DOSSIER : LE CLASSEMENT 2012 DES ÉCOLES D'INGÉNIEURS

Comment choisir parmi les quelque 200 écoles d'ingénieurs existantes ? L’Etudiant vous propose ses deux classements annuels, l’un consacré aux écoles à bac+2, l’autre aux écoles à bac, assortis de gros plans pour trouver les écoles qui correspondent le plus à vos priorités.

Choisir son école d’ingénieurs : attention aux débouchés

Consultez les classements interactifs 2011 des écoles d'ingénieurs :
Effectuez votre propre classement des écoles selon les critères qui vont intéressent le plus : niveau de recrutement, frais de scolarité, nombre d'apprentis ou de double-diplômés, débouchés, salaires d'embauche…

Jeter son dévolu sur l’école d’ingénieurs la mieux classée dans les palmarès parmi celles où l’on est admis est une tentation commune à tout futur élève. Pourtant, parmi vos critères de choix, votre projet professionnel doit occuper une place centrale, car les débouchés diffèrent d’un établissement à l’autre.

Des écoles “spécialisées” pour des projets affirmés…

“Si vous savez déjà vers quel secteur vous souhaitez vous orienter, n’hésitez pas, choisissez une école qui porte cette spécialité dans son nom ou propose un titre d’ingénieur spécialisé dans cette discipline”, conseille Michel Mudry, délégué général de la CDEFI (Conférence des directeurs des écoles françaises d’ingénieurs).

Vous spécialiser dès le début du cursus vous permettra de développer une expertise fine du secteur. “Une entreprise d’aéronautique cherchant un jeune diplômé pour travailler sur une technique pointue privilégiera un diplôme spécialisé comme celui de l’ISAE [Institut supérieur de l’aéronautique et de l’espace]”, analyse Alain Jeneveau, en charge du groupe formation à la CTI (Commission des titres d'ingénieur). Opter pour une école spécialisée se révèle même indispensable pour intégrer certains secteurs comme l’agroalimentaire ou la chimie.

… sans pour autant être cloisonné

Vous ne serez pas pour autant cloisonnés dans votre spécialité. À l’ESTP (École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l’industrie) par exemple, 49% des diplômés 2009 n’exercent pas leur premier emploi dans le BTP. Pour être habilitée par la CTI, une formation doit apporter à ses étudiants des bases suffisamment généralistes pour leur permettre de s’adapter aux évolutions du marché du travail. Vous pourrez donc valoriser vos compétences dans différents domaines professionnels.

Des écoles généralistes pour mûrir son projet

Il n’est pas toujours évident de se projeter dans le monde professionnel quand on n’a fréquenté que les bancs de l’école. Les écoles généralistes (parmi lesquelles les prestigieuses écoles centrales, les Ponts, etc.) permettent de mûrir son projet professionnel. “Seule la dernière année donne une coloration d’option au diplôme, précise Alain Jeneveau. 500 heures de cours et le projet de fin d’études conduisent l’élève ingénieur à acquérir des compétences sur un sujet précis, qu’il vendra ensuite à ses recruteurs.”

Autre alternative : se tourner vers l’une des écoles à caractère polytechnique – INSA (instituts nationaux des sciences appliquées), Polytech, etc. – qui proposent plusieurs départements de spécialité à partir de la 4e année.

Des secteurs porteurs en évolution

Si le titre d’ingénieur est un passeport efficace pour l’emploi, les domaines professionnels qui accueillent les diplômés évoluent selon les besoins économiques. Ce sont l’industrie du transport (14,9%), l’énergie (13,3%), le BTP (10,7%) et les technologies de l’information (9,5%) qui ont employé le plus de diplômés 2009. L’énergie et les activités de conseil sont les secteurs qui ont le plus augmenté leur recrutement de jeunes ingénieurs cette année.

Point fort des écoles généralistes : l’ouverture qu’elles confèrent à leurs étudiants leur permet de s’adapter facilement aux fluctuations du marché du travail. C’est ce que révèle l’étude du premier emploi des diplômés des Arts et Métiers ParisTech. Ces 5 dernières années, 1 diplômé sur 5 commençait dans les industries automobile, aéronautique, navale et ferroviaire. “En 2009, la proportion est tombée à 15%, commente Marc Lecoq, le directeur des études. En revanche, la part des diplômés qui débutent dans l’énergie est passée de 18% en 2008 à 30% pour les diplômés 2009. Areva, EDF et GDF-Suez font désormais partie de nos plus gros recruteurs.” Regarder la dernière enquête d’insertion des écoles que vous visez vous donnera ainsi des clés pour choisir votre formation.

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Solène L’Hénoret,
Décembre 2010

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