1. Sciences po Grenoble selon Olivier Ihl
Interview

Sciences po Grenoble selon Olivier Ihl

Envoyer cet article à un ami

Vous voulez faire Sciences po mais vous hésitez entre les 9 IEP (Instituts d'études politiques) ? Parmi vos critères de choix, ne vous limitez pas à la réputation ou à la proximité géographique ! Les spécificités de chaque institut doivent être prise en compte. Nous donnons ici la parole aux directeurs de Sciences po Grenoble et Sciences po Bordeaux, qui vous révèlent les points forts mais aussi les points faibles de leur établissement.

A la tête de Sciences po Grenoble entre 2005 et 2012*, Olivier Ihl revient pour vous sur les caractéristiques l'IEP.
 
 

LES POINTS FORTS
 

Olivier-Ihl-directeur-Sciences-po-Grenoble-IEP

Une large gamme de masters

"Nous avons une offre de master étoffée avec 16 filières, du journalisme aux questions européennes, en passant par le développement territorial, les politiques culturelles, etc. Dès la rentrée prochaine, nous aurons d'ailleurs un nouveau master : en tourisme et économie des territoires."

Les politiques publiques

"L’IEP dispose de l’un des plus grands laboratoires de France en la matière : le PACTE (Politiques publiques, action politique, territoires) - Unité mixte de recherche avec le CNRS (Centre national de la recherche scientifique), avec 300 personnes. Il s’agit d’un vrai gisement de savoirs sur les politiques publiques, la mondialisation et l’Europe, le développement durable et les territoires, la sociologie politique, les élections et systèmes politiques, etc. Les chercheurs participent aux enseignements. Nous avons ainsi plusieurs masters qui relèvent de cette dynamique politique publique."

Des doubles diplômes avec les sciences exactes

"Nos masters s’ouvrent de plus en plus à une hybridation avec les sciences dures. Nous avons ainsi un master avec Grenoble INP  intitulé "Techniques, sciences, et démocratie", qui réunit des élèves ingénieurs et de Sciences po. De la même manière sur les politiques publiques de santé, nous croisons les apprentissages avec la fac de médecine, le CHU (Centre hospitalier universitaire) et l’Institut de formation des cadres de santé. Cela fonctionne très bien."

Les asso’ à l’honneur

"Nous avons un secteur associatif dynamique dans les domaines caritatif, artistique, littéraire, etc. Soit entre 15 et 20 associations très actives."
 

LES POINTS FAIBLES

 

Des locaux trop petits

"Notre IEP craque ! Nos locaux sont vraiment trop étroits, avec 8.000 m² pour 1.800 étudiants, mais aussi les personnels administratifs, les enseignants, les chercheurs, etc. Cela nous freine vraiment pour développer nos projets, pour les asso’ et même pour l’organisation des cours. La gestion des plannings est très acrobatique. D’autant que notre site est vieillissant, il aurait besoin d’un bon coup de lifting. C’est dommage car nous disposons d’un cadre de vie agréable.

Nous attendons donc avec impatience la réhabilitation des locaux et une extension de 2.000 m², dans le cadre du plan Campus, d’ici fin 2012. Nous souhaitons également nous implanter au centre ville de Grenoble avec une autre extension, afin d’accueillir plus d’étudiants. Nous recrutons à peu près 10 % des candidats qui se présentent à nos concours. Nous pourrions donner leur chance à plus de jeunes sans brader le diplôme. Mais pour l’instant, nous n’avons pas la place."

Le monde méditerranéen et l’Asie

"Nous n’avons pas développé de formations sur le monde arabe ni sur l’Asie ou sur les aires culturelles. En communication, nous n’avions rien pour l'instant mais nous allons combler ce retard dès septembre 2011."

Une pédagogie à moderniser

"Nous avons engagé une réforme du 1e cycle pour repenser la pratique pédagogique. Par exemple intégrer plus d’interactivité dans nos cours magistraux. Dans les pays anglophones, l’étudiant prépare son cours à l’avance et profite d’être devant le professeur pour dialoguer. Nous souhaitons faire évoluer la formule "conférence de méthode/cours magistraux". Ou encore dispenser plus de cours en langues étrangères."

* En mai 2012, Jean-Charles Froment a remplacé Olivier Ihl à la direction de Sciences po Grenoble.



Les chiffres clés de Sciences po Grenoble
Date de création de l’IEP : 1948.
Durée de la formation : 5 ans.
Montant des frais de scolarité (sécurité sociale non comprise) : 840 € par an au niveau licence, 1.000 € en 4e année, 1.200 € en 5e année. Les boursiers ne payent pas de droits de scolarité
Nombre d’étudiants : 1835.
Nombre d’étudiants à l’étranger : 200.
Nombre d’étudiants internationaux à l’IEP : 130.
Nombre d’étudiants admis en 1re année via le concours : 185.
Nombre de diplômés chaque année : 234.
Numéro de téléphone : 04 76 82 60 00.

En savoir plus :
 
Les différentes voies d’admission à Sciences po Grenoble
Entrée en 1re année : un concours ouvert aux bac+0 et bac+1 (en 2010 : le 5 juillet).
Entrée en 2e année : un concours ouvert aux étudiants ayant validé au moins une année d’études.Entrée en 4e année : un concours destiné aux étudiants ayant validé 3 années d’études (ou 3e année en cours d'obtention l'année du concours) (en 2010 : le 26 mai), suivi d’un entretien (en 2010 : du 23 au 30 juin).

Sommaire du dossier
Retour au dossier Sciences po Grenoble selon Olivier Ihl