PAES : peut-on choisir sa fac de médecine ?
Lycéen, vous souhaitez vous inscrire l’année prochaine en PAES (1re année des études de santé) pour tenter les concours de médecine, sage-femme, dentaire ou pharmacie. La question du choix de la fac, à indiquer sur le site admission-postbac, s’impose donc à vous.
Le nombre d’étudiants inscrits comparé au numerus clausus (nombre d’admis en 2e année) est souvent utilisé pour trouver la fac où l’on a le plus de chances de réussite. Certains, qui ont déjà un projet de spécialité et de lieu d’exercice en tête, se basent sur les résultats à l’ECN (examen classant national) passé en… 6e année. Mais pour Pierre Catoire, le président de l’ANEMF (Association nationale des étudiants en médecine de France), il faut surtout choisir en fonction de la distance fac-domicile. "Le temps de trajet est souvent un temps perdu pour les révisions", justifie-t-il.
Le nombre d’étudiants inscrits comparé au numerus clausus (nombre d’admis en 2e année) est souvent utilisé pour trouver la fac où l’on a le plus de chances de réussite. Certains, qui ont déjà un projet de spécialité et de lieu d’exercice en tête, se basent sur les résultats à l’ECN (examen classant national) passé en… 6e année. Mais pour Pierre Catoire, le président de l’ANEMF (Association nationale des étudiants en médecine de France), il faut surtout choisir en fonction de la distance fac-domicile. "Le temps de trajet est souvent un temps perdu pour les révisions", justifie-t-il.
| La mention au bac compte |
Du reste, cette distance est l’un des critères utilisé par APB pour affecter les étudiants dans leur université. Les autres critères pris en compte sont : l’ordre de vos vœux (l’objectif est de vous satisfaire au maximum), les places disponibles dans les établissements et votre mention au bac. APB essaie d’équilibrer la représentation des 4 mentions (passable, assez bien, bien et très bien) pour ne pas créer des facultés "d’élite". Dans tous les cas, l’université n’intervient pas dans le choix de ses étudiants.
En Ile-de-France, le recrutement est régional. Les facultés parisiennes, très demandées, sont donc difficiles d’accès pour les candidats non franciliens. Et parfois, l’affectation reçue déçoit… "Mon fils avait formulé 3 choix sur APB. Nous habitons en proche banlieue mais il visait une université parisienne pour faire de la recherche. On lui a accordé son 3e choix. Il était déçu car cela contrariait ses projets professionnels et il avait le sentiment d’être "recalé" alors qu’il avait obtenu une mention très bien au bac", raconte Aurélie, la mère d’un étudiant en médecine.
En Ile-de-France, le recrutement est régional. Les facultés parisiennes, très demandées, sont donc difficiles d’accès pour les candidats non franciliens. Et parfois, l’affectation reçue déçoit… "Mon fils avait formulé 3 choix sur APB. Nous habitons en proche banlieue mais il visait une université parisienne pour faire de la recherche. On lui a accordé son 3e choix. Il était déçu car cela contrariait ses projets professionnels et il avait le sentiment d’être "recalé" alors qu’il avait obtenu une mention très bien au bac", raconte Aurélie, la mère d’un étudiant en médecine.
| Echanges d’affectations |
En cas de mécontentement, vous pourrez toujours changer d’université. Mais les fenêtres de tir sont réduites… "C’est bien simple, il existe deux solutions. La première, qui concerne la plupart des cas, c’est l’échange. À mention égale, deux étudiants se mettent d’accord pour échanger leur affectation. Ils doivent se rendre ensemble aux services scolarité des deux établissements concernés pour faire valider la permutation", indique Serge Uzan, doyen de la faculté de médecine de l’UPMC (université Pierre-et-Marie-Curie).
Pour trouver votre bonheur, regardez sur les tableaux d’affichage à l’accueil des facs ou rendez-vous sur Internet. Le site www.remede.org, par exemple, propose un outil pratique d’annonces pour trouver un permutant. Plus le site est fréquenté, plus vos chances sont grandes. D’autre part, une affectation obtenue dans une université réputée est une meilleure monnaie d’échange, surtout au niveau des mentions très bien. La compétition est moins rude au niveau des autres mentions.
Pour trouver votre bonheur, regardez sur les tableaux d’affichage à l’accueil des facs ou rendez-vous sur Internet. Le site www.remede.org, par exemple, propose un outil pratique d’annonces pour trouver un permutant. Plus le site est fréquenté, plus vos chances sont grandes. D’autre part, une affectation obtenue dans une université réputée est une meilleure monnaie d’échange, surtout au niveau des mentions très bien. La compétition est moins rude au niveau des autres mentions.
| Cas exceptionnels : avec accord d’une commission |
"La seconde solution pour changer d’université est réservée aux cas exceptionnels, prévient Serge Uzan. À l’UPMC, des commissions composées de responsables de la scolarité et de responsables de la PAES se réunissent fin août et statuent sur les demandes qui nous ont été envoyées. Il faut un justificatif solide : un étudiant malade qui se fait soigner dans le centre hospitalo-universitaire proche, un déménagement des parents de Toulouse à Paris, etc.". Inutile de prétexter un rapprochement avec une petite amie ou une grand-mère seule au monde dont il faut s’occuper. Inutile également de s’insurger de ne pas avoir été admis malgré un 19,5/20 obtenu au bac. Ou bien encore d’envoyer une lettre dithyrambique au doyen vantant le prestige de sa formidable université…
Pour sa part, le fils d’Aurélie, qui n’a pas trouvé satisfaction avec le système de permutation, a pu intégrer son premier choix de fac parisienne grâce à cette 2e solution. "Sa demande a été acceptée. Il ne l’a pas justifiée par des motifs de confort ou de logistique, mais en exposant ses projets professionnels et personnels", explique sa mère. Depuis, cet étudiant est passé en 2e année, dans un cursus recherche.
Pour sa part, le fils d’Aurélie, qui n’a pas trouvé satisfaction avec le système de permutation, a pu intégrer son premier choix de fac parisienne grâce à cette 2e solution. "Sa demande a été acceptée. Il ne l’a pas justifiée par des motifs de confort ou de logistique, mais en exposant ses projets professionnels et personnels", explique sa mère. Depuis, cet étudiant est passé en 2e année, dans un cursus recherche.
Virginie Bertereau
Octobre 2012
Octobre 2012
Lundi 29 Octobre 2012




































