DOSSIER : ECOLES DE JOURNALISME : 16 PRÉPAS À LA LOUPE
- Prépa aux écoles de journalisme : le banc d’essai
- Les prépas aux écoles de journalisme gratuites pour les étudiants boursiers
- Les prépas aux écoles de journalisme à distance
- Les prépas aux écoles de journalisme des universités catholiques
- Les prépas aux écoles de journalisme privées
- Les prépas aux écoles de journalisme des universités
Face à la sélectivité croissante des écoles de journalisme, les préparations dédiées se multiplient. Et les fes formules sont variées : payantes ou gratuites, à distance, à temps partiel ou complet, à l'université ou dans le privé.... comment s’y retrouver ? L'Etudiant vous en présente 16, avec leurs spécificités, leurs modalités d'admission et les taux de réussite qu'elles affichent.
Prépa aux écoles de journalisme : le banc d’essai
Les écoles de journalisme, et en particulier les 13 cursus reconnus par la profession, ont le vent en poupe ! Les candidats se pressent à leurs portes – pour exemple, en 2011, l’école de journalisme de Bordeaux a reçu plus de 25 candidatures par place et l’IPJ (Institut pratique de journalisme) a enregistré une hausse de 8 % des inscrits en un an. Logiquement, les préparations aux concours de ces écoles de plus en plus sélectives se multiplient.
Et d’une prépa à l’autre, les formules varient : certaines sont à temps plein, d’autres peuvent être suivies en parallèle d’une autre formation ; certaines préparent à seulement quelques écoles, d’autres à tous les concours ; enfin, certaines sont payantes (de 400 € à plus de 5.000 €) tandis que d’autres sont quasi-gratuites. Pour vous aider à les comparer et faire votre choix, nous les avons regroupées en 5 grandes familles : les prépas réservées aux boursiers, les prépas à distance, les prépas des instituts privés, celles des établissements catholiques et celles encadrées par des universités. Pour chacune des 16 prépas abordées dans ce dossier, nous détaillons la durée des études, le programme et le rythme, les modalités de sélection, les tarifs, les éventuelles équivalences et les taux de réussite (déclaratifs) à l’entrée des écoles.
Certaines de ces prépas affichent de bons taux d’accès aux écoles reconnues. Mais ces écoles ne recommandent pas forcément de passer par une préparation spécifique. Seule l’ESJ Lille a ouvert sa propre prépa, à distance, "en réponse aux officines du privé qui facturent des milliers d’euros, sans forcément de résultats", explique Marc Capelle, le directeur de l’école, qui considère que les concours nécessitent une vraie préparation. Le responsable de ce cursus, Frédéric Baillot, insiste quant à lui sur l’importance d’être suivi pendant sa préparation - "Si les élèves ne se sont pas connectés sur le site depuis longtemps, on leur envoie un mail" -, sur l’utilité des concours blancs mais aussi sur l’émulation que cela peut générer entre élèves.
L’importance de telles préparations consiste donc surtout en l’acquisition de méthodes de révision. Mais attention au risque de formatage, notamment pour les épreuves orales. Car les écoles de journalisme recherchent des candidats qui ne délivrent pas de discours prémâché sur le journalisme et le monde des médias. Le directeur du CFJ à Paris, Christophe Deloire explique avoir récemment modifié les concours pour diversifier les profils des admis : une épreuve de créativité a ainsi été introduite et les épreuves de synthèse de documents et d’anglais écrit ont été supprimées de l’admissibilité.
Prépa ou non, pour mettre toutes les chances de votre côté, avoir effectué des stages et participé à des médias étudiants est très fortement recommandé : cela montre votre motivation et le fait que vous connaissez déjà un peu le milieu. Autre évidence à rappeler : suivez en profondeur l’actualité (de la politique au cinéma, en passant par le sport…) et appuyez-vous sur les conseils de révision des sites des écoles : la plupart permettent de télécharger des annales de sujets, suggèrent des bibliographies (sur celui du CELSA notamment), voire mettent à disposition un guide du candidat, comme sur le site de l’IPJ.
Mathieu Oui
Novembre 2011
| Variété des formules |
Et d’une prépa à l’autre, les formules varient : certaines sont à temps plein, d’autres peuvent être suivies en parallèle d’une autre formation ; certaines préparent à seulement quelques écoles, d’autres à tous les concours ; enfin, certaines sont payantes (de 400 € à plus de 5.000 €) tandis que d’autres sont quasi-gratuites. Pour vous aider à les comparer et faire votre choix, nous les avons regroupées en 5 grandes familles : les prépas réservées aux boursiers, les prépas à distance, les prépas des instituts privés, celles des établissements catholiques et celles encadrées par des universités. Pour chacune des 16 prépas abordées dans ce dossier, nous détaillons la durée des études, le programme et le rythme, les modalités de sélection, les tarifs, les éventuelles équivalences et les taux de réussite (déclaratifs) à l’entrée des écoles.
| Du bon usage de la prépa |
Certaines de ces prépas affichent de bons taux d’accès aux écoles reconnues. Mais ces écoles ne recommandent pas forcément de passer par une préparation spécifique. Seule l’ESJ Lille a ouvert sa propre prépa, à distance, "en réponse aux officines du privé qui facturent des milliers d’euros, sans forcément de résultats", explique Marc Capelle, le directeur de l’école, qui considère que les concours nécessitent une vraie préparation. Le responsable de ce cursus, Frédéric Baillot, insiste quant à lui sur l’importance d’être suivi pendant sa préparation - "Si les élèves ne se sont pas connectés sur le site depuis longtemps, on leur envoie un mail" -, sur l’utilité des concours blancs mais aussi sur l’émulation que cela peut générer entre élèves.
L’importance de telles préparations consiste donc surtout en l’acquisition de méthodes de révision. Mais attention au risque de formatage, notamment pour les épreuves orales. Car les écoles de journalisme recherchent des candidats qui ne délivrent pas de discours prémâché sur le journalisme et le monde des médias. Le directeur du CFJ à Paris, Christophe Deloire explique avoir récemment modifié les concours pour diversifier les profils des admis : une épreuve de créativité a ainsi été introduite et les épreuves de synthèse de documents et d’anglais écrit ont été supprimées de l’admissibilité.
| Travail personnel et stages |
Prépa ou non, pour mettre toutes les chances de votre côté, avoir effectué des stages et participé à des médias étudiants est très fortement recommandé : cela montre votre motivation et le fait que vous connaissez déjà un peu le milieu. Autre évidence à rappeler : suivez en profondeur l’actualité (de la politique au cinéma, en passant par le sport…) et appuyez-vous sur les conseils de révision des sites des écoles : la plupart permettent de télécharger des annales de sujets, suggèrent des bibliographies (sur celui du CELSA notamment), voire mettent à disposition un guide du candidat, comme sur le site de l’IPJ.
| Quel profil pour être admis dans les écoles reconnues ? La majorité des élèves admis en écoles de journalisme (39%) a un diplôme à bac+4. Les bac+3 représentent 27% des admis, et les bac+5 (et plus) 19%. 5% n’ont que le bac à leur admission. Enfin, 9,2% sont titulaires d’un bac+1 ou bac+2. En ce qui concerne les filières d’origine des admis, près d’un quart (24,7%) sont diplômés d’un Institut d’études politiques (IEP). Viennent ensuite l’histoire (22%), la filière lettres langues arts (17,4%), le droit (13%), et enfin la filière information-communication (12,8%). Les autres se répartissent entre les filière de sciences-humaines, de sciences dures et d’ingénieurs, ou encore l’économie-gestion.
Chiffres tirés de l’enquête IFP-CARISM (2010). Quand s’inscrire ? -Les inscriptions en prépa En dehors des prépas annuelles dont les inscriptions sont terminées, les autres établissements prennent des inscriptions tout au long de l’année, et prioritairement avant la fin 2011. -Les inscriptions aux concours Chaque école de journalisme a ses propres dates d’inscriptions et de concours. Un concours est organisé en commun entre le CFJ et l’IPJ (www.concourspemep.fr). Il faut savoir que les inscriptions aux concours sont généralement ouvertes entre février et début avril. L’admissibilité se déroule courant mai (dès le mois d’avril pour le CELSA et le CUEJ). Quant aux épreuves d’admission, elles s’étalent essentiellement entre fin juin et début juillet. |
| Zoom sur les 16 prépas : notre méthodologie Le recueil des informations sur les prépas a été réalisé entre mai et octobre 2011, en contactant directement les écoles, soit par courriel, soit par téléphone. Pour les taux de réussite, nous n’avons retenu que l’admission aux 13 cursus reconnus par la profession. Nous avons choisi de publier les résultats des deux dernières années (2010-2011). Ces informations sont données par les établissements eux-mêmes. A noter, ces résultats sont difficilement comparables : certains établissements ne préparent qu’à un seul concours et d’autres proposent des taux de réussite cumulés sur plusieurs années. D’autres écoles ne nous ont pas communiqué leur taux de réussite ou leur formation est trop récente pour fournir ces informations. |
Novembre 2011







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