1. Les bonnes raisons de partir étudier en Belgique
Décryptage

Les bonnes raisons de partir étudier en Belgique

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La Grande-Place de Bruxelles est un lieu architectural incontournable du pays d'Hergé. // © Fred MARVAUX/REA
La Grande-Place de Bruxelles est un lieu architectural incontournable du pays d'Hergé. // © Fred MARVAUX/REA

Les étudiants français sont nombreux chaque année à partir étudier en Belgique, en particulier dans les écoles d’art et paramédicales. Ce qui les attire surtout : une sélection moins forte à l’entrée des formations ainsi que de faibles frais de scolarité.

Dans la fédération Wallonie-Bruxelles (partie francophone de la Belgique), on compte plus de 8.000 étudiants français dans les universités belges et la même proportion dans les hautes écoles. "Bruxelles est une ville internationale, capitale de l’Europe, avec plusieurs institutions de grande envergure", souligne Nathalie Vaeck, vice-rectrice à l’enseignement de l’Université libre de Bruxelles. Elle attire donc des étudiants visant des cursus très variés.

Les filières paramédicales : la fin d’un bon plan ?

Pendant plusieurs années, la Belgique était vue comme un eldorado pour celles et ceux voulant suivre des études de santé (médecine, dentaire, kiné, orthophoniste, véto…), car les cursus étaient moins sélectifs qu'en France.

Désormais les établissements belges doivent désormais respecter un quota (moins de 30 %) pour étudiants non-belges dans les formations suivantes : kinésithérapie, vétérinaire, médecine, logopédie, dentaire, audiologie.

Après la création, en 2016, d'un concours en fin de première année d'études de médecine et dentaire, la Belgique a décidé d’ajouter en 2017 un examen d’entrée pour pouvoir s'inscrire à l'université dans ces filières. "C’est un questionnaire avec des maths, de la physique, de la biologie, des sciences humaines, mais il teste aussi les habilités des étudiants à gérer des situations difficiles, leur empathie", décrit Nathalie Vaeck, vice-rectrice à l’enseignement de l’Université libre de Bruxelles.

Les cursus artistiques prisés par les Français

Les écoles supérieures des arts de Belgique sont très réputées et peu sélectives. On peut citer la Cambre à Bruxelles, les écoles supérieures des arts (Bruxelles, Liège, Tournai) et l’Académie royale des beaux-arts d’Anvers.

À l’Ecole supérieure des arts (ESA) Saint-Luc de Bruxelles, les épreuves d’admission se déroulent sur trois jours, "75 % des étudiants candidats sont admis, il n’y a pas de nombre de places limite", précise Julie Dupont, responsable des relations internationales de l’école.

L’établissement, qui accueille 30 % d’étudiants français parmi ses élèves, propose des diplômes de "bacheliers" et de "masters" dans huit disciplines : arts numériques, illustration, bande dessinée, édition, publicité, graphisme, dessin et technologie en architecture, architecture d’intérieur et création d’intérieur. "La bande-dessinée et le graphisme sont les filières les plus demandées par les Français", remarque Julie Dupont. Un hasard, au pays d’Hergé ?

Moins de sélection et plus de contrôle continu

"Beaucoup d’étudiants français viennent au niveau master pour des cursus comme le journalisme, la communication, l’interprétariat… où, contrairement à la France, nous n’avons pas de quotas de places", constate Nathalie Vaeck.

Si les formations sont moins sélectives, c’est avant tout parce le tri s’effectue plutôt au long du cursus et non à l’entrée. Les étudiants ne doivent pas suivre une classe prépa avant d’intégrer un établissement, comme c’est le cas avec les grandes écoles françaises.

Français, anglais ou néerlandais

Un étudiant étranger sur deux est français en Belgique. La langue est en effet un avantage pour les Français, qui ne souhaitent pas forcément compliquer leur cursus avec l’apprentissage d’une nouvelle langue lorsque les études représentent déjà un grand investissement ou qu'ils préfèrent se concentrer sur l'acquisition de techniques.

Pour celles et ceux qui préfèrent se mettre au néerlandais, vous pouvez étudier côté flamand de la Belgique. Enfin, certaines universités proposent des cursus en anglais pour internationaliser davantage son parcours. Ce pays trilingue peut être une opportunité à proximité de la France.

Une destination peu onéreuse

La Belgique propose des prix attractifs pour un enseignement de qualité. Un étudiant français paie 8.000 € en moyenne pour une année en école d’art, de commerce ou de kiné. Les prix sont divisés par 10 de l’autre côté de la frontière.

À l’ESA Saint-Luc de Bruxelles par exemple, une année ne vous coûtera que 750 € par an. À l’UCL (université catholique de Louvain), le minerval (frais de scolarité) n’est que de 835 € par an, quel que soit le cursus choisi (architecture, droit, agro, management…). Les formations spécialisées comme kiné ou école de commerce, coûtent donc moins de 1.000 € en Belgique. Un vrai bon plan.