DOSSIER : FORMATIONS ARTISTIQUES : ANIMATION-JEUX VIDÉO
Dans l’animation, comme dans les jeux vidéo, la France n'a pas à rougir face aux géants américains ou asiatiques. Films d'animation et jeux vidéo français sont régulièrement primés dans les plus grands festivals internationaux, et Ubisoft est le troisième éditeur mondial de jeux vidéo. Les spécialistes de ce secteur trouvent aussi des débouchés dans le multimédia, le cinéma, la publicité et l’industrie musicale dont les univers sont très proches.
Quelles études pour travailler dans l’animation ?
En 2010, la cérémonie des Oscars a fait honneur à la France. Nommés dans la catégorie du meilleur court-métrage d’animation, François Alaux, Hervé de Crécy et Ludovic Houplain sont repartis de Hollywood avec la statuette grâce à leur génial Logorama. Les trois cinéastes avaient mis 5 ans à réaliser ce dessin animé composé de 3.000 logos de marques, utilisés à la fois pour les personnages et les décors. En 2011, Madagascar, carnet de voyage, de Bastien Dubois, a été nominé par la prestigieuse académie.
D’après le SPFA (syndicat des producteurs de films d’animation), ce secteur emploie 2.500 personnes en France (dont une majorité d’intermittents) dans 80 sociétés.
René Broca, auteur d’une étude complète sur le sujet (“La formation et l’emploi dans le secteur de l’animation”, Observatoire prospectif des métiers et des qualifications de l’audiovisuel) distingue trois écoles en cinéma d’animation qui ont acquis un rayonnement international : il s’agit de Supinfocom, située à Valenciennes, de sa “petite sœur” installée en Arles, et des Gobelins l’École de l’image à Paris. Un tiers des diplômés de ces établissements trouvent du travail à l’étranger dès la fin de leurs études.
Huit autres écoles sont particulièrement appréciées des professionnels : l’EMCA à Angoulême, qui dépend de la chambre de commerce de la ville, l’ESAAT de Roubaix, un établissement public qui propose un DMA (diplôme des métiers d’arts), le département ATI (arts et technologie de l’image) de l’université Paris 8, l'Ecole Georges-Méliès à Orly, LISAA à Paris, l'Ecole Pivaut à Nantes, Émile-Cohl à Lyon, et La Poudrière à Valence, qui n’est accessible qu’en deuxième cycle.
Deux autres écoles sont jugées prometteuses : l’ESMA de Montpellier et Toulouse, et le lycée privé sous contrat Sainte-Geneviève à Paris, dont le DMA en cinéma d’animation bénéficie également d'une excellente réputation.
À l’université, une formation se démarque : le master professionnel en arts et technologie de l’image virtuelle de Paris 8. Très sélectif (35 places seulement), il s’adresse aux excellents étudiants de licence d’art, d’informatique ou de sciences. Il existe aussi une licence professionnelle en imagerie numérique à Irisup’, à Clermont-Ferrand, accessible après un bac+2 en informatique.
D’après le SPFA (syndicat des producteurs de films d’animation), ce secteur emploie 2.500 personnes en France (dont une majorité d’intermittents) dans 80 sociétés.
René Broca, auteur d’une étude complète sur le sujet (“La formation et l’emploi dans le secteur de l’animation”, Observatoire prospectif des métiers et des qualifications de l’audiovisuel) distingue trois écoles en cinéma d’animation qui ont acquis un rayonnement international : il s’agit de Supinfocom, située à Valenciennes, de sa “petite sœur” installée en Arles, et des Gobelins l’École de l’image à Paris. Un tiers des diplômés de ces établissements trouvent du travail à l’étranger dès la fin de leurs études.
Huit autres écoles sont particulièrement appréciées des professionnels : l’EMCA à Angoulême, qui dépend de la chambre de commerce de la ville, l’ESAAT de Roubaix, un établissement public qui propose un DMA (diplôme des métiers d’arts), le département ATI (arts et technologie de l’image) de l’université Paris 8, l'Ecole Georges-Méliès à Orly, LISAA à Paris, l'Ecole Pivaut à Nantes, Émile-Cohl à Lyon, et La Poudrière à Valence, qui n’est accessible qu’en deuxième cycle.
Deux autres écoles sont jugées prometteuses : l’ESMA de Montpellier et Toulouse, et le lycée privé sous contrat Sainte-Geneviève à Paris, dont le DMA en cinéma d’animation bénéficie également d'une excellente réputation.
À l’université, une formation se démarque : le master professionnel en arts et technologie de l’image virtuelle de Paris 8. Très sélectif (35 places seulement), il s’adresse aux excellents étudiants de licence d’art, d’informatique ou de sciences. Il existe aussi une licence professionnelle en imagerie numérique à Irisup’, à Clermont-Ferrand, accessible après un bac+2 en informatique.
Sophie de Tarlé
Janvier 2012









Ils sont en école d’art



