Dossier : Etudes de santé : comment rebondir après un échec en PAES
- Que faire après un échec en PAES (première année des études de santé) ?
- Dispositifs de réorientation après un échec en PAES : où en sont les facs ?
- Échec en PAES : rebondir dans une autre filière de l’université
- Échec en PAES : rebondir dans une autre filière santé
- Échec en PAES : rebondir dans une école d’ingénieurs
- Julie, en 2e année de BTS optique : « Si vous n’y arrivez pas en PAES, ne vous entêtez pas »
- Yann, en 1re année de licence de biologie : « Après un 1er semestre de PAES, je me suis réorienté pour ne pas gâcher une année »
- Ipek-Lisa, en BTS techniques physiques pour l’industrie et le laboratoire : « En PAES, je n’étais pas suffisamment encadrée »
La PAES (première année des études de santé) : ¼ d’admis à un concours (médecine, sage-femme, odontologie ou pharmacie) de fin d’année pour ¾ de recalés. Où se réorientent ces étudiants ? Quelle décision prendre si vos résultats ne sont pas à la hauteur ? Quels plans B s’offrent à vous ? L'Etudiant fait le point sur les réorientations.
Dispositifs de réorientation après un échec en PAES : où en sont les facs ?
La PAES est entrée en vigueur à la rentrée 2010. Avant cette date, des dispositifs de réorientation existaient déjà, notamment en fin d’année, mais l’objectif de la réforme était de les développer et de les faciliter au plus tard à compter de l’année universitaire 2012-2013.
Les universités se sont mises à la tâche de façon inégale. En 2011-2012, environ la moitié des facs ont développé les réorientations dès le milieu d’année (avec semestre décalé, semestre de remise à niveau, ou « 2 en 1 »), selon une enquête de la CPU (Conférence des présidents d’universités) datée de novembre 2011. « L’université de Bretagne Occidentale a mis en place une dizaine de possibilités intéressantes. Par exemple, l’établissement a monté une prépa pour les concours des IFSI (instituts de formation en soins infirmiers) d’une durée de 2 mois, de mi-janvier à mi-mars. À l’opposé, d’autres universités n’avaient entamé aucune réflexion en 2011… », déplore Youna Cloarec, vice-présidente études médicales de l’ANEMF (Association nationale des étudiants en médecine de France).
Les réorientations en fin d’année (en L1, directement en L2, en DUT en 1 an, etc.) sont plus fréquentes. Mais les facs, notamment de sciences où se dirigent le gros des troupes, ne peuvent pas toujours accueillir tous les recalés, faute de moyens et de places. Il faut ouvrir de nouveaux groupes d’étudiants. « Cela pose un vrai problème dans des universités comme Paris Descartes, Nantes ou Brest », révèle Youna Cloarec. Les établissements à gros effectifs en PAES sont plus vite saturés. Et les étudiants doivent parfois aller chercher une place dans une autre université.
Reste un problème : le peu de partenariats signés entre les facultés de médecine et les écoles paramédicales. Les ministères de rattachement (Enseignement supérieur pour les facs, Santé pour les formations paramédicales) sont différents, les établissements en paramédical sont nombreux, les procédures de recrutement très diverses et les stages de début de 1re année – notamment pour les infirmiers – importants pour la suite du cursus… Toutefois, les choses sont en passe d’évoluer. Selon Serge Uzan, le doyen de la faculté de médecine de l’UPMC (université Pierre-et-Marie-Curie), le ministère de la Santé réfléchirait sérieusement à dispenser les étudiants de PAES de l’écrit des concours des IFSI (instituts de formations en soins infirmiers).
À noter : l’UVSQ (université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines) fait office de bon élève en matière de réorientation vers le paramédical. La faculté de médecine a déjà signé des conventions avec les filières kiné, ergothérapeute et psychomotricien (admission des ex-PAES en 2e année). À la rentrée 2012, une convention doit être signée avec l’école de manipulateurs en électroradiologie médicale.
Les universités se sont mises à la tâche de façon inégale. En 2011-2012, environ la moitié des facs ont développé les réorientations dès le milieu d’année (avec semestre décalé, semestre de remise à niveau, ou « 2 en 1 »), selon une enquête de la CPU (Conférence des présidents d’universités) datée de novembre 2011. « L’université de Bretagne Occidentale a mis en place une dizaine de possibilités intéressantes. Par exemple, l’établissement a monté une prépa pour les concours des IFSI (instituts de formation en soins infirmiers) d’une durée de 2 mois, de mi-janvier à mi-mars. À l’opposé, d’autres universités n’avaient entamé aucune réflexion en 2011… », déplore Youna Cloarec, vice-présidente études médicales de l’ANEMF (Association nationale des étudiants en médecine de France).
| Manque de places |
| Médical - paramédical : des passerelles encore compliquées |
À noter : l’UVSQ (université de Versailles-Saint-Quentin-en-Yvelines) fait office de bon élève en matière de réorientation vers le paramédical. La faculté de médecine a déjà signé des conventions avec les filières kiné, ergothérapeute et psychomotricien (admission des ex-PAES en 2e année). À la rentrée 2012, une convention doit être signée avec l’école de manipulateurs en électroradiologie médicale.
Virginie Bertereau
Avril 2012
Avril 2012



































