Dossier : Licence pro : 10 questions-réponses
- Quel est l’avantage d’une licence pro par rapport à un BTS ou à un DUT ?
- La sélection est-elle sévère ?
- Quel est le profil des étudiants ?
- Comment se déroule la formation ?
- Peut-on suivre sa licence pro en alternance ou à l'étranger ?
- La poursuite d’études est-elle envisageable ?
- Quels sont les débouchés ?
- Quelles sont les chances de réussite en licence pro ?
- Comment les diplômés s'insèrent-ils sur le marché du travail ?
Comment s’assurer les meilleures chances de trouver un emploi après un bac+2 ? En poursuivant une année de plus en licence professionnelle. Questions-réponses pour avoir le mode d’emploi de ces formations et savoir si elles peuvent vous convenir.
Comment les diplômés s'insèrent-ils sur le marché du travail ?
Bien ! L’insertion professionnelle reste la grande force des licences pro. 3 ans après l’obtention du diplôme, 94 % des diplômés de 2004 occupaient un emploi et 81 % d’entre eux étaient en CDI (contrat à durée indéterminée), d’après la dernière enquête du Céreq "Génération 2004", publiée en 2007. En outre, la part de ceux travaillant à temps partiel reste très faible, même à l’issue des filières tertiaires.
La meilleure insertion revient aux diplômés des secteurs génie civil et de la construction avec un taux de chômage réduit à 3 % (en 2007). Le secret de ces scores enviables ? Les licences pro reposent sur un partenariat avec les entreprises, en général par le biais des chambres de commerce et d’industrie ou des fédérations professionnelles. Pour qu’une formation soit créée, il faut qu’il y ait une vraie demande sur le marché du travail. "Tous les 4 ans, notre existence est remise en cause", précise Jean-François Bernard, responsable pédagogique de la licence pro conduite de travaux en bâtiment et en travaux publics de l’IUT 1 de Grenoble.
En effet, c’est à cette fréquence que les licences pro doivent déposer une demande de réhabilitation au ministère de l’Enseignement supérieur. Or celle-ci n’est accordée que si les taux d’embauche à la sortie sont bons, sinon, la formation ferme...
Pas souvent ! D’après l’enquête 2007 du Céreq, seuls 13 % des diplômés en 2004 avaient accédé au statut de cadre 3 ans après l’obtention de leur licence professionnelle, tandis que 65 % avaient un statut de profession intermédiaire. En fait, les conventions collectives n’incluent pas toujours le grade de "cadre intermédiaire", qui correspond au niveau bac+3.
Hervé Cottet, de la licence pro polymères de Montpellier, constate toutefois une évolution dans son secteur : "Les entreprises se tournent de plus en plus vers les licences pro pour des embauches au niveau cadre intermédiaire, car elles reconnaissent la plus-value apportée par la spécialisation et la forte professionnalisation de la formation." Une évolution à mettre en lien avec les effets de la mise en place du système LMD (licence, master, doctorat), qui valide trois niveaux de qualification.
La meilleure insertion revient aux diplômés des secteurs génie civil et de la construction avec un taux de chômage réduit à 3 % (en 2007). Le secret de ces scores enviables ? Les licences pro reposent sur un partenariat avec les entreprises, en général par le biais des chambres de commerce et d’industrie ou des fédérations professionnelles. Pour qu’une formation soit créée, il faut qu’il y ait une vraie demande sur le marché du travail. "Tous les 4 ans, notre existence est remise en cause", précise Jean-François Bernard, responsable pédagogique de la licence pro conduite de travaux en bâtiment et en travaux publics de l’IUT 1 de Grenoble.
En effet, c’est à cette fréquence que les licences pro doivent déposer une demande de réhabilitation au ministère de l’Enseignement supérieur. Or celle-ci n’est accordée que si les taux d’embauche à la sortie sont bons, sinon, la formation ferme...
| Peut-on devenir cadre ? |
Hervé Cottet, de la licence pro polymères de Montpellier, constate toutefois une évolution dans son secteur : "Les entreprises se tournent de plus en plus vers les licences pro pour des embauches au niveau cadre intermédiaire, car elles reconnaissent la plus-value apportée par la spécialisation et la forte professionnalisation de la formation." Une évolution à mettre en lien avec les effets de la mise en place du système LMD (licence, master, doctorat), qui valide trois niveaux de qualification.
Sarah Collin
Mars 2012
Mars 2012



































