1. Combien coûte un séjour d'études aux États-Unis ? Comment le financer ?
Décryptage

Combien coûte un séjour d'études aux États-Unis ? Comment le financer ?

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En 2014-2015, moins de 9.000 étudiants français sont partis aux États-Unis. En cause notamment : le coût des études outre-Atlantique. // © Fotolia
En 2014-2015, moins de 9.000 étudiants français sont partis aux États-Unis. En cause notamment : le coût des études outre-Atlantique. // © Fotolia

Entre les frais de scolarité exorbitants et le coût de la vie, qui n'est pas moins élevé qu'en France, le rêve américain a un prix. Mais des solutions existent pour vous aider à le réaliser. Panorama extrait de l'ouvrage “Partir étudier à l'étranger” de Sophie Collet.

Des installations high-tech et ultrasécurisées, avec, par exemple, des cartes magnétiques d'identification, un suivi personnalisé, des cours de haut niveau… Une formation aux États-Unis coûte cher, très cher. Et ce n'est pas tout : “En plus des frais de scolarité, il faut compter entre 1.000 et 2.000 $ de budget mensuel selon la ville, plus 1.000 $ au minimum pour les livres à acheter en début d'année, et parfois prévoir l'achat d'un ordinateur portable”, estime Céline Ouziel, conseillère à la Commission franco-américaine, la structure officielle de promotion en France des études américaines.

Des frais de scolarité records

Deux types d'universités cohabitent aux États-Unis. Céline Ouziel explique : “D'un côté, les universités publiques, les ‘states universities’, sont subventionnées par l'État. Leurs droits de scolarité débutent autour de 12.000 $ par an. Pour les plus chères, comme Berkeley ou UCLA, les montants s'établissent plutôt autour de 30.000 à 35.000 $.” Les universités privées, elles, tirent leurs ressources des frais d'inscription et de contributions des entreprises privées. “On se situe alors à des niveaux de 25.000 à 40.000 $ en moyenne, évalue Céline Ouziel. Mais pour un MBA à Columbia ou Harvard, il faut compter 60.000 $.”

Ces coûts prohibitifs expliquent d'ailleurs la relative faiblesse de la mobilité française vers le géant américain : en 2014-2015, environ 8.700 étudiants français avaient obtenu un visa pour les États-Unis, alors qu'ils étaient plus de 36.000 à partir en Europe rien qu'avec Erasmus.

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Conséquence des sommes d'argent engagées (dans les établissements les plus réputés), “une certaine relation marchande s'instaure entre les profs vendeurs et les étudiants acheteurs”, note David. Les professeurs sont notés par leurs élèves et ceux qui reçoivent de mauvaises appréciations ne sont pas reconduits. “Pour un Français, ces rapports peuvent sembler un peu choquants, mais il ne faut pas s'y arrêter car il y a aussi à y gagner : tout n'est pas toujours intéressé et les profs savent aussi se montrer de bons conseillers”, remarque David.

Des programmes d'échanges à ne pas rater

Pour nulle autre destination les échanges ne s'avèrent plus avantageux que pour les États-Unis, car ils exonèrent des frais de scolarité de l'établissement d'accueil. Certains programmes existent depuis longtemps et ont fait leurs preuves, profitez-en ! Si vous êtes déjà inscrit dans l'enseignement supérieur, renseignez-vous auprès de votre service des relations internationales sur les accords conclus avec les États-Unis.

L'ISEP (International Students Exchange Programme) est un réseau qui regroupe environ 124 établissements américains et autant d'universités étrangères. En France, 16 universités et trois écoles sont partenaires.

La MICEFA (Mission interuniversitaire de coordination des échanges franco-américains) concerne des établissements d'Île-de-France uniquement et envoie chaque année environ 200 étudiants sur 80 campus américains.

Les possibilités de financement

La plupart des bourses sont prévues à partir du niveau “graduate”, c'est-à-dire le master. Si vous êtes boursier sur critères sociaux et que vous partez en échange, vous pourrez toutefois conserver votre allocation. Vous pouvez aussi frapper aux mêmes portes que n'importe quel étudiant en mobilité. Mais il existe d'autres possibilités spécifiques aux États-Unis.

Les bourses Fulbright

Les bourses Fulbright de la Commission franco-américaine sont des bourses d'excellence très réputées aux États-Unis. Elles concernent les étudiants de niveaux “graduate” et doctorat. “Nous offrons entre 12 et 15 bourses pour les étudiants qui vont préparer un master ou un PhD et entre 20 et 25 pour les doctorants”, indique Céline Ouziel.

Les étudiants partant en échange sont éligibles mais les étudiants partant en double diplôme et les “free movers” sont prioritaires.

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Les bourses pour sportifs de haut niveau

Les sportifs de haut niveau peuvent bénéficier de “bourses athlétiques”. Dans ce cas, c'est l'université américaine qui prend en charge leurs études, dans une formule nommée “all inclusive”. De nombreux Français et Européens partent de cette façon étudier aux États-Unis. Il est indispensable de conserver de belles performances sportives et scolaires tout au long de sa scolarité.

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Les postes d'assistant de recherche

Beaucoup de doctorants français payent leurs études aux États-Unis de cette façon. Occuper un poste d'assistant de recherche exonère de frais de scolarité et peut même réduire les heures de cours obligatoires. Pendant vingt heures par semaine au maximum, l'étudiant français seconde un prof américain. C'est ce qu'a fait David. “J'ai même travaillé avec plusieurs enseignants”, se souvient-il.

Pour en savoir plus sur toutes les possibilités de financement, consultez le site fulbright-france.org/fr/etudier-usa/etudes-usa/financer-votre-sejour

Les petits jobs sur le campus

Pendant son MBA à La Nouvelle-Orléans, Caroline travaillait à la crèche sur le campus de sa fac. “C'était sympa, ça m'a permis de pratiquer un anglais très quotidien et de mettre un peu de beurre dans les épinards”, se rappelle-t-elle. Avec un visa étudiant, vous êtes autorisé à travailler uniquement sur le campus la première année et à l'extérieur à partir de la seconde, à condition d'obtenir les autorisations de l'université et des services d'immigration. Le volume horaire limite est de vingt heures.

POUR ALLER PLUS LOIN
À découvrir aux Éditions de l'Etudiant :
Partir étudier à l'étranger”,
par Sophie Collet.