En école d’ingénieurs, autonomie exigée !

Un changement radical : c’est souvent ainsi qu’est vécue l’entrée en école d’ingénieurs, après une prépa ou le lycée. Qu’il s’agisse du contenu des cours, du rythme des études, du lien avec le monde de l'entreprise ou de la vie associative, voici, de l'avis d'étudiants, toutes les nouveautés auxquelles vous pouvez vous attendre une fois un pied dans l'école.

Publié le , mis à jour le

On entend souvent dire qu’une fois l’école d'ingénieurs intégrée, ce sont un peu les vacances… Idée reçue ou réalité ? Aux dires des élèves, si la quantité de travail est loin d’être insoutenable, il faut travailler, mais de manière différente que dans le secondaire. Le rythme, en particulier, amène souvent à devoir revoir son organisation.

Un emploi du temps plus souple
Arthur, en deuxième année aux Mines d'Alès - 2012Des cours qui varient d’une semaine à l’autre, à la fois en nombre et en contenu : telle est la caractéristique de l’emploi du temps des élèves ingénieurs. “On sort de la routine du lycée”, se réjouit Arthur (photo ci-contre). Pour cet étudiant de deuxième année aux Mines d’Alès, “cela participe de l’impression que le temps fuse en école d’ingénieurs, surtout avec tout ce qu’on fait à côté des cours !” À l’ESTP, c’est sur le BVE, comprenez le “bureau virtuel des élèves”, que l’emploi du temps s’affiche, actualisé, au fur et à mesure.

Car loin de mettre en œuvre des plannings figés, les écoles laissent la place à l’imprévu, en raison notamment des interventions de professionnels qui, comme l’explique Paul, étudiant à Epita, “travaillent à côté et viennent parfois nous faire cours à partir de 18 h. Il arrive aussi qu’ils aient un empêchement et décalent un cours, tandis qu’une autre intervention vient se greffer”. Mais pas d’inquiétude, ce sont surtout des habitudes à prendre.

Un rythme en dents de scie
Aux dires des élèves ingénieurs, l’essentiel est de s’organiser, chacun étant libre de le faire comme il le souhaite. “L’important, c’est d’être prêt le jour J pour les partiels”, souligne Arthur à l’école des Mines d’Alès. “Le travail personnel ne dépend que de nous, confirme Dan à l’ESTP qui apprécie cette autonomie : “On est moins couvé qu’au lycée et on a plus de temps libre qu’en prépa !” se réjouit la jeune fille. “L’encadrement est suffisant pour réussir à l’âge qu’on a, estime aussi Pauline à Génie industriel (INP Grenoble) : c’est moins scolaire qu’auparavant, mais il y a quand même un accompagnement, on n’est pas livrés à nous-mêmes ! Et petit à petit, on mûrit : en fait, conclut-t-elle, on devient des adultes en trois ans.

Paul, lui, insiste surtout sur le changement de rythme auquel il faut s’adapter. “Au lycée, explique-t-il, la charge de travail était assez continue. En école d’ingénieurs, c’est plus en dents de scie : on a parfois des jours assez libres, et puis des périodes intenses. D’où l’importance de savoir anticiper et s’organiser. D’autant qu’à Epita, poursuit-il, les profs nous donnent parfois volontairement trop de travail tous en même temps, pour voir quels choix on va faire, quelles priorités on va se fixer. Cela fait partie de l’apprentissage : c’est une mise en situation qui nous initie à la vie en entreprise”.

L’accent mis sur le travail en groupe
En dehors des exposés ou des TPE (travaux pratiques encadrés), le lycée offre peu d’occasions de travailler en groupe. À l’inverse, les écoles d’ingénieurs favorisent le travail en équipe et la pédagogie par projets est devenue le credo de certaines d’entre elles. Comme à Epita : “Le travail est moins individuel qu’auparavant : au lycée, c’est plutôt exceptionnel qu’on nous demande de rendre des devoirs communs à plusieurs élèves. Là, quasiment tout se fait en groupe”, décrit Paul. Pour l’étudiant de deuxième année de cycle ingénieur, une telle pédagogie participe de la formation : “Cela permet de se préparer à la vie professionnelle, car en entreprise, il est impossible de travailler en solo”.

“Nous devons apprendre à nous organiser et à nous répartir les tâches”, confirme Arthur aux Mines d’Alès. En outre, le travail par projet se fait souvent aussi en discussion avec les enseignants et, d’une manière générale, la relation prof/élève est différente, plus mature de celle qui existait au lycée. “Il m’arrive souvent d’aller frapper à la porte du bureau d’un enseignant pour lui demander un conseil ou de l’aide sur un projet, raconte Arthur. Pour moi, nous ne sommes plus dans la relation de face à face comme au lycée ; on travaille plus en équipe avec eux, c’est presque un partenariat.”

Pour aller plus loin
- Êtes-vous fait pour des études d’ingénieur ?
- Le classement des écoles d'ingénieurs après bac.
- Le classement des écoles d'ingénieurs après bac+2.
- Réussir les concours des écoles d'ingénieurs postbac
- Admissions parallèles : quelles sont les meilleures filières pour entrer en école d’ingénieurs ?
- Les grands concours après prépa à la loupe.
- Les labels des écoles d'ingénieurs
- Vidéo : étudier dans une école d'ingénieurs.
Sophie Blitman
Mars 2012

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