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Témoignage

Tarek : "À Harvard, le système universitaire américain ne force pas à la spécialisation"

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Retour au dossier Étudiants français : ce qui vous attend pour entrer à Harvard ou au MIT Tarek : "À Harvard, le système universitaire américain ne force pas à la spécialisation" Sarah : "On ne va pas à Harvard pour faire chic ou joli sur le CV" Audren : "Au MIT, tu peux compter sur le soutien des profs, toujours disponibles" Claire : "Au MIT, la formation est très complémentaire à celle dispensée en France" Gurvan : "La formation pratique de Harvard Business School permet aussi de se construire un réseau"

Chaque année, quelque 8.000 jeunes Français partent étudier dans une université américaine. Environ 200 d’entre eux sont inscrits dans l’une des deux institutions les plus prestigieuses au monde : Harvard et le MIT. Comment les intégrer ? Comment se déroule la formation ? Cinq jeunes racontent leur parcours et leur expérience sur place.

Tarek, 22 ans, en Bachelor of Arts à Harvard, a choisi une formation reconnue en Europe et qui laisse la part belle aux activités périscolaires.


Bilingue, de parents anglophones, et après avoir passé un bac scientifique au lycée de Sèvres (92) en section internationale, il était logique pour Tarek de poursuivre ses études supérieures dans une université américaine. Mais pas sans avoir bien préparé son projet. "J’ai envoyé ma candidature dans six universités, dont Harvard, Yale et Princeton", raconte l’étudiant de 22 ans, en Bachelor of Arts à Harvard.

"Mon critère était que l’université soit reconnue en Europe. J’avais un très bon dossier scolaire. Mais j’ai aussi insisté sur mes activités périscolaires : j’ai un bon niveau en tennis, je fais beaucoup de piano et je joue au théâtre. J’avais aussi une recommandation du principal de mon lycée. Enfin, j’ai passé un test, le SAT (Scholastic Assessment Test), indispensable pour entrer en Bachelor."
 

Une spécialisation en douceur

Sa première impression en arrivant sur le campus a été la surprise de découvrir "autant de spécialités réunies en un même lieu, avec des parcours diversifiés et plein de possibilités d’en changer". "Comme j’étais indécis sur mon orientation, j’ai apprécié le système américain qui ne force pas à la spécialisation dès les premières années", souligne Tarek qui s’est orienté sur un Bachelor of Arts mention sciences sociales.

Côté finances, il a bénéficié d’une bourse de Harvard. Chaque année (il y en a quatre au total) lui a coûté environ 16.000 € tout compris (frais de scolarité, logement, vie quotidienne…). "C’est un investissement lourd. Mes parents m’ont aidé, j’ai travaillé durant l’été et j’ai fait du tutorat en français pendant l’année." Son Bachelor tout juste en poche, Tarek ne compte pas s’arrêter là : il part à New York pour suivre un master de droit.