1. Ma vie d'étudiante à Londres : Nawale, en 3e année de LEA à Toulouse
Témoignage

Ma vie d'étudiante à Londres : Nawale, en 3e année de LEA à Toulouse

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Nawale est tombée amoureuse de la capitale britannique.  Elle compte bien y séjourner encore un petit moment puisqu’elle a choisi d’y effectuer son stage de fin d’année. // © Clémentine Schneidermann pour l'Etudiant
Nawale est tombée amoureuse de la capitale britannique. Elle compte bien y séjourner encore un petit moment puisqu’elle a choisi d’y effectuer son stage de fin d’année. // © Clémentine Schneidermann pour l'Etudiant

En licence LEA (langues étrangères appliquées) à l’université Toulouse – Jean-Jaurès, Nawale a choisi de terminer son cursus par une année à Londres, pour parfaire son anglais dans l’une des capitales européennes les plus attractives.

Pour sa troisième année de licence LEA, spécialité affaires et relations économiques internationales, à l’université Toulouse Jean-Jaurès, Nawale, 19 ans, a opté pour Londres. "C’est un choix évident lorsque l’on veut travailler son anglais", estime-t-elle. L’étudiante est tombée amoureuse de Londres, après plusieurs voyages chez sa tante qui y habite. "Il y a toujours de nouvelles choses à découvrir dans cette capitale mondiale, où siègent aussi beaucoup d’institutions et d’entreprises", justifie-t-elle. Un atout de plus, car elle compte rester à Londres pour effectuer son stage de fin d’année en commerce international.

Une formule de cours plus concentrée

Nawale étudie à l’université de Westminster, où elle a choisi des cours sur la gouvernance européenne, les relations internationales et économiques, mais aussi un module d’Academic English pour l’aider à faire ses dissertations. "Je n’ai que dix heures de cours par semaine, alors que j’en avais presque le triple en France", compare-t-elle. Conséquence, elle est passée de huit heures d’espagnol hebdomadaires, à deux seulement.

La manière de travailler est différente. "Nous sommes beaucoup moins encadrés. Il faut être très autonome, c’est déstabilisant au début mais après on apprécie cette liberté. Nous allons aux cours en ayant lu les documents, pour en débattre ensemble", décrit-elle. Une méthode rendue possible par les faibles effectifs : "Nous sommes une vingtaine maximum par cours".

Le Graal du logement

Pour son installation à Londres, "la plus grande galère a été le logement". Nawale avait obtenu une place en résidence universitaire, une chambre insalubre dans une colocation de neuf personnes. Elle coûtait 900 € par mois, avec paiement d’avance du premier semestre. "Tout est très cher, même les colocations. Il y a beaucoup d’arnaques. Les étudiants étrangers s’engagent souvent sur des offres sans avoir visité leur logement et peuvent avoir de mauvaises surprises sur place", met-elle en garde.

Découragée, elle a finalement préféré être hébergée par sa tante, qui habite loin du centre-ville. Nawale n’abandonne pas pour autant l’idée d’en trouver un : "Je vais attendre un peu pour dénicher un appartement correct avec des amies qui ne sont pas satisfaites de leur logement actuel." Elle conseille de "venir sur place dès l’été, car les premiers appartements se libèrent fin juin".

Une vie étudiante onéreuse

Comme elle loge chez sa tante, Nawale habite en zone 6, ce qui lui revient plus cher côté transports. "Je dépense un peu plus de 200 € pour mon abonnement étudiant et je mets quarante-cinq minutes pour arriver à la fac", détaille-t-elle. En Angleterre, "tout coûte cher, même l’alimentation, car le taux de change n’est pas en notre faveur", constate l’étudiante.

Sa bourse du conseil régional de Midi-Pyrénées (280 € par mois) et sa bourse sociale du CROUS (centre régional des œuvres universitaires et scolaires) de 100 € par mois lui permettent de payer ces dépenses de première nécessité. Pour financer son séjour, Nawale avait travaillé tout l’été pour mettre de l’argent de côté en prévision d’un loyer à payer, mais aussi des sorties. "Il faut profiter de la ville avant la période des examens ! Restaurants, bars, expos, musées… il y a de quoi faire", promet Nawale. Une galerie d’art peut coûter seulement 4 €, mais une entrée en boîte de nuit 27 € !

Entre loisirs et shopping

Son budget loisirs est régulièrement amputé par des virées shopping. "Mon université est située dans un quartier très commerçant. C’est dur de résister aux tentations ! Je fais souvent un crochet dans une boutique à la sortie des cours", admet-elle. Moins coûteux, elle aime "tout simplement se balader sur les quais, dans les marchés, ou même pique-niquer dans les parcs. Contrairement aux idées reçues, il fait beau à Londres !" Une raison de plus pour choisir cette capitale cosmopolite, même si l’argent y fond comme neige au soleil…

Avant de partir…
Demandez la carte européenne d’assurance maladie au moins un mois avant votre départ. Gratuite, elle est valable un an. Une fois sur place, il faudra simplement vous inscrire dans un dispensaire du NHS (National Health System) et faire une demande de National Insurance Number auprès du Job Center le plus proche de votre domicile si vous avez un job étudiant.

Renseignez-vous auprès de votre banque pour prendre une option internationale, car Londres se situe hors de la zone euro. Retraits à l’étranger, virements, augmentation de la capacité de retrait… Pensez à tout vérifier avec votre conseiller financier en France. Si vous envisagez de prendre un job étudiant, il est parfois imposé d’ouvrir un compte bancaire sur place.

Faites vos dossiers et votre budget en estimant le montant des bourses que vous pourriez percevoir : Erasmus+, conseil régional, CROUS, la Ville…

Avion
Comptez 200 € pour un vol aller-retour en avion avec Air France, et environ 150 € en train pour un aller-retour en Eurostar.

Sur place…

Décalage horaire
Il n'y a qu'une heure de décalage horaire entre l'Angleterre et la France. Il est 11 heures à Londres quand il est midi à Paris.

Se loger
Quelques exemples de budget à prévoir : 550 € pour une chambre partagée à deux dans une colocation de 8 personnes en zone 2 ; 880 € pour un T1 à deux en zone 2 ; 900 € pour une chambre avec salle de bain et cuisine communes en résidence universitaire en zone 1.
- Les deux sites Internet leaders de la colocation sont Spareroom et Easyroomate.
- Pour le logement privé, il y a de nombreuses annonces sur Gumtree.
- Vous pouvez aussi vous tourner vers les groupes Facebook de votre université ou celui du cercle des Français à Londres, ou encore le site Uniplaces, spécialisé dans le logement étudiant.
- Si vous passez par une agence, il est souvent demandé d’avoir des garants au Royaume-Uni.

Se déplacer
Un abonnement de transports en commun étudiant en zone 1-2 coûte 82 € par mois, tandis qu’en zone 6, il faudra débourser 211 €. Le premier mois doit souvent être payé sans bénéficier de la réduction étudiante (une remise de 30 %), car il faut attendre de recevoir la carte étudiante anglaise pour y prétendre.