité), à Massy-Palaiseau (91).
Jeune diplômé, il ne voulait pas commencer sa carrière ailleurs que dans une grande entreprise. Avec Alstom, il est gâté puisque près de 80.000 salariés y travaillent, dans des secteurs aussi variés que les transports ou l’énergie. "Les possibilités de mobilité interne sont infinies", s’enthousiasme Jérôme, attiré depuis plusieurs années déjà par l’activité de recherche et développement.
Moins sous la pression des clients
Actuellement, il participe à la réalisation d’outils de supervision des centrales électriques. Un poste entre l’ingénierie et la R & D. "En ingénierie, on répond aux demandes d’un client, demandes formalisées par un contrat. En R & D, on invente de nouveaux produits. Il ne s’agit pas de copier-coller, mais d’innover. Il faut sortir des sentiers battus. La pression du client se ressent un peu moins", assure l’ingénieur, dont la rémunération avoisine aujourd’hui les 40.000 € brut annuels.
Depuis quelques mois, il travaille avec trois autres personnes sur un projet de R & D qui va l’occuper pendant deux ans. L’objectif ? Concevoir un nouveau système informatique de contrôle d’une centrale électrique. Une équipe américaine d’Alstom est également sur le projet. Pour Jérôme Penaud, "les contacts internationaux que l’on peut nouer à ces occasions font partie des attraits de ce job".
Malgré tout, les déplacements sont rares et l’ingénieur passe la plupart de son temps derrière son écran d’ordinateur. Un travail de longue haleine qu’il apprécie : "Dans deux ans, j’aurai suivi ce projet de la première idée à son déploiement sur les affaires commerciales."
L’atout du réseau des anciens
L’attrait pour la technique a guidé les choix de Jérôme Penaud depuis le lycée. Il aurait eu le niveau pour entrer en prépa, mais a préféré suivre un BTS (brevet de technicien supérieur) électrotechnique, plus concret. Il a poursuivi en IUP (institut universitaire professionnalisé) avant d’intégrer l’ENSIEG – devenu Grenoble INP-ENSE3 –, directement en deuxième année. "L’école d’ingénieurs m’ouvrait plus de portes que le diplôme de l’IUP." Un choix qu’il ne regrette pas : il a décroché son emploi actuel en faisant passer son CV via le réseau des anciens.
Jeune diplômé, il ne voulait pas commencer sa carrière ailleurs que dans une grande entreprise. Avec Alstom, il est gâté puisque près de 80.000 salariés y travaillent, dans des secteurs aussi variés que les transports ou l’énergie. "Les possibilités de mobilité interne sont infinies", s’enthousiasme Jérôme, attiré depuis plusieurs années déjà par l’activité de recherche et développement.Moins sous la pression des clients
Actuellement, il participe à la réalisation d’outils de supervision des centrales électriques. Un poste entre l’ingénierie et la R & D. "En ingénierie, on répond aux demandes d’un client, demandes formalisées par un contrat. En R & D, on invente de nouveaux produits. Il ne s’agit pas de copier-coller, mais d’innover. Il faut sortir des sentiers battus. La pression du client se ressent un peu moins", assure l’ingénieur, dont la rémunération avoisine aujourd’hui les 40.000 € brut annuels.
Depuis quelques mois, il travaille avec trois autres personnes sur un projet de R & D qui va l’occuper pendant deux ans. L’objectif ? Concevoir un nouveau système informatique de contrôle d’une centrale électrique. Une équipe américaine d’Alstom est également sur le projet. Pour Jérôme Penaud, "les contacts internationaux que l’on peut nouer à ces occasions font partie des attraits de ce job".
Malgré tout, les déplacements sont rares et l’ingénieur passe la plupart de son temps derrière son écran d’ordinateur. Un travail de longue haleine qu’il apprécie : "Dans deux ans, j’aurai suivi ce projet de la première idée à son déploiement sur les affaires commerciales."
L’atout du réseau des anciens
L’attrait pour la technique a guidé les choix de Jérôme Penaud depuis le lycée. Il aurait eu le niveau pour entrer en prépa, mais a préféré suivre un BTS (brevet de technicien supérieur) électrotechnique, plus concret. Il a poursuivi en IUP (institut universitaire professionnalisé) avant d’intégrer l’ENSIEG – devenu Grenoble INP-ENSE3 –, directement en deuxième année. "L’école d’ingénieurs m’ouvrait plus de portes que le diplôme de l’IUP." Un choix qu’il ne regrette pas : il a décroché son emploi actuel en faisant passer son CV via le réseau des anciens.
Sylvie Lecherbonnier









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