DOSSIER : FORMATIONS ARTISTIQUES : DESIGN GRAPHIQUE
Créer une nouvelle affiche, des dépliants publicitaires, des sites Web, les métiers du graphisme demandent un goût pour le dessin, mais aussi beaucoup de rigueur.
Quelles études pour travailler dans le graphisme ?
Qu’ils soient en agence de pub, en entreprise ou en free-lance, les pros de la communication graphique travaillent sur des supports variés : affiches, magazines, livres, emballages, sites Internet… Les principaux recruteurs sont les agences de pub, les services de communication interne de grandes entreprises, les médias et les éditeurs.
Pour réussir dans ce métier, il faut être créatif et particulièrement méticuleux. Sachez aussi que les cadences de travail sont irrégulières. "On peut travailler jour et nuit 3 mois d’affilée et être ensuite quasiment désœuvré durant plusieurs semaines", raconte Vincent, qui travaille à Paris dans une agence de publicité. C’est la raison pour laquelle beaucoup de graphistes exercent en indépendant…
On exige des jeunes professionnels un bac+2 au minimum. Le BTS (brevet de technicien supérieur) communication visuelle comporte deux options : graphisme-édition-publicité et multimédia. La première permet de faire du graphisme, tandis que l’option multimédia permet de créer des CD-ROM et des sites Internet. Mais dans la réalité, ce clivage est aussi prononcé. Ainsi, Arthur, qui a commencé comme graphiste en agence, a été embauché pour s’occuper du site Internet d’un musée, après une formation de six mois en création de sites Web dans le cadre de la formation continue.
Parmi les établissements qui proposent des BTS, l’École Estienne, à Paris, se démarque. En effet, cette école supérieure d’arts appliqués publique propose outre un BTS de communication visuelle, un DMA (diplôme des métiers d’art) en illustration, mais également un DSAA (diplôme supérieur d’arts appliqués) en deux ans après un bac+2 en design et stratégie de communication, et un autre en design illustration scientifique. C’est après cette formation, unique en France, que Charlène a été nommée dessinatrice du laboratoire de paléontologie du prestigieux Muséum national d’histoire naturelle, à Paris. En seconde, la jeune fille s’est inscrite au lycée privé sous contrat Sainte-Geneviève, à Paris, en section STI arts appliqués (à présent STD2A). Après son bac, elle entre directement dans l’École Olivier-de-Serres où elle décroche deux ans plus tard un BTS communication visuelle option multimédia. Ce qui lui permet ensuite d’intégrer le DSAA illustration médicale et scientifique à l’École Estienne… avec seulement 6 autres élèves.
Outre les BTS, il existe d’autres écoles préparant aux métiers du graphisme. Dans notre banc d’essai des écoles de graphisme, les cinq écoles les plus citées par les professionnels sont l’École Estienne, l’ESAG-Pennighen (à égalité), l’ENSAD (Arts déco), l’ENSBA (Beaux-Arts) et les Gobelins.
De ces établissements, l’ENSAD est le plus ancien (1767), le plus prestigieux, et aussi le plus sélectif (moins de 5 % de reçus). Cette école, dont les études sont quasiment gratuites, compte parmi ses anciens Fernand Léger, Jacques Tardi ou Jean-Paul Goude…
Pour les passionnés de bande dessinée, il existe des écoles comme Émile-Cohl à Lyon, Jean-Trubert à Antony (92) ou bien, pour le master, l’EESI (École européenne supérieure de l'image) d’Angoulême. Voir notre dossier “Quelles études pour travailler dans l’animation”.
Pour réussir dans ce métier, il faut être créatif et particulièrement méticuleux. Sachez aussi que les cadences de travail sont irrégulières. "On peut travailler jour et nuit 3 mois d’affilée et être ensuite quasiment désœuvré durant plusieurs semaines", raconte Vincent, qui travaille à Paris dans une agence de publicité. C’est la raison pour laquelle beaucoup de graphistes exercent en indépendant…
| Un BTS au minimum |
On exige des jeunes professionnels un bac+2 au minimum. Le BTS (brevet de technicien supérieur) communication visuelle comporte deux options : graphisme-édition-publicité et multimédia. La première permet de faire du graphisme, tandis que l’option multimédia permet de créer des CD-ROM et des sites Internet. Mais dans la réalité, ce clivage est aussi prononcé. Ainsi, Arthur, qui a commencé comme graphiste en agence, a été embauché pour s’occuper du site Internet d’un musée, après une formation de six mois en création de sites Web dans le cadre de la formation continue.
| Estienne, une formation unique en France |
Parmi les établissements qui proposent des BTS, l’École Estienne, à Paris, se démarque. En effet, cette école supérieure d’arts appliqués publique propose outre un BTS de communication visuelle, un DMA (diplôme des métiers d’art) en illustration, mais également un DSAA (diplôme supérieur d’arts appliqués) en deux ans après un bac+2 en design et stratégie de communication, et un autre en design illustration scientifique. C’est après cette formation, unique en France, que Charlène a été nommée dessinatrice du laboratoire de paléontologie du prestigieux Muséum national d’histoire naturelle, à Paris. En seconde, la jeune fille s’est inscrite au lycée privé sous contrat Sainte-Geneviève, à Paris, en section STI arts appliqués (à présent STD2A). Après son bac, elle entre directement dans l’École Olivier-de-Serres où elle décroche deux ans plus tard un BTS communication visuelle option multimédia. Ce qui lui permet ensuite d’intégrer le DSAA illustration médicale et scientifique à l’École Estienne… avec seulement 6 autres élèves.
| Aux Arts déco, certains anciens élèves sont très connus |
Outre les BTS, il existe d’autres écoles préparant aux métiers du graphisme. Dans notre banc d’essai des écoles de graphisme, les cinq écoles les plus citées par les professionnels sont l’École Estienne, l’ESAG-Pennighen (à égalité), l’ENSAD (Arts déco), l’ENSBA (Beaux-Arts) et les Gobelins.
De ces établissements, l’ENSAD est le plus ancien (1767), le plus prestigieux, et aussi le plus sélectif (moins de 5 % de reçus). Cette école, dont les études sont quasiment gratuites, compte parmi ses anciens Fernand Léger, Jacques Tardi ou Jean-Paul Goude…
Pour les passionnés de bande dessinée, il existe des écoles comme Émile-Cohl à Lyon, Jean-Trubert à Antony (92) ou bien, pour le master, l’EESI (École européenne supérieure de l'image) d’Angoulême. Voir notre dossier “Quelles études pour travailler dans l’animation”.
Sophie de Tarlé
Janvier 2012









Ils sont en école d’art



