1. UCL ou le campus et la pédagogie à l’anglo-saxonne
Portrait

UCL ou le campus et la pédagogie à l’anglo-saxonne

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Chloé est étudiante en master 1 de droit comparé franco-britannique à l'université d'Assas. Fin août, la jeune Parisienne de 22 ans a traversé la Manche pour étudier un an à UCL (University College of London) dans le cadre d’un échange Erasmus. Elle raconte son expérience.

UCL (University College of London), c’est la fac anglaise de prestige dans toute sa splendeur. Classé quatrième du top 200 des universités mondiales 2009 réalisé par le Times Higher Education-QS, l’établissement a tapé dans l’œil de Chloé. "J’ai été impressionnée par les moyens. Ici, tout est beau, moderne. Même les poubelles gravées au nom de l’université !".
Sur place, l’emploi du temps de l’étudiante comprend une douzaine d’heures de cours, réparties entre quatre matières. "Assas m’a imposé les deux premières (le droit des contrats et le droit de la responsabilité) et j’ai choisi les deux autres parmi celles proposées par UCL (le droit européen et le droit pénal). J’ai 8 heures de cours en amphi par semaine et un "tutorial" (l’équivalent d’un TD) par matière une fois toutes les deux semaines", détaille Chloé. L’étudiante avoue sa préférence pour le droit pénal, à cause de l’aspect psychologique de la discipline. "Cela touche plus aux sciences humaines que le droit des affaires par exemple".

Quand le cours complète le livre


Le nombre d’heures de cours peut paraître faible. Mais en Angleterre, le travail personnel est plus important. Contrairement à la pédagogie française, les cours servent plus de complément, de base de discussion aux lectures indiquées par les professeurs. "Résultat : on pourrait y passer le jour et la nuit ! Pour ma part, j’étudie environ 3 heures hebdomadaires en plus par matière. Je me concentre sur l’essentiel". Cet emploi du temps peu chargé laisse également le temps aux étudiants de se consacrer à des activités extrascolaires.

Un master mais pas de diplôme UCL


Tout au long de son année, Chloé devra rendre un devoir par matière et par semestre. Mais cela ne comptera pas pour la note finale. Les "vrais" examens ont lieu entre la mi-avril et la mi-mai. Ce qui met tous les étudiants au "chômage technique" fin mars. Une fois passés (et forcément réussis…), ces examens permettront à la jeune Française de décrocher son M1… mais pas de diplôme estampillé UCL. C’est l’inconvénient de bénéficier d’un programme adapté, non complet, dans le cadre d’un échange universitaire. Pour palier ce problème, il faut présenter à l’établissement une candidature individuelle. Mais gare aux frais d’inscription et au mode de sélection, beaucoup plus drastique !

Sommaire du dossier
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