DOSSIER : ETUDIER LES LANGUES EN EUROPE

Si partir à l’étranger pour maîtriser une langue est impératif, les techniques de la traduction peuvent aussi s’acquérir en France.

Traduction : misez sur les facs

Vivre en V.O. En matière linguistique, l’expatriation reste l’unique moyen de véritablement se familiariser avec une langue et, surtout, une culture étrangère. Les écoles retenues dans notre sélection sont pour la plupart membres de la CIUTI (Conférence internationale permanente d’instituts universitaires de traducteurs et d’interprètes), qui regroupe une trentaine d’établissements.

L’objectif du réseau CIUTI
est d’assurer une formation professionnelle et de qualité dans ces deux domaines. « L’un des critères retenus pour être admis à la CIUTI est le pourcentage d’enseignants professionnels, qui est par exemple de 100 % en interprétation », indique Marie Meriaud-Brischoux, directrice de l’ISIT (Institut supérieur d’interprétation et de traduction), l’une des deux écoles française membres de la CIUTI.

Evitez le "tout anglais".
Cependant, en traduction, « La spécialisation exige une compréhension totale des enseignements, justifie Sylvie. Il ne faut pas passer trois mois le nez dans son dictionnaire avant de commencer à assimiler les cours. » Comme le rappelle Chris Durban, présidente de la SFT (Société française des traducteurs), les traducteurs professionnels dignes de ce nom ne peuvent travailler que vers leur langue maternelle. En clair : méfiance vis-à-vis des établissements qui proposent des filières où les techniques de traduction sont enseignées tout en anglais, par exemple ! Une analyse que confirme Daniel Gouadec, à Rennes 2 : « Partir à l’étranger pour apprendre la langue, d’accord, mais les connaissances techniques et le savoir-faire de traducteur s’apprennent plutôt à la maison ! »

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