1. Ma vie d’étudiant à l’ESTACA : Guillaume, la tête dans les étoiles
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Ma vie d’étudiant à l’ESTACA : Guillaume, la tête dans les étoiles

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À l’ESTACA, Guillaume a choisi la spécialité espace. // © Delphine Dauvergne
À l’ESTACA, Guillaume a choisi la spécialité espace. // © Delphine Dauvergne

À 22 ans, Guillaume sait déjà qu'il veut travailler dans le domaine de l'espace. C'est pour cela qu'il a choisi de suivre l'un des cursus de l'ESTACA. En quatrième année, il apprécie fortement l’univers de passionnés dans lequel il évolue. Rencontre.

L'aéronautique, Guillaume est tombé dedans quand il était tout petit. "Impossible de me souvenir comment cette passion est venue", confie-t-il. Son goût pour l'espace, plus mûri, vient de son "attrait pour les nouvelles technologies, mais aussi de la curiosité et de la volonté d'aider et de participer à des projets qui permettent de comprendre toujours mieux l'univers autour de nous."

Guillaume intègre alors l'école d'ingénieurs ESTACA, directement après son bac S, en étant reçu au concours. "J'ai choisi une école spécialisée, car je savais déjà le secteur vers lequel je voulais m'orienter. Les étudiants de l'ESTACA sont tous des passionnés, nous savons pourquoi nous sommes là, il y a beaucoup d'entraide", explique-t-il.

Un rythme irrégulier

Ce n'est qu'en quatrième année qu'il commence sa spécialité, en ayant déjà choisi le secteur de l'aéronautique en deuxième année. S'ils sont 350 élèves en première année, ils ne sont qu'une vingtaine cette année en espace. "Il n'y a pas de sélection pour les spécialités, le nombre de places s'adapte en fonction des choix des étudiants", précise Guillaume.

Si certaines semaines peuvent être plus chargées que d'autres, le rythme d'une journée reste souvent 9 h 30 - 17 h 30. Tout n'est cependant pas régulier. "Il faut bien s'organiser, car il peut arriver qu'on ait une même matière pendant 3 semaines, puis reprendre ensuite avec une interruption d'un mois", prévient le jeune étudiant.

Un engagement associatif très pro

Guillaume a rejoint en 2e année l'association étudiante ESTACA Space Odyssey. "Elle existe depuis plus de vingt ans et rassemble les étudiants passionnés d'aérospatial de l'école. Nous menons des projets sur des fusées expérimentales, des ballons ou des sondes", détaille l'étudiant. Acquisition de compétences techniques, mais aussi en management et en communication, cette expérience associative lui permet également de "développer un réseau et de mettre en application ce qui est vu en cours".

Dans le cadre de ses cours, Guilllaume travaille également sur des projets concrets. Cette année, il collabore avec sa classe à un projet de recherche appliquée commun avec des étudiants de l'université Alabama de Huntsville, qui répond à un cahier des charges proposé par la NASA, sur des sondes.

Il a également participé à un “serious game” : "Répartis en équipes, nous avons dû gérer une entreprise fictive de pays différents, avec des variables ajoutées au fur à mesure, comme une grève ou l'ouverture aux marchés internationaux", précise-t-il.

Sportif, pour décompresser

"Nous travaillons beaucoup chez nous, même parfois pour les projets en groupe. Il n'y a pas de salle dédiée à nos travaux ou de foyer, ni même de cafétéria, mais cela changera avec le nouveau campus", souligne Guillaume. Son lieu d'études actuel n'a en effet rien d'un campus, même si une aire piétonne, avec des boutiques, un parc et un supermarché, se situe juste en face de l'ESTACA.

Pour Guillaume, il est important de "ne surtout pas passer tout son temps dans les études. Une activité extérieure est nécessaire pour pouvoir souffler. C'est une erreur que j'ai faite pendant mes deux premières années. L'année dernière, je faisais du football à l'école, et cette année, je me suis inscrit au club de tennis de Saint-Cloud (92)."

Les premières années, Guillaume habitait dans un studio à Levallois-Perret (92), la ville de son école. Mais il a désormais opté pour une colocation, plus grande, à Saint-Cloud. Il met trente minutes en transport en commun pour se rendre à l'ESTACA. Non boursier, ce sont ses parents qui l'aident financièrement, et paient ses 7.000 € de frais de scolarité annuels. "J'ai donné des cours particuliers pendant deux ans, mais comme nos horaires changent très régulièrement, j'ai arrêté. C'était trop compliqué à gérer", regrette-t-il.

Le futur tourné vers l'Europe

Guillaume termine sa 4e année avec un stage à Rome, dans une université. "Je fais de la recherche sur du contrôle d'attitude d'une sonde qui partira dans environ six ans", décrit-il. À 22 ans, il souhaite poursuivre l'année prochaine avec une année de césure à l'étranger, dont la destination est encore inconnue... "Italie, Suisse, Pays-Bas, Angleterre, États-Unis... : je laisse la porte ouverte pour l'instant", énumère-t-il.

Pour la suite, rien de précis. "Le monde du spatial est minuscule en Europe. A priori, je resterai dans le technique, en me tournant vers du management et de la gestion de projet. Je vais peut-être aussi compléter ma formation avec un Master spécialisé", envisage Guillaume. Sa curiosité insatiable et son ambition devraient l'emmener haut.

Un nouveau campus pour la rentrée 2015
En septembre 2015, les élèves de l'ESTACA auront cours sur un nouveau campus, construit à Saint-Quentin-en-Yvelines (78). Au total, la superficie sera plus que doublée : elle passera de 6.000 mètres carrés à 14.000, pour accueillir à terme 1.500 étudiants (contre 950 sur le site de Levallois-Perret).
Les étudiants bénéficieront de davantage de salles de cours et d'espaces pour travailler, mais également de résidences étudiantes et d'installations sportives. Un site Internet dédié au campus, a été mis en place pour mieux guider les nouveaux arrivants.