DOSSIER : MÉDECINE : LES CLÉS POUR RÉUSSIR LA PAES (EX-PCEM 1)
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- Ingrid Bastide : "La première année de médecine est plus une compétition envers soi-même qu’envers les autres"
Questions-réponses pour pouvoir appréhender au mieux une année qui requiert un moral d'acier et une organisation béton.
Ingrid Bastide : "La première année de médecine est plus une compétition envers soi-même qu’envers les autres"
Ingrid Bastide, 22 ans, étudiante en quatrième année à la fac Toulouse-PurpanIl aura fallu deux ans à Ingrid pour réussir le concours de première année de médecine. Après un échec en 2006 (d’un cheveu), l’étudiante de la fac de Toulouse-Purpan retente sa chance l’année suivante. "Je me suis beaucoup plus concentrée sur les cours des profs – la “bible” – et je me suis auto-évaluée avec des QCM (questionnaires à choix multiple). Cela me permettait de connaître mes points forts et mes faiblesses." Pour s’entraîner, Ingrid s’inscrit aussi au tutorat organisé par les étudiants de deuxième et troisième années de la fac. "Il prévoyait des “colles” (c’est-à-dire des concours types). Comme nous étions 900 sur les 1.100 candidats à participer, les résultats étaient assez représentatifs. J’ai pu me situer de façon assez juste par rapport aux autres." Toutefois, l’entraide prend le pas sur la compétition. "L’ambiance ne m’a jamais posé trop de problèmes. Les amphis étaient assez calmes, une fois passées les premières semaines. Mon seul souci était d’obtenir une place dans les premiers rangs, là où le professeur donnait son cours. C’est toujours mieux que de le suivre en vidéo. Pour cela, j’attendais quarante-cinq minutes dehors le matin." Difficile de bénéficier d’un suivi personnalisé… "Au lycée, nous sommes 30 par classe. À la fac, nous sommes 350 en amphi, de 50 à 70 en travaux dirigés."
Sacrifices personnels
Pour réussir, Ingrid a dû également faire quelques sacrifices personnels. "J’ai arrêté le sport. Je ne courais plus qu’une heure, deux fois par semaine. Je me suis éloignée de mes amis du lycée. En médecine, les journées se résument vite à manger-travailler-dormir." Mais l’étudiante, classée 21e au final, ne regrette rien : "On sort de la première année renforcé. On apprend beaucoup sur soi-même, sur notre façon de gérer le temps, notre curiosité, nos capacités de travail, notre moral. Il faut beaucoup de motivation, savoir travailler sur le long terme, être soutenu par sa famille, dormir. Il s’agit plus d’une compétition envers soi-même qu’envers les autres", conclut la jeune externe qui rêve de devenir pédiatre.
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Propos recueillis par Virginie Bertereau












