DOSSIER : FORMATIONS ARTISTIQUES : MODE
À côté des diplômes d’État (BTS, diplômes d’école d’art), de nombreuses formations aux métiers de la mode sont proposées par des établissements privés de niveau inégal. Avant de vous inscrire, mieux vaut donc vérifier la cote de la formation auprès des différents professionnels du secteur.
Quelles études pour travailler dans la mode ?
Contrairement aux idées reçues, le secteur de la mode embauche. Les bureaux de style (qui créent les tendances de demain), les petites entreprises familiales, les marques de luxe ou la grande distribution recrutent les jeunes diplômés. Mais la mode est aussi une industrie mondialisée qui évolue très vite. Les grandes marques sont présentes dans bien des pays de la planète et les usines de production se trouvent depuis longtemps en Inde ou en Chine. Alors mieux vaut être parfaitement bilingue, aimer jongler avec les fuseaux horaires et connaître d’autres cultures.
Karine Piotraut, responsable des carrières à l’IFM (Institut français de la mode), qui propose un troisième cycle très prisé, conseille de saisir toutes les opportunités qu’offre l’époque : "Les marques ont besoin de jeunes diplômés à l’aise avec Internet (que ce soit pour la vente en ligne, les blogs…), car les entreprises n’ont pas forcément ces ressources en interne. Il faut par ailleurs s’ouvrir à d’autres univers, comme la décoration et l’art de vivre, et ne pas hésiter à se tourner vers les PME (petites et moyennes entreprises), qui ont cette année plus embauché que les grands groupes."
À ceux qui voudront se lancer en solo, Patrice Lamoureux, directeur de l’aide aux entreprises à la Fédération française du prêt-à-porter féminin, conseille d’avoir d’abord quelques années d’expérience et un pécule d’au moins 30.000 € avant de se lancer. "Et une ténacité sans faille", ajoute-t-il.
Le BTS stylisme de mode, textile et environnement constitue un bon préambule. Vous pourrez choisir entre deux options : mode et textile-matériaux-surface. La première vous oriente vers la création de vêtements et d’accessoires, la seconde permet de travailler la conception de tissus. Attention, les étudiants qui n’ont pas de bac STD2A (design et arts appliqués) devront passer par une année de MANAA.
Mais le BTS ne suffira pas forcément pour trouver du travail. Par exemple, à l’ESAA-Duperré à Paris, la majorité des diplômés de BTS choisissent de poursuivre leurs études, que ce soit en DSAA, en fac (par une licence professionnelle) ou en école (par une formation en modélisme).
D’autres formations existent, entre trois et cinq ans. L’inscription du diplôme au Répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) est un bon indicateur du niveau d’insertion des diplômés. Les écoles certifiées de niveau II (bac+3/4) sont au nombre de sept : l’Esmod à Paris, l’ECSCP (École de la chambre syndicale de la couture parisienne), l’ESAFC (École supérieure d’art Françoise-Conte), l’OGFDI (Olivier Gerval Fashion Design Institute) à Paris, l’ESAAT Roubaix, le lycée La Martinière-Diderot à Lyon et l’ESAA-Duperré à Paris. Certaines écoles se distinguent également en remportant des prix à des concours, comme le Festival international des jeunes créateurs de mode de Dinard, qui récompense les étudiants les plus prometteurs.
Quant à l’université, il n’existe pas de formation après le bac. Après un bac+2, le choix est plus vaste. Citons en particulier les filières proposées par l’université de la mode (Lyon 2), appréciées des professionnels. Enfin, avoir l’âme créatrice n’empêche pas d’apprendre à compter. Pour être opérationnel, Romain Marquis, recruteur, conseille de compléter une formation de styliste par… une école de commerce.
| Montrer une ténacité sans faille pour se lancer en solo |
À ceux qui voudront se lancer en solo, Patrice Lamoureux, directeur de l’aide aux entreprises à la Fédération française du prêt-à-porter féminin, conseille d’avoir d’abord quelques années d’expérience et un pécule d’au moins 30.000 € avant de se lancer. "Et une ténacité sans faille", ajoute-t-il.
| Le BTS : pourquoi pas pour commencer ? |
Mais le BTS ne suffira pas forcément pour trouver du travail. Par exemple, à l’ESAA-Duperré à Paris, la majorité des diplômés de BTS choisissent de poursuivre leurs études, que ce soit en DSAA, en fac (par une licence professionnelle) ou en école (par une formation en modélisme).
| Une formation en gestion est un bon complément |
Quant à l’université, il n’existe pas de formation après le bac. Après un bac+2, le choix est plus vaste. Citons en particulier les filières proposées par l’université de la mode (Lyon 2), appréciées des professionnels. Enfin, avoir l’âme créatrice n’empêche pas d’apprendre à compter. Pour être opérationnel, Romain Marquis, recruteur, conseille de compléter une formation de styliste par… une école de commerce.
Sophie de Tarlé
Janvier 2012
Janvier 2012









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