1. Les bonnes raisons de partir étudier en Allemagne
Décryptage

Les bonnes raisons de partir étudier en Allemagne

Envoyer cet article à un ami
L'Allemagne est la troisième destination choisie par les Français qui partent en échange Erasmus. // © Fotolia
L'Allemagne est la troisième destination choisie par les Français qui partent en échange Erasmus. // © Fotolia

Maîtriser la langue la plus parlée dans l’Union européenne, payer un loyer raisonnable, suivre un double cursus… Les motivations pour franchir le Rhin ne manquent pas.

Une langue appréciée des recruteurs, des filières de qualité, un coût de la vie raisonnable… L'Allemagne a la cote auprès des étudiants français : elle occupe la troisième place de leurs destinations choisies pour un échange Erasmus+, juste derrière le Royaume-Uni et l'Espagne.

Plus de 100 millions de personnes parlent allemand

L'allemand vient en deuxième place après l'anglais, et c'est la langue la plus parlée au sein de l'Union européenne. Par ailleurs, sa maîtrise donne de bonnes perspectives d'emploi car l'Allemagne est le deuxième partenaire commercial de la France.

Si vous souhaitez vous perfectionner en allemand, les universités d'outre-Rhin proposent des cours d'été. Comptez entre 500 et 900 € pour trois à quatre semaines de cours, hébergement compris. Vous pouvez mesurer votre niveau grâce au TestDaF. Si vous ne connaissez pas bien l'Allemagne, c'est aussi un bon moyen de savoir si vous accrochez suffisamment avec la langue et le mode de vie pour y vivre le temps de vos études.

Enseignement pratique dans une "Fachhochschule" ou cursus dans une université technique

En Allemagne, il n'existe pas d'écoles d'ingénieurs ou de commerce. On distingue d'une part les universités, d'autre part les Fachhochschulen (FHs), qui sont souvent comparées à nos IUT (instituts universitaires de technologie). Les premières sont identiques aux françaises, des centres de formation qui se consacrent aussi à la recherche.

Pour un enseignement orienté vers la pratique, optez pour les FHs, dont les cours se déroulent en petits groupes. Y sont enseignés, entre autres, l'administration, l'art, l'architecture, le design, l'informatique, les maths, la santé, les sciences de l'ingénieur, les sciences économiques, les sciences sociales, les techniques d'information et de communication, la traduction. Les FHs n'ont pas encore le droit de délivrer un doctorat, mais elles le revendiquent.

L'Allemagne compte par ailleurs neuf grandes universités techniques, nommées TU9 : la RWTH d'Aix-la-Chapelle (Rheinisch-West­fälische Technische Hochschule Aachen), les TU de Berlin, Brunswick, Darmstadt, Dresde, Munich ainsi que les universités de Hanovre et Stuttgart, et le KIT (Karlsruhe Institut fûr Technik) de Karlsruhe.

À noter que le KIT a été récompensé pour son Programme fédéral d'excellence. Il accueille près de 25.000 étudiants et propose 80 cursus, essentiellement en économie, sciences de la nature et sciences de l'ingénieur. Sa faculté d'informatique est l'une des meilleures d'Allemagne. La coopération de l'université de Karlsruhe avec Grenoble INP - Génie industriel permet de décrocher un double diplôme d'ingénieur.

Obtenir un double diplôme

Chaque année plus de 3.000 étudiants français suivent un cursus ­intégré de l'UFA (Université franco-allemande) parmi les 177 proposés de niveau licence ou master. Cette université fédère un réseau de 186 établissements d'enseignement supérieur, permettant d'être inscrit dans deux établissements, un français et un allemand. Vous suivez alors la moitié de vos études dans l'un puis l'autre pays et vous obtenez un double diplôme. Vous percevez une aide à la mobilité de 270 € par mois durant votre cursus à l'étranger.

Une stratégie gagnante : selon une enquête de l'Institut de l'économie allemande à Cologne, commandée par le DAAD (Deutscher Akademischer Austausch Dienst, l'Office allemand d'échanges universitaires), une entreprise allemande sur trois préfère embaucher un jeune titulaire d'un double diplôme franco-allemand plutôt qu'un diplômé "classique". Et une sur cinq lui propose un poste plus élevé et une meilleure rémunération.

Une mobilité facilitée

Si Berlin reste attractive pour sa réputation culturelle, les villes moyennes, telle celle de Göttingen, voire de petites agglomérations ont de bonnes universités. Avantage : vous ne perdez pas de temps dans les transports et vous pouvez presque tout faire à vélo, le moyen de transport favori des étudiants en Allemagne.

Du côté des transports en commun, certaines universités proposent un abonnement qui permet une grande mobilité pour 30 à 100 € par semestre, selon la ville. À Cologne, le Semesterticket permet de se déplacer dans tout le Land, y compris en train. Pour environ 300 € par semestre, vous pouvez passer vos week-ends à découvrir la région avec la personne de votre choix. Et pour profiter des fêtes étudiantes en fin de semaine, le tramway colognais fonctionne toute la nuit.

Des logements à des prix accessibles

D'après une enquête des Œuvres universitaires allemandes (Deutsches Studentenwerk), un étudiant dépense en moyenne 298 € par mois pour se loger. Les places en résidences universitaires sont moins chères (214 €), mais les listes d'attente sont longues.

La Wohngemeinschaft, ou colocation – dite "WG" –, est très répandue chez les étudiants. Deux sites Internet (wg-gesucht.de et studenten-wg.de) proposent souvent des logements à partager.

Louer un appartement est abordable outre-Rhin, même à Berlin, la capitale. Les villes où le coût de la vie est le plus élevé sont Francfort, Hambourg et Munich, les moins chères sont dans l'est du pays.


 

Pratique
- l'Office allemand d'échanges universitaires vous renseigne sur le coût de la vie et des études sur place, et sur la reconnaissance des diplômes étrangers.
- l'Office franco-allemand pour la jeunesse est une organisation au service de la coopération entre les deux pays.
- le site de l'Université franco-allemande vous présente ses cursus intégrés.
- le Goethe Institut vous permet de vous mettre à niveau en allemand avant de partir.

Sommaire du dossier