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Études à l'étranger : 4 conseils pour éviter les galères

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La solution pour apaiser ses craintes liées à l'éloignement ? Être bien entouré, en participant par exemple aux événements organisés par les universités tout au long de l'année. // © HappyAlex / Fotolia
La solution pour apaiser ses craintes liées à l'éloignement ? Être bien entouré, en participant par exemple aux événements organisés par les universités tout au long de l'année. // © HappyAlex / Fotolia

Vous envisagez de vous rendre à l'étranger dans le cadre vos études ? Enfer administratif, mal du pays… Montrez-vous prévoyant car quelques couacs pourraient vite compliquer votre séjour. Nos astuces pour partir l'esprit tranquille.

1. Photocopiez vos documents administratifs

Carte d'identité, passeport, permis de conduire, visa… La première chose à faire, quand vous partez à l'étranger, est de scanner tous vos documents officiels et d'en garder précieusement des photocopies. En cas de perte, Olga Criez, responsable administrative du bureau des relations internationales à l’université Sofia Antipolis, ajoute qu'il faut "se rendre au plus vite au consulat de sa ville, muni de sa photocopie, et effectuer une déclaration de perte." Vous obtiendrez ainsi une attestation provisoire qui vous permettra de voyager sans contrainte.

Marion, étudiante en troisième année à Sciences po Bordeaux, est passée par là lors de son échange universitaire en Italie : "J’ai fait tomber mon passeport dans les rues de Florence. Heureusement, une personne a alerté le consulat. Comme je suis membre de l’Institut français, une structure rattachée au consulat, je n’ai eu qu’à leur remettre ma carte d’identité pour le récupérer. Maintenant, je fais très attention, j’évite de ranger mes papiers dans mes poches et je privilégie les sacs à bandoulière plutôt que les sacs à mains."

2. Assurez-vous que les cours vous correspondent

Étudier à l’étranger, c’est devoir composer avec une organisation universitaire et des méthodes pédagogiques différentes. Durant son échange Erasmus+ en Finlande, Khalid, en master 1 d’informatique à l’université de Lorraine, a rencontré quelques complications : "Je me suis aperçu que certains cours que j'avais choisis n’étaient pas adaptés au niveau de mon master. D’autres me posaient des problèmes d’emploi du temps."

Pour modifier un emploi du temps ou supprimer un cours, un contrat d’études est remis aux élèves en début de semestre. "J'en ai parlé à l’équipe pédagogique finlandaise qui s'est montrée compréhensive et j’ai pu régler ces désagréments assez rapidement."

Claire Delhomme, responsable de la mobilité étudiante à l’École centrale de Nantes, est souvent confrontée à ce cas de figure : "Les raisons sont diverses : le niveau de langue peut être trop élevé ou au contraire trop faible. On veut aussi changer des cours pour éviter qu’ils se chevauchent avec d’autres." Attention néanmoins aux délais et modalités : dans le cadre d’un programme Erasmus+, vous avez deux semaines pour effectuer vos modifications. En revanche, impossible de moduler vos enseignements si vous partez dans le cadre d’une convention bilatérale.

3. Choisissez votre colocation directement sur place

Si vous optez pour une colocation, le plus efficace est de se rendre sur place entre une semaine et un mois avant le début des cours. Réservez en auberge de jeunesse et décortiquez intensément les petites annonces !

Marion, 19 ans, en échange à Florence, a fait du couchsurfing pendant plusieurs semaines en Italie avant de trouver un hébergement : "La personne qui m’accueillait m’a aidée dans mes démarches, elle venait visiter les appartements avec moi." Elle opte ainsi pour une colocation mais les choses se compliquent au moment de l'installation. "Le propriétaire m’avait annoncé qu’on serait quatre et on s’est retrouvé à huit. La cohabitation n’était pas simple, on n’avait qu’une salle de bain et qu’une cuisine… Qui plus est, communiquer était difficile car j’avais des colocataires chinois qui ne parlaient ni anglais, ni Italien. J’ai dû faire avec, je n’avais pas envie de ramer à nouveau pour trouver un autre logement !"

Pour éviter les mauvaises surprises, Claire Delhomme recommande d’anticiper : "Il vaut mieux se renseigner avant de partir. Les conditions de location et de préavis peuvent varier selon les pays." Il est possible de déblayer le terrain depuis la France en rejoignant des groupes Facebook. L'occasion de nouer de premiers contacts avant d'arriver sur place.

4. Entourez-vous pour éviter le mal du pays

Éloignement, choc culturel, absence de repères… Un séjour de longue durée à l’étranger peut susciter des inquiétudes, voire des angoisses. À l'approche du départ, Eva, étudiante en L3 d’économie à l’université Aix-Marseille, a failli annuler son séjour de quatre mois en Autriche. "J’ai paniqué. Je ne voulais plus partir car j’avais peur d’être loin de chez moi."

La solution pour apaiser ces craintes ? Être bien entouré. Les universités bénéficient d’un réseau d’étudiants sur place en mesure de vous guider et de vous épauler. Grâce aux événements organisés à la rentrée, la jeune femme de 21 ans a ainsi pu compter rapidement sur de nouveaux camarades. "Je me suis créé un groupe d’amis et on est tous très soudés. C’est cette solidarité qui m’aide à tenir dans les moments durs." Des amitiés qu'elle aura à cœur d'entretenir à son retour !