1. Les bonnes raisons de partir étudier au Canada
Décryptage

Les bonnes raisons de partir étudier au Canada

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Même si le choix d'une fac québécoise semble évident pour beaucoup d'étudiants français, il ne faut pas oublier que le Canada dispose, dans ses autres provinces, de nombreuses universités. // © letudiant.fr
Même si le choix d'une fac québécoise semble évident pour beaucoup d'étudiants français, il ne faut pas oublier que le Canada dispose, dans ses autres provinces, de nombreuses universités. // © letudiant.fr

Chaque année, plus de 16.000 jeunes Français partent étudier au Canada. Pour parfaire leur anglais, mais aussi parcourir de vastes espaces naturels et découvrir la culture nord-américaine. Voici quelques bonnes raisons de les suivre.

Des études en anglais ou en français, des campus urbains ou plus nature... Pour les étudiants français qui décident de poser leurs valises dans ce pays multiculturel, les possiblités sont nombreuses.

Le Québec, pour étudier dans un environnement francophone

Une expérience internationale dans un environnement francophone, telle est l'offre des universités québécoises, qui séduisent environ 12.000 étudiants français chaque année. La province de Québec compte sept universités et cinq écoles d'enseignement supérieur. Quatre universités dispensent des cours en français (Laval, MontréalSherbrooke et Québec), trois sont anglophones : les prestigieuses Concordia et McGill, et l'université Bishop, qui accueille principalement des étudiants de premier cycle sur un campus bucolique installé près de Sherbrooke, au sud-est de Montréal . L'université de Québec est un réseau de 10 établissements répartis sur l'ensemble du territoire québécois.

Les Français sont surtout présents à l'UdeM (université de Montréal), à l'UQAM (université du Québec à Montréal), à l'université Laval et à HEC Montréal.

Les autres provinces, pour étudier et vivre en anglais

Même si le choix d'une fac québécoise semble évident pour beaucoup d'étudiants français, il ne faut pas oublier que le Canada dispose, dans ses autres provinces, de nombreuses universités.

Certaines sont réputées, comme celles de Toronto et de McMaster, en Ontario, l'UBC (université de la Colombie-Britannique), à Vancouver, ou encore celle de l'Alberta, à Edmonton.

Les nouveaux arrivants découvrent des campus-villes, où tout est fait pour faciliter leur vie étudiante. Un bon niveau en anglais est bien sûr nécessaire pour prétendre entrer dans l'une des facs anglophones.

Lire aussi : Étudier au Canada : comment choisir son université

Les universités des communautés francophones

Les universités francophones hors Québec ne sont pas très connues et, pourtant, les étudiants francophones de tous les pays, et notamment de France, y sont très attendus.

Pour comprendre la situation de ces 13 universités, réunies au sein de l'ACUFC (association des collèges et universités de la francophonie canadienne), il faut savoir que, si le Québec est la seule province où la majorité des habitants parle le français, de nombreuses communautés francophones continuent d'exister en territoire majoritairement anglophone. Elles proposent des enseignements en français, en anglais ou bilingues.

Si vous souhaitez partir à l'étranger afin d'améliorer vos compétences linguistiques mais craignez en même temps de ne pas maîtriser suffisamment l'anglais pour étudier dans cette langue, c'est l'idéal. L'université d'Ottawa, en Ontario (45.000 étudiants), est la plus connue d'entre elles.

Des réseaux d’échange efficaces

Il existe 600 accords interuniversitaires entre la France et le Canada. Beaucoup de jeunes Français qui partent y étudier le font dans le cadre de l'un de ces échanges. Ainsi, ils n'ont pas à payer de frais supplémentaires pour suivre les cours de l'université qui les accueille pendant un ou deux semestres.

Il en va autrement pour les étudiants qui partent "en indépendant" dans une université du Canada anglophone. Hors partenariat, les frais de scolarité s'élèvent en moyenne à 23.000 $ canadiens (environ 17.000 €) pour une année en premier cycle.

Des études à l’anglo-saxonne

Les études à la mode canadienne se rapprochent du modèle anglo-saxon : peu de cours magistraux, une large place laissée à la pratique et aux études de cas concrets, beaucoup de travail en équipe et de présentations orales. Quel que soit l'établissement choisi, le dépaysement est garanti.

"Lors de mon premier cours à l'université de Montréal – du droit –, j'ai vu arriver des étudiants avec leur casquette sur la tête, des boissons et de quoi manger", se souvient Marion, diplômée d'un master de l'université de Sherbrooke (Québec). Une ambiance surprenante pour les Français, habitués à moins de décontraction.

Même surprise pour Marine, qui a étudié pendant six mois à l'université de Victoria, en Colombie-Britannique, dans le cadre d'un partenariat avec son université (Valenciennes) : "En début d'année, les professeurs nous ont donné leur numéro de portable et leur adresse mail".

Lire aussi : Ma vie d'étudiante à Kingston : Laura améliore son anglais au Canada

Les "coop", des cursus en alternance

Les universités canadiennes ont un système de formation en alternance, baptisé "coop", qui se rapproche de nos formations en apprentissage. Le principe : les étudiants alternent périodes de stages longs, en entreprises ou dans des laboratoires de recherche, et semestres de cours.

L'avantage : l'étudiant est considéré comme un professionnel en entreprise et assure des missions qui lui permettent d'acquérir une expérience facile à valoriser sur un CV. Il est rémunéré en moyenne 1.600 $ canadiens par mois (environ 1.140 €).

Les universités de Waterloo, en Ontario, et de Sherbrooke, au Québec, ont des programmes de coop particulièrement prisés des entreprises auxquels les jeunes Français ont accès. Les programmes de l'université d'Ottawa sont aussi ouverts à tous les étudiants étrangers.

Un pays en quête de matière grise

À condition d’avoir une formation dans les domaines recherchés par les entreprises (informatique, travaux publics, santé…), les perspectives d’embauche sont plutôt bonnes au Canada. Le pays souffre d’une pyramide des âges défavorable. Un contexte propice à l’insertion des Français qui ont fait le choix de suivre tout ou partie de leurs études dans ce pays.

Etudier au Canada : suivez le guide !

Votre décision est prise : vous allez partir étudier au Canada. Mais comment choisir l'université ? Combien va vous coûter l'inscription ? Où vous loger ? On fait le point sur les étapes à franchir.

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