1. L’imparfaite, revue érotique version Sciences po
Décryptage

L’imparfaite, revue érotique version Sciences po

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C’est le buzz de la rentrée du côté de la rue Saint-Guillaume à Paris : des étudiants de Sciences po publient une revue érotique à exemplaire unique et joliment baptisée L’Imparfaite. Lancement prévu le 15 octobre 2009. "L’idée m’est venue lors d’un séjour à l’université de Chicago en résidant dans un campus qui me semblait plutôt morne, jusqu’au jour où j’ai découvert un groupe d’étudiants qui y animaient une revue érotique, raconte Fahd Ayeva, étudiant en master ressources humaines. De retour à Sciences po, j’en ai parlé à quelques ami(e)s qui ont tout de suite adhéré au projet."
 

"Ni trop haut, ni trop bas"

 
En quelques semaines, il réunit une rédaction à quasi parité, quatre garçons et trois filles, plus une trentaine de contributeurs. L’Imparfaite est réalisée exclusivement par et avec des étudiant(e)s de Sciences po. Avec pour cœur de cible revendiqué : "les pervers de toute obédience". Pas de quoi pour autant risquer la mise sous blister, ni la vente sous le manteau de ce titre imprimé à 1.500 exemplaires. "Notre ligne éditoriale c’est : ni trop haut, ni trop bas", précise Fayd Ayeva.
 

Des articles, des nouvelles, des photos...

 
D’où un sommaire éclectique qui mêle des articles de chercheurs en sciences sociales (sur le mythe du droit de cuissage, sur les sites de rencontres, sur la pornographie lesbienne…), des sujets "journalistiques" (un incontournable reportage sur les soirées fétichistes, une enquête sur le phénomène bareback ou encore un sondage évidemment très attendu sur la sexualité des étudiant(e)s de Sciences po…), des nouvelles érotiques ("certaines sont très crues", précise Fayd Ayeva) et enfin (et surtout !)… des photos (ici on parle plutôt "d’art graphique"). "Tous les modèles sont des étudiantes et des étudiants de Sciences po, sans jamais tomber dans la pornographie", certifie le rédacteur en chef de cette nouvelle revue vendue 7 € aux étudiants, 10 € pour les autres, tous "pervers" évidemment...