DOSSIER : MÉDECINE : LE CLASSEMENT DES FACS POUR ÊTRE BIEN CLASSÉ À L’ECN
- Classement : quelles facs de médecine préparent le mieux à l'ECN ?
- Classement : quelles facs de médecine trustent les meilleures places à l'ECN ?
- Classement : quelles facs de médecine classent le moins d'élèves dans le dernier quart à l'ECN ?
- Classement : quelles facs de médecine placent bien l’ensemble de leurs étudiants à l'ECN ?
- Pourquoi les facs de médecine ne se valent pas toutes à l’ECN ?
L'ECN (examen classant national) : le deuxième obstacle - obligatoire - à franchir pour tous les étudiants de médecine après le concours de la première année. C'est en fonction du rang qu'ils auront obtenu qu'ils choisiront une spécialité et un lieu de formation. Et se dessinera leur carrière... Quelles facs mènent le mieux leurs protégés à la réussite et pourquoi ?
Classement : quelles facs de médecine préparent le mieux à l'ECN ?
Six ans de formation après le bac, les étudiants en médecine doivent affronter une deuxième étape déterminante : l’ECN (examen classant national). Soit 9 dossiers médicaux-chirurgicaux d'une heure à étudier et une lecture critique d'article de trois heures. Selon le classement obtenu à l’ECN, ils choisissent leur spécialité parmi les 11 proposées et leur ville d’affectation.
En 2008, 5.699 candidats se sont présentés aux épreuves pour 5.704 postes d’internes (6.186 en 2009-2010). Mais finalement, 5.084 étudiants sont entrés en troisième cycle des études médicales et 620 postes sont restés vacants (soit environ 11 %), dont la plupart en médecine générale.
La méthode UPMC (Paris 6)
Quelles facs préparent le mieux à l’ECN ? Quelles sont celles qui vous permettent de décrocher les postes les plus prisés ? Celles qui permettent à un maximum de candidats de bien s’en sortir, sans en laisser sur le carreau ?
Pour obtenir des réponses à ces questions, référez-vous aux tableaux. Les chiffres nous ont été fournis en avant-première par la faculté UPMC- Paris 6. Une enquête parmi d’autres… Celle-ci n’est pas forcément parfaite* mais elle a le mérite de prendre en compte les derniers résultats à l’ECN (chiffres 2009), d’analyser la période 2005-2009 (ce qui atténue les "effets promo") et de ne pas se contenter de mettre en avant les facs "élitistes" (celles qui classent le plus de candidats en tête). Dans tous les cas, globalement, quelle que soit la méthode utilisée, les résultats divergent peu.
*Par exemple, les classements s’appuient sur les rangs des candidats et non sur leurs notes (très difficiles à obtenir…). Or, à l’ECN, tout se joue au millième de point.
| L’ECN : un examen à améliorer ? Les étudiants en médecine jouent leur carrière sur l’ECN. Et pourtant, "l’examen" n’est pas parfait… Pourquoi ? D’abord parce que tout se joue au millième de point. "Dans un point, il y a 33 candidats ex-aequo. Il faudrait rendre l’ECN plus discriminatoire, augmenter le nombre de dossiers à traiter, intégrer un test par concordance de script, qui évalue davantage l’organisation des connaissances… ", propose Thomas Berthélémy, vice-président études médicales de l’ANEMF (Association nationale des étudiants en médecine de France). D’autre part, parce que certains assurent que la réussite à l’examen relève plus du "bachotage" que de la réflexion médicale, hormis pour la lecture critique d’article. La faute aux questions types et à la notation au mot-clé. Pour améliorer le système, des solutions à l’étude. Mais il faudra être patient…
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Virginie Bertereau
Janvier 2010




