1. La fac de sciences selon Caroline, en 3e année de biologie
Portrait

La fac de sciences selon Caroline, en 3e année de biologie

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Caroline, 20 ans, est en 3e année de licence de biologie à l’université de Cergy-Pontoise. Entre les cours, la danse et son job d’étudiant de télé conseillère, elle fait une pause pour nous raconter sa vie très occupée d’étudiante en fac de sciences.

C’est au collège que Caroline commence à se passionner pour la biologie. Une fois au lycée, elle s’oriente donc logiquement vers la série scientifique, option SVT (sciences et vie la Terre). "Je voulais faire de la recherche pour mettre au point des vaccins et sauver des gens", se rappelle-t-elle.
 

Une prépa ou la fac ?

 
CarolineSes parents la poussent à faire une prépa BCPST (biologie, chimie, physique et sciences de la terre) mais la jeune femme, qui s’est renseignée sur les débouchés, est convaincue que cette voie ne lui conviendra pas : devenir vétérinaire ou ingénieur agronome ? Très peu pour elle ! De plus, la charge de travail l’inquiète. "Au lycée, je n’étais pas vraiment une bosseuse", avoue-t-elle. Imaginant que la fac lui permettrait d'être plus autonome et de concilier ses études avec ses activités extrascolaires, elle décide de relever le pari en se tournant vers l'université.
 

Pas si facile…

 
Caroline s’inscrit en licence sciences de la vie à Cergy-Pontoise, l’université de son secteur. Un constat s’impose : "La fac, c’est moins cool que ce qu’on imagine". Elle a environ 27 heures de cours par semaine. "En plus, tous les étudiants rentrent en octobre, à l’exception des étudiants en sciences et technologies qui commencent 1 mois plus tôt", tient-elle à souligner. Elle, qui voulait devenir autonome, est plutôt servie ! Elle se souvient encore de son désarroi des premiers mois. "Je voyais les profs sortir de l’amphi après avoir terminé leurs cours, et je devais me débrouiller avec mes notes."
 

Redoubler d’efforts

 
Il lui faut un semestre entier pour parvenir à s’adapter au rythme et à l’absence d’un réel encadrement. Avec une amie, elles décident de se motiver pour travailler ensemble, "c’est plus facile à deux". Cette alliance porte ses fruits mais les 2 amies choisissent des options différentes au 2ème semestre, et Caroline relâche la cadence. La jeune femme est consciente de ses difficultés de concentration, et se sent perdue aux partiels. Conclusion : elle doit passer aux rattrapages pour le 2ème semestre. C’est le déclic, elle prend la décision de se ressaisir, et valide son année sans difficulté.
 

Un pour tous, tous pour un !

 
Une de ses copines l’avait prévenue : "A la fac, c’est chacun pour soi". En conséquence, Caroline est agréablement surprise de découvrir une bonne ambiance, dénuée de tout esprit de compétition. "Il n’y a pas de concours à la fin et chacun a un projet différent", explique-t-elle. Si elle manque un cours, pas d’inquiétude, un camarade de promo lui propose spontanément de recopier le sien. Et avant les partiels, tout le monde se souhaite bonne chance ! "En revanche, ce n’est pas l’ambiance des écoles d’ingénieurs, il est plus difficile de se faire des amis", précise-t-elle, avec une pointe de regret.
Sommaire du dossier
Fac de sciences : spécialisation progressive et écrémage Caroline, à la fac de biologie : l'université… et tout le reste L'université selon Caroline : de la biochimie à la cosmétique