DOSSIER : VOLONTARIAT INTERNATIONAL EN ENTREPRISE (VIE) : S'EXPATRIER SANS EXPÉRIENCE
Envie de concilier travail et voyage après vos études ? Comment partir travailler à l'étranger avec un diplôme en poche, mais sans expérience ni forcément une bonne maîtrise de la langue du pays d'accueil ? Le volontariat international est peut-être fait pour vous. De quoi apprendre une langue en un temps record, et booster son CV.
Guillaume, volontaire international au Qatar
Comme plus de 6.000 jeunes chaque année, Guillaume est parti tenter sa chance à l’étranger grâce au VIE (volontariat international en entreprise). Jeune ingénieur en science des matériaux, diplômé de Polytech Lille, Guillaume a toujours été attiré par l’étranger. En 2008, alors qu’il est conducteur de travaux sur les réseaux d’eau potable à Dunkerque, le jeune homme se prend à rêver de nouveaux horizons. "J’avais envie de voir autre chose, mon travail ne m’intéressait pas plus que cela", confie-t-il.
Une annonce sur Internet
Il décide donc de consulter les offres de VIE sur le site Internet Civiweb. "J’ai cherché un projet en rapport avec l’étude du risque sur les réseaux d’eau potable et j’ai trouvé cette mission d’un an au Qatar", raconte Guillaume. En mai 2008, le jeune homme donne sa démission à son employeur et s’envole pour le Moyen-Orient. Sa mission démarrait le 1er août 2008. "Ce n’est pas une décision facile à prendre. Surtout lorsqu’on s’apprête à quitter des conditions de vie stables en France." Sur place, le jeune homme de 28 ans est immédiatement séduit par la mission. " J’ai pu nouer des liens privilégiés avec des gens haut placés, comme des directeurs de raffineries, par exemple." Employé de SOGREAH, une entreprise spécialisée en ingénierie de l’eau, Guillaume jouait le rôle de "distributeur d’eau". Après avoir visité les sites et étudié les terrains, il devait prévenir les risques sur les réseaux d’eau potable.
Contexte multiculturel
Autre intérêt de la mission : la diversité de la population. "Parmi les 80 % d’expatriés qui constituent la population du Qatar, j’ai pu côtoyer une vingtaine de nationalités différentes pendant mon séjour. J’ai appris à travailler avec des populations très variées, comme les Indiens entre autres", se réjouit Guillaume. Et le salaire ? Il touchait 2000 € net en mission, contre 1700 € net en France. Dans le cadre d’un VIE, ce salaire n’est pas négociable. "Je ne suis pas parti pour gagner 300 € de plus. J’avais vraiment envie de me relancer dans un projet à l’international. La France ne représente que 1 % de la population mondiale, on ne peut pas y rester toute sa vie." Guillaume a eu un coup de blues au bout de 3 mois, et avait quand même hâte de rentrer en France. Il a souffert de la chaleur, "plus de 50 °C l’été" et du "manque de couleur des paysages, ternis par les tempêtes de sable !".
Aujourd’hui, il estime que son expérience au Moyen-Orient l’a aidé à trouver un poste orienté "international". "Je reçois plus d’offres pour travailler à l’étranger que pour travailler en France", assure l’ingénieur, maintenant salarié de l’entreprise belge Denys. "Je réponds à des appels d’offres liés à des projets de réseaux d’eau potable. Je suis souvent en déplacement", explique Guillaume, qui multiplie les allers-retours entre la France et l’Afrique.
Une annonce sur Internet
Il décide donc de consulter les offres de VIE sur le site Internet Civiweb. "J’ai cherché un projet en rapport avec l’étude du risque sur les réseaux d’eau potable et j’ai trouvé cette mission d’un an au Qatar", raconte Guillaume. En mai 2008, le jeune homme donne sa démission à son employeur et s’envole pour le Moyen-Orient. Sa mission démarrait le 1er août 2008. "Ce n’est pas une décision facile à prendre. Surtout lorsqu’on s’apprête à quitter des conditions de vie stables en France." Sur place, le jeune homme de 28 ans est immédiatement séduit par la mission. " J’ai pu nouer des liens privilégiés avec des gens haut placés, comme des directeurs de raffineries, par exemple." Employé de SOGREAH, une entreprise spécialisée en ingénierie de l’eau, Guillaume jouait le rôle de "distributeur d’eau". Après avoir visité les sites et étudié les terrains, il devait prévenir les risques sur les réseaux d’eau potable.
Contexte multiculturel
Autre intérêt de la mission : la diversité de la population. "Parmi les 80 % d’expatriés qui constituent la population du Qatar, j’ai pu côtoyer une vingtaine de nationalités différentes pendant mon séjour. J’ai appris à travailler avec des populations très variées, comme les Indiens entre autres", se réjouit Guillaume. Et le salaire ? Il touchait 2000 € net en mission, contre 1700 € net en France. Dans le cadre d’un VIE, ce salaire n’est pas négociable. "Je ne suis pas parti pour gagner 300 € de plus. J’avais vraiment envie de me relancer dans un projet à l’international. La France ne représente que 1 % de la population mondiale, on ne peut pas y rester toute sa vie." Guillaume a eu un coup de blues au bout de 3 mois, et avait quand même hâte de rentrer en France. Il a souffert de la chaleur, "plus de 50 °C l’été" et du "manque de couleur des paysages, ternis par les tempêtes de sable !".
Aujourd’hui, il estime que son expérience au Moyen-Orient l’a aidé à trouver un poste orienté "international". "Je reçois plus d’offres pour travailler à l’étranger que pour travailler en France", assure l’ingénieur, maintenant salarié de l’entreprise belge Denys. "Je réponds à des appels d’offres liés à des projets de réseaux d’eau potable. Je suis souvent en déplacement", explique Guillaume, qui multiplie les allers-retours entre la France et l’Afrique.
Daisy Le Corre
Janvier 2011
Janvier 2011
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Le VIE, pour qui ?
Pour booster le VIE et atteindre le chiffre des 10.000 départs fin 2011, le gouvernement a assoupli le dispositif pour les entreprises en octobre 2009. Par exemple, les VIE pourront désormais être payés sur le même budget que celui dont disposent les entreprises pour les apprentis. L’objectif est de favoriser le départ de profils de tous les cursus. Car si le VIE concerne l’ensemble des diplômés âgés de 28 ans au maximum, dans les faits ce sont surtout des bac+5 qui l’obtiennent. Ils sont indemnisés, selon les pays, entre 1400 et 3500 €, sur une durée de 6 mois à 2 ans.
Pour aller plus loin : www.civiweb.com et www.ubifrance.fr/formule-vie.html. |














