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DOSSIER : CHANGER DE CAP, C'EST POSSIBLE !

Le droit à l'erreur existe ! A l'université, la possibilité de se réorienter en fin de premier semestre est défini par un arrêté. Mais gare aux déconvenues, certaines portes sont désormais fermées.

Pas de décisions hâtives

Quitte à surprendre, Dominique Descamps-Calderon, directrice de l’ODIEP, un centre d’orientation privé situé à Paris, estime qu’il est parfois "urgent de ne pas bouger" : "Perdre une année quand on a 18 ans, ce n’est après tout peut-être pas si grave. Plutôt que de prendre des décisions hâtives, réfléchissez ! Quels sont les obstacles ? L’organisation des cours ? Un manque de bases ? Tous les jeunes qui parlent de changer de voie n’en ont, en réalité, pas forcément besoin. Avec un petit coup de pouce, ils retrouvent confiance en eux et poursuivent leur route." Effectivement, avoir loupé ses premiers partiels n’est pas une raison suffisante pour tout remettre en cause. Dans de nombreuses facs, le premier et le second semestre se compensent. Il est souvent possible de passer en deuxième année conditionnelle, à condition de retravailler et de repasser les épreuves ratées.
Sauf en cas d’allergie, n’oubliez pas que les établissements inventent souvent leurs propres solutions. À Mulhouse, par exemple, l’université de haute Alsace propose à ses élèves des préparations aux concours d’infirmiers, de cadre B de la fonction publique ou d’éducateur. L’an dernier, le semestre "redoubler gagnant" permettait par ailleurs de se remettre à niveau pour remonter en selle. Qu’ils s’intitulent "semestre de consolidation" ou "module tremplin", des équivalents existent presque partout. La grande consigne : renseignez-vous !


Julie Marie-Leconte

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