Dossier : L’école d’architecture selon Cyril, en 3e année à l’école Paris-Val-de-Seine
Entre ses études, un stage dans une agence parisienne et ses activités au sein du bureau des élèves, Cyril, 23 ans, en 3e année à l’école d’architecture Paris-Val-de-Seine, n’a pas vraiment le temps de souffler. Il nous ouvre les portes de son école.
La sociologie, utile pour la genèse d’un projet
Enfin, l’informatique et la maitrise des logiciels de dessin assisté par ordinateurs, tels Autocad et Archicad sont également abordés. "On reçoit une initiation aux logiciels qui n’est pas très poussée. C’est à nous de découvrir toutes les possibilités au fur et à mesure que l’on progresse dans les études. Et souvent, les élèves des autres années de notre atelier répondent à nos questions."
Dans l’atelier, ambiance musicale et décontractée
Une 6e année pour signer ses plans
Autonomie appréciée
Texte et photos : Mathieu Oui
Architecture : des études entre la fac et l’école
"Les études d’architecture ne sont pas difficiles mais nécessitent d’être vraiment motivé et de ne pas compter ses heures, résume Cyril, en 3e année à l’école Paris-Val-de-Seine. En fait, il faut être un peu bon dans toutes les matières, être à la fois scientifique, littéraire et aussi manuel pour les maquettes."
Par exemple, la brochure de l’école de Paris-Val-de-Seine ne spécifie pas de série de bac en particulier, mais explique que le candidat est jugé sur son niveau de culture générale et scientifique. Si le bac S n’est donc pas requis, il faut en revanche avoir des appétences pour les sciences. "La 1ère année est l’occasion de remettre tout le monde à niveau quelque soit son bac" précise Cyril. "Un bachelier S aura peut-être un peu plus de difficultés dans les matières littéraires et vice-versa pour un élève de série littéraire".
Par exemple, la brochure de l’école de Paris-Val-de-Seine ne spécifie pas de série de bac en particulier, mais explique que le candidat est jugé sur son niveau de culture générale et scientifique. Si le bac S n’est donc pas requis, il faut en revanche avoir des appétences pour les sciences. "La 1ère année est l’occasion de remettre tout le monde à niveau quelque soit son bac" précise Cyril. "Un bachelier S aura peut-être un peu plus de difficultés dans les matières littéraires et vice-versa pour un élève de série littéraire".
La sociologie, utile pour la genèse d’un projet
![]() Cyril sur l'une des terrasses de l'école
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Dès le 1er semestre, il faut donc s’attendre à des cours de mathématiques, géométrie, mécanique et résistance des matériaux. L’enseignement en licence comprend également des cours d’arts plastiques, de géographie, d’histoire de l’art, de sociologie, de langues… "Les cours de sociologie m’ont un peu surpris au début" raconte l’étudiant. "Et puis je me suis aperçu que c’était très important dans la genèse des projets. On nous oblige à réflêchir aux populations qui vivent dans tel ou tel quartier, à leur origine socio-professionnelle, à leurs habitudes de déplacement…. C’est très important."
Enfin, l’informatique et la maitrise des logiciels de dessin assisté par ordinateurs, tels Autocad et Archicad sont également abordés. "On reçoit une initiation aux logiciels qui n’est pas très poussée. C’est à nous de découvrir toutes les possibilités au fur et à mesure que l’on progresse dans les études. Et souvent, les élèves des autres années de notre atelier répondent à nos questions."
Dans l’atelier, ambiance musicale et décontractée
![]() La salle d'arts plastiques est surtout fréquentée par les élèves de 1ère année |
L’atelier, c’est à la fois le groupe de référence pour le projet, et la salle de travail dans laquelle les étudiants préparent leur projet. Dès la 1ère année, les étudiants sont affectés à un atelier, qui, sous la houlette d’un ou plusieurs enseignants, regroupe des élèves de toutes les années. Chaque atelier dispose d’une salle de travail spécifique ou les étudiants peuvent préparer leurs travaux, et se donner des conseils d’une promotion à l’autre. L’ambiance y est à la fois studieuse et décontractée, les murs décorés de photos, avec un léger fond sonore.
Une 6e année pour signer ses plans
Après les 3 premières années de licence qui visent à donner les bases du métier, les 2 années suivantes de master servent à préparer l’insertion professionnelle. La 5e (et dernière) année comprend 2 temps forts : la rédaction d’un mémoire et la réalisation d’un projet de fin d’études présenté devant un jury. Enfin, pour pouvoir signer des plans en son nom propre, il faut valider une 6e et dernière année, intitulée HMONP : habilitation à exercer la maîtrise d’œuvre en son nom propre, qui prévoit notamment 6 mois de stage. C’est cette habilitation qui permet de s’inscrire à l’Ordre des architectes et de s’établir à son compte.
Autonomie appréciée
"Ces études se situent un peu entre la fac et l’écoles d'ingénieurs", analyse encore le jeune Parisien qui apprécie une certaine autonomie dans l’emploi du temps. "Pour les cours en amphi, la présence n’est pas contrôlée. En revanche, on est obligé d’être présent lors des séances de rendu et de respecter les délais, quitte à bosser toute la nuit qui précède si nécessaire" plaisante Cyril.
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Mai 2010

























