DOSSIER : JEUNES DIPLÔMÉS : COMMENT DÉCROCHER SON PREMIER EMPLOI À L'ÉTRANGER

De plus en plus de jeunes diplômés veulent décrocher un premier emploi à l’étranger. Deux principales pistes peuvent être envisagées pour réaliser ce rêve d’expatriation : le contrat local ou le VIE (volontariat international en entreprise). Avec chacune leurs avantages et leurs contraintes.

Débuter à l'étranger : 2 pistes pour décoller

"Comme me le disait récemment un étudiant : l’étranger ce n’est pas loin, c’est simplement ailleurs", raconte Manuelle Malot, directrice des carrières et prospectives à l’Edhec et auteur du Guide du recrutement international (éditions A2Cmedias). La tendance est là, même si elle ne concerne encore qu’une minorité d’étudiants : un passage à l’international est de plus en plus souvent intégré dans les formations supérieures. De quoi ouvrir des horizons et susciter l’envie de prolonger son cursus par un 1er emploi à l’étranger.

Cela tombe bien, les entreprises implantées à l’étranger, notamment les plus grandes, sont aujourd’hui mieux structurées pour accueillir des jeunes diplômés dès leurs premiers postes. "D’autant plus qu’avec leurs expériences de stages, les jeunes ne débarquent pas sans bagage," précise Manuelle Malot.

Un projet qui doit être anticipé
Mais attention : s'expatrier n'est pas si facile "De l’Asie du Sud-Est à l’Amérique du Sud, les diplômés français sont en concurrence avec ceux des autres pays, et notamment des pays d’accueil, prévient Manuelle Malot. Dans ce contexte, ceux qui ont le plus de facilités sont les diplômés issus des plus grandes écoles françaises." Et pour les autres, c'est-à-dire l’immense majorité des étudiants, l'expatriation n'a rien d'une promenade touristique.

Pour Jean-Yves Matz, consultant sourcing et international à l’APEC (Association pour l'emploi des cadres), "partir travailler à l’étranger n’est pas une démarche anodine. C’est une expérience passionnante, très enrichissante, qui permet de mûrir personnellement et professionnellement, mais c’est un projet qui doit être bien anticipé et préparé."

2 modes d’expatriation : le contrat local et le VIE
Se préparer, c'est avant tout choisir le bon ticket d'embarquement. Et sur ce point inutile de rêver à un contrat avec une entreprise française qui vous enverrait à l’étranger avec un salaire mirifique, tous frais payés, un logement de fonction, une prime de mobilité... "Les contrats d’expatriés sont très rares, mêmes pour les profils confirmés", ajoute Jean-Yves Matz. "Ces contrats n’existent que pour les cadres à très hauts potentiels… jamais pour les jeunes diplômés", confirme Manuelle Malot. Dans ces conditions, 2 pistes sont à envisager : signer un contrat local avec une entreprise ou partir en mission dans le cadre du VIE (volontariat international en entreprise).

En savoir plus
> Le site de la Maison des Français de l’étranger, rattaché au ministère des Affaires étrangères, présente des informations pratiques, pays par pays, pour les candidats à l’expatriation.
> Le site "des Français du monde" apporte des infos par pays et des conseils pratiques.
> Le site de l’Agence pour l’emploi des cadres propose des fiches pays très détaillées avec des liens vers des sites de recrutement, des infos et des conseils pratiques, des témoignages et des offres d’emploi.
> En plus de déposer sa candidature pour une mission, le site du volontariat international propose des informations pratiques et utiles avant le départ.
A consulter
> Rubrique internationale
> Débuts jeunes diplômés
> CV et lettre de motivation par secteur
> Réussir son premier emploi
> Offres d'emploi jeunes diplômés

Emmanuel Vaillant
Mars 2011

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