Dossier : Études de santé : la PAES en clair
- PAES : le concours de médecine n’est pas le plus sélectif
- La PAES, pour qui, pour quoi ?
- PAES : la vidéo et l’informatique à la rescousse
- PAES : un concours en janvier, 4 en juin
- Les filières paramédicales qui peuvent recruter après la PAES
- Médecine, dentaire, sage-femme, pharmacie : le numerus clausus 2011 stable
- PACES : les facs de médecine se creusent la tête pour la rentrée 2010
Futurs médecins, sages-femmes, pharmaciens, dentistes… votre parcours d’études débute désormais par la PAES (première année des études de santé). Que faut-il attendre de cette année, instaurée notamment pour faciliter la réorientation des étudiants en cas d’échec ? Décryptage.
7 décembre 2010
La PAES, pour qui, pour quoi ?
Ne réussit pas les études médicales qui veut, surtout la 1ère année. Car si le nombre de places au concours augmente régulièrement (on est passé de 5.100 en 2003 à 7.403 en 2010), l’engouement des jeunes pour la médecine ne faiblit pas non plus. Résultat : jusqu’alors, seulement 16% des candidats parvenaient chaque année à passer le cap sur le plan national.
Pour éviter ce “gâchis humain”, une PAES (1ère année des études de santé) commune aux futurs médecins, dentistes, sages-femmes et pharmaciens a été mise en place à la rentrée 2010. Elle remplace désormais le PCEM1 (1er cycle des études médicales, 1ère année) et le PCEP1 (1er cycle des études pharmaceutiques, 1ère année) dans toutes les universités. Objectifs : permettre aux étudiants d’acquérir une culture commune en santé, les aider dans leur choix de filière et faciliter les réorientations grâce à des passerelles. Il est encore trop tôt pour savoir si la PAES va changer la donne en matière de résultats aux concours ou diversifier le profil des candidats. Mais il est d’ores et déjà possible d’expliquer clairement ce qui change à propos du programme, des méthodes d’enseignement, des concours et des ouvertures en cas d’échec.
Des cours plus harmonisés entre les facs
Côté cours, la PAES s’appuie sur un programme national refondé. Ainsi, même si elles conservent des spécificités, les facultés ont été obligées de participer à l’harmonisation. Certaines facs de médecine très “matheuses” à l’origine ont dû revoir à la baisse leur nombre d’heures d’enseignements scientifiques. À l’inverse, d’autres universités réputées pour leur coloration sciences humaines et sociales et disciplines médicales fondamentales (biologie cellulaire, embryologie, anatomie, etc.) ont dû réajuster leur niveau en sciences dures (chimie, biochimie, physique, biophysique…). “Environ 25% du programme change, donc les redoublants sont moins avantagés que les années précédentes. Mais le concours a lieu mi-décembre (avant c’était en janvier). Cela va vite arriver…”, indique David, un étudiant de l’UPMC (université Pierre-et-Marie-Curie, Paris). Pour vous permettre de comparer, chaque établissement publie sa maquette de 1ère année sur son site Internet.
Virginie BertereauPour éviter ce “gâchis humain”, une PAES (1ère année des études de santé) commune aux futurs médecins, dentistes, sages-femmes et pharmaciens a été mise en place à la rentrée 2010. Elle remplace désormais le PCEM1 (1er cycle des études médicales, 1ère année) et le PCEP1 (1er cycle des études pharmaceutiques, 1ère année) dans toutes les universités. Objectifs : permettre aux étudiants d’acquérir une culture commune en santé, les aider dans leur choix de filière et faciliter les réorientations grâce à des passerelles. Il est encore trop tôt pour savoir si la PAES va changer la donne en matière de résultats aux concours ou diversifier le profil des candidats. Mais il est d’ores et déjà possible d’expliquer clairement ce qui change à propos du programme, des méthodes d’enseignement, des concours et des ouvertures en cas d’échec.
Des cours plus harmonisés entre les facs
Côté cours, la PAES s’appuie sur un programme national refondé. Ainsi, même si elles conservent des spécificités, les facultés ont été obligées de participer à l’harmonisation. Certaines facs de médecine très “matheuses” à l’origine ont dû revoir à la baisse leur nombre d’heures d’enseignements scientifiques. À l’inverse, d’autres universités réputées pour leur coloration sciences humaines et sociales et disciplines médicales fondamentales (biologie cellulaire, embryologie, anatomie, etc.) ont dû réajuster leur niveau en sciences dures (chimie, biochimie, physique, biophysique…). “Environ 25% du programme change, donc les redoublants sont moins avantagés que les années précédentes. Mais le concours a lieu mi-décembre (avant c’était en janvier). Cela va vite arriver…”, indique David, un étudiant de l’UPMC (université Pierre-et-Marie-Curie, Paris). Pour vous permettre de comparer, chaque établissement publie sa maquette de 1ère année sur son site Internet.
7 décembre 2010



































