Dossier : Etudes de santé : comment rebondir après un échec en PAES
- Que faire après un échec en PAES (première année des études de santé) ?
- Dispositifs de réorientation après un échec en PAES : où en sont les facs ?
- Échec en PAES : rebondir dans une autre filière de l’université
- Échec en PAES : rebondir dans une autre filière santé
- Échec en PAES : rebondir dans une école d’ingénieurs
- Julie, en 2e année de BTS optique : « Si vous n’y arrivez pas en PAES, ne vous entêtez pas »
- Yann, en 1re année de licence de biologie : « Après un 1er semestre de PAES, je me suis réorienté pour ne pas gâcher une année »
- Ipek-Lisa, en BTS techniques physiques pour l’industrie et le laboratoire : « En PAES, je n’étais pas suffisamment encadrée »
La PAES (première année des études de santé) : ¼ d’admis à un concours (médecine, sage-femme, odontologie ou pharmacie) de fin d’année pour ¾ de recalés. Où se réorientent ces étudiants ? Quelle décision prendre si vos résultats ne sont pas à la hauteur ? Quels plans B s’offrent à vous ? L'Etudiant fait le point sur les réorientations.
Julie, en 2e année de BTS optique : « Si vous n’y arrivez pas en PAES, ne vous entêtez pas »
Après un an et demi passé en PAES (première année des études de santé), Julie, 25 ans, craque face à la pression. Elle rejoint le BTS optique de l’ESOL, une école privée à Nancy.
« J’ai toujours voulu faire médecine mais j’ai commencé par m’auto-censurer : c’était « trop dur » pour moi. Après le bac, je me suis donc inscrite en fac de droit à Nancy… avant de rejoindre la PAES. Mes premiers résultats étaient corrects (j’étais dans la 1re moitié du classement à la fin de l’année), sans pour autant me permettre de réussir le concours de médecine. J’ai redoublé. À la 2e tentative, j’aurais dû m’améliorer, mais le stress a pris le dessus. J’ai travaillé de façon intense pour obtenir des résultats catastrophiques. Le rythme (cours par demi-journée, beaucoup de travail personnel à côté) était particulier. Je me suis retrouvée dans un amphi sans professeur, avec le cours diffusé par visioconférence.
« J’ai toujours voulu faire médecine mais j’ai commencé par m’auto-censurer : c’était « trop dur » pour moi. Après le bac, je me suis donc inscrite en fac de droit à Nancy… avant de rejoindre la PAES. Mes premiers résultats étaient corrects (j’étais dans la 1re moitié du classement à la fin de l’année), sans pour autant me permettre de réussir le concours de médecine. J’ai redoublé. À la 2e tentative, j’aurais dû m’améliorer, mais le stress a pris le dessus. J’ai travaillé de façon intense pour obtenir des résultats catastrophiques. Le rythme (cours par demi-journée, beaucoup de travail personnel à côté) était particulier. Je me suis retrouvée dans un amphi sans professeur, avec le cours diffusé par visioconférence. | La réorientation |
En milieu d’année, je me suis décidée à me réorienter : même en travaillant plus, je ne pouvais pas remonter au classement. Un document de la fac parlait du BTS optique. Une bonne idée : cela me permettait de continuer d’étudier les sciences, notamment la physique, d’entrer dans le secteur paramédical et d’accéder à un large choix de métiers : techniques, commerciaux ou paramédicaux.
Pour être sélectionnée, je m’y suis prise très tôt, en mars/avril. Je voulais avoir mes chances face aux bacheliers de l’année. J’ai présenté une lettre de motivation, mes notes de terminale, mon parcours post-bac. J’ai été admise en 1re année. »
Pour être sélectionnée, je m’y suis prise très tôt, en mars/avril. Je voulais avoir mes chances face aux bacheliers de l’année. J’ai présenté une lettre de motivation, mes notes de terminale, mon parcours post-bac. J’ai été admise en 1re année. »
| Et si c’était à refaire ? |
« Je serais allée directement en optique, mais je n’ai pas de regrets. Tout ce que j’ai appris n’est pas perdu. Mon BTS me plaît vraiment. J’étudie l’optique physique, l’optique géométrique, les techniques en atelier, les examens de vue, les maths, le français, l’éco-droit-gestion, l’anglais… La formation est très encadrée. On travaille beaucoup à l’école, donc moins à la maison qu’en médecine, même si la 2e année est plus chargée. L’ambiance est agréable : nous sommes une quinzaine en cours, on se connaît tous. L’année prochaine, je compte poursuivre mes études en licence professionnelle d’optique à l’ESOL. Mon conseil pour les étudiants de PAES : ne vous entêtez pas si vous n’y arrivez pas, n’attendez pas la fin de l’année. Ne vous prenez pas la tête non plus : on peut trouver sa voie, en dehors de médecine. »
Propos recueillis par Virginie Bertereau
Avril 2012
Avril 2012
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